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MessagePosté le: Sam 21 Mai - 08:43:06 (2016) Répondre en citant
caporal_épinglé
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_ Hommage à Jeannette Guyot, la (trop) discrète disparition d'une femme de l'ombre.


Cette grande figure de la Résistance en France est décédée dans la plus grande discrétion à 97 ans le mois d'avril dernier.
Personne n'aura prononcé son nom ni honoré sa mémoire durant les commémorations du 8 mai 1945. Et pourtant... Le mois dernier mourrait à 97 ans, dans le silence, une citoyenne tranquille parmi les autres, et surtout grande figure de la Résistance en France. Pourtant, Jeannette Guyot aura été l'une des rares femmes décorées de la Distinguished Service Cross américaine pour son « héroïsme extraordinaire » sous l'occupation allemande. Celle qui est née à Chalon-sur-Saône le 26 février 1919 n'a que 21 ans lorsqu'elle s'enrôle, en pleine Seconde Guerre mondiale, dans un réseau clandestin. Sa mission : exfiltrer des agents vers la zone sud administrée par le régime de Vichy.

La jeune femme devient ensuite agent de liaison, chargée de transmettre toutes sortes d'informations. Une fonction qui prend fin six mois plus tard, en février 1942, lorsqu'elle est arrêtée puis emprisonnée. Derrière les barreaux, Jeannette Guyot tient tête à tous ses interrogateurs, s'enferme dans le mutisme, se rebiffe. Remise en liberté faute de preuves, elle reprend aussitôt ses activités de passeur sous la houlette du colonel Remy. L'organisation de ce dernier sera, hélas, trahie quelque temps plus tard, en juin 1942. La jeune Bourguignonne n'a d'autre choix que de se réfugier à Lyon.

Jeannette Gauthier
Dans la nuit du 13 au 14 mai de l'année suivante, la résistante se voit même exfiltrée à Londres à bord d'un avion de l'armée britannique, tant l'étau de la Gestapo se resserre autour d'elle. Jeannette Guyot devient Jeannette Gauthier. Envoyée à l'école de Praewood House, en banlieue londonienne, elle suit une formation d'élite au renseignement militaire aux côtés de 120 volontaires en vue du plan Sussex, dont le but est d'épier les manœuvres militaires allemandes pour mettre sur pied le débarquement des alliés en Normandie.
Réfractaire aux tâches administratives, Jeannette, devenue lieutenant Guyot, se languit du terrain. Le 8 février 1944, elle est parachutée à Loches, dans le Val de Loire, afin de repérer des planques à destination des agents de l'opération Sussex. Plus tard, elle ira jusqu'à cacher l'un d'eux dans le Café de l'Électricité de Montmartre - rebaptisé depuis le Café des Sussex - à deux pas d'un bureau de la Gestapo.
La mission de Jeannette Guyot s'achève le 25 août 1944, avec la libération de Paris. Si elle est restée discrète au sujet de son rôle lors de la guerre, on sait qu'elle y a perdu son père, déporté en Allemagne, et rencontré son époux, un agent nommé Marcel Gauchet. Ses actes de bravoure ont été salués, en France, de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre, mais aussi de la British George Medal, en Grande-Bretagne, où elle a reçu le titre honorifique d'officier de l'ordre du British Empire. On comprend mieux pourquoi, de l'autre côté de la Manche, le quotidien britannique The Daily Telegraph fut l'un des premiers à annoncer sa mort. Mais en France, une héroïne s'est éteinte dans le plus grand silence.

            
     
                                  
                  


https://www.facebook.com/La-Résistance-en-Belgique-De-Weerstand-in-België-1…


Dernière édition par caporal_épinglé le Sam 21 Mai - 09:43:12 (2016); édité 1 fois

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MessagePosté le: Sam 21 Mai - 08:43:06 (2016)
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MessagePosté le: Sam 21 Mai - 08:45:34 (2016) Répondre en citant
Granada
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R.I.P. pour une grande dame

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MessagePosté le: Sam 21 Mai - 09:44:37 (2016) Répondre en citant
caporal_épinglé
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_ J'ai édité mon envoi, j'avais confondu la DSO et la DSC...
Embarassed



 mais qui l'avait vu...

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MessagePosté le: Sam 28 Mai - 21:54:54 (2016) Répondre en citant
caporal_épinglé
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_  Aujourd'hui, anniversaire d'Hubert Faure.

                        

Badge n°134, il est le doyen et le dernier officier du 1er bataillon de fusilier marins commandos encore en vie!

À 102 ans, il ne fait plus "que des promenades d'une demi-heure- une heure par jour". Il y a quelques minutes, il nous racontait au téléphone qu'il avait fêté ses 30 ans dans le camp de Titchfield, où il était au secret avec ses camarades 8 jours avant le Débarquement. Le commandant Kieffer avait réussi l'exploit de trouver deux bouteilles de champagne pour fêter ça !

Né le 28 mai 1914, il est pupille de la nation au sortir de la Grande Guerre. Il s'engage dans la cavalerie en 1934 à l'âge de vingt ans. Durant la campagne de France, il est en position derrière la ligne Maginot puis prend part aux combats sur l'Aisne et la Meuse. Il participe à la couverture de la division du colonel de Gaulle à Montcornet. Prisonnier en juin 1940, il entend le discours de ce de Gaulle devenu général dont il a déjà lu les écrits.
Hubert Faure parvient à s'échapper lors de son transfert pour l'Allemagne en août 1940 puis passe la ligne de démarcation et rentre dans le sud-ouest de la France où il retrouve l'armée d'armistice. Déjà actif dans la Résistance, il décide de partir pour Londres s'engager dans les FFL après l'annonce du débarquement américain en Afrique du Nord. En décembre 1942, il passe la frontière espagnole mais est arrêté par le franquistes qui l'internent dans un camp près de Bilbao dont il parvient à s'échapper en mai 1943 avec un camarade rapidement repris. Seul, il traverse l'Espagne puis se rend au Portugal où il est à nouveau arrêté et emprisonné. Pris en charge par un représentant de la France Libre, il est rapidement relâché puis s'envole de Lisbonne pour l'Angleterre. Arrivé à Bristol, il se rend à Londres puis s'engage dans les FFL le 29 octobre 1943. Il rallie ensuite les commandos de Marine au sein du détachement Amaury où il se fait remarquer pour ses exploits physiques, lisant notamment le journal pendant les marches forcées.

Hubert Faure débarque en Normandie le 6 juin 1944. Maître-principal, il se retrouve à la tête de la troop 1, tous les officiers ayant été mis hors de combat sur la plage. Il la conduit jusqu'au Casino de Ouistreham. Blessé par un éclat d'obus le 7 juillet, il revient à l'unité à la mi-août. Il est alors enseigne de vaisseau. Blessé sérieusement à la colonne vertébrale lors d'un accident (sa jeep a percuté un char) à la veille du débarquement de Flessingue, il ne prend pas part à cette opération mais après une convalescence à Rouen puis chez lui en Dordogne, il retourne à l'unité et participe au raid sur l'île de Schouwen toujours souffrant.

Il quitte l'armée après la capitulation et ne fait donc pas partie des officiers qui forment les commandos post-1er BFMC comme le souhaitait l'amiral d'Argenlieu.
Après-guerre, Hubert Faure travaille dans le BTP en Afrique notamment. Ce sont ses amis de la Résistance, les Doulins, qui transformeront leur café de l'avenue de la Motte-Picquet à Paris en "Rallye des commandos", point de rassemblement durant 25 ans des anciens du bataillon.

Je vous propose de réécouter notre interview croisée réalisée par Denis Lemarié pour France Bleu il y a deux ans :
- https://www.francebleu.fr/…/le-6-juin-44-du-commando-kieffe…
- https://www.francebleu.fr/…/le-6-juin-44-du-commando-kieffe…

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MessagePosté le: Ven 10 Juin - 20:32:18 (2016) Répondre en citant
caporal_épinglé
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_  Nous venons à peine de célébrer le 72ème anniversaire du débarquement de Normandie, que malheureusement les mauvaises nouvelles concernant nos amis vétérans continuent d’arriver.


              


  Tout juste avant ces commémorations, notre ami Edward J. Bernat est décédé le 2 juin dernier, à l’âge de 93 ans. Ed appartenait à la célèbre Easy Company, 506th PIR, 101st Airborne et participa à toutes les campagnes d’Europe au sein de son unité.
 Toutes nos condoléances à sa famille. RIP Ed !

  Suite au décès d’Ed, seuls 15 vétérans de cette compagnie sont encore parmi nous, le plus âgé étant Donald Malarkey, 94 ans, et le plus jeune Donald S. Bond, 90 ans.

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MessagePosté le: Sam 11 Juin - 19:26:13 (2016) Répondre en citant
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Des héros partent dans l'indifférence la plus totale. Certes les vétérans de la 2e guerre mondiale, celle du Pacifique et de nos anciens comptoirs d'Indochine, s'éteignent emportant avec eux la memoire vivante de l'Histoire. Plus aucun combattant de 14-18 n'est encore vivant pour témoigner.

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MessagePosté le: Jeu 23 Juin - 09:28:30 (2016) Répondre en citant
caporal_épinglé
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_  La Royal Air Force Association Belgian Branch a le regret de vous annoncer le décès du Cdt Avi hre Henri Branders.
Citation:



Son témoignage est visible ici:
https://belgianvoicesofthesky.wordpress.com/page/2/
Le site de l'association:
http://www.rafabelgianbranch.yolasite.com/
L'article sur La Libre:
http://www.lalibre.be/…/les-branders-ont-rejoint-l-histoire…
Sincères condoléances à la famille et aux proches.




             



             


                                                                            

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MessagePosté le: Jeu 14 Juil - 17:27:37 (2016) Répondre en citant
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*
_  Raymonde Jeanmougin - Rochambelle, elle faisait partie de la 2e DB.


Partie de Troyes où elle avait entendu l'appel à la résistance du général de Gaulle, elle s'engage volontairement et devient Rochambelle. Elle suivra l'avancée de la 2e division blindée tout au long de l'opération Overlord de libération de l'Europe. Elle ramassait les blessés dans le Dodge WC 54 « Passy Bourse » aménagé en ambulance qu'elle partageait avec « Toto », le commandant Suzanne Torrès, pour les évacuer vers les hôpitaux de campagne, à l'arrière. « Sous la mitraille, il fallait parfois assurer les premiers soins. Des soldats sont morts dans nos bras... »

                 



 ...................Toujours parmi nous 

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MessagePosté le: Jeu 14 Juil - 17:41:42 (2016) Répondre en citant
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MessagePosté le: Sam 16 Juil - 22:43:37 (2016) Répondre en citant
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*
Médaillés et décorés de Belgique


VOIR LES LIENS: http://www.etudessorguaises.fr/…/379-albert-roche-1er-solda… .
http://diables-bleus-du-30e.actifforum.com/t2737-albert-sev…

 Albert Roche : le made in France

En 1914, Albert est appelé du haut de ses 19 ans à servir la France. Estimé trop chétif, il décide tout de même d'aller en découdre avec les casques à pointe. Seul, il détruira un nid de mitrailleuses en jetant des grenades dans le tuyau de cheminée du poêle puis tiendra par la suite une tranchée à lui seul, mettant en déroute le bataillon ennemi. Fait prisonnier et interrogé, il maîtrise son interrogateur et rentre au camp avec 42 prisonniers et un camarade blessé sur le dos. Il sera blessé 9 fois et aura fait à lui tout seul 1180 prisonniers.

Le plus : Le maréchal Foch dira de lui qu'il est "Le Premier Soldat de la France". Rien que ça.



                

                


C'est un Chasseur Alpin, Albert Severin Roche, qui fut nommé premier soldat de France à la fin de la Guerre. Le 27 novembre 1918, Foch apparut au balcon de la l'hôtel de ville de Strasbourg avec à ses côtés un humble soldat, le chasseur Roche, du 27e BCA qu'il présenta à la foule avec ces mots: "Alsaciens, je vous présente votre libérateur, le premier soldat de France !" L'homme reçut alors la croix de la Légion d'honneur des mains du commandant de l'armée des Vosges, le général de Maud'huy. Blessé neuf fois, le chasseur Roche fit à lui seul 1.180 prisonniers et détruisit tout seul un nid de mitrailleuses. Victime de sa modestie, personne ne songea en temps de guerre à lui donner du galon.

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MessagePosté le: Jeu 21 Juil - 11:54:01 (2016) Répondre en citant
caporal_épinglé
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_  Bon anniversaire Jacques !


                  


Citation:




Nous souhaitons un très bon anniversaire à
Monsieur Jacques CRISTIANI qui fête ses 94 ans ce jour !
Vous pouvez lui rendre hommage ; nous le lui transmettrons !
Né le 20 juillet 1922 à Colmar, Jacques Cristiani tente par deux fois de rejoindre la France libre. Ces deux tentatives se soldent par des échecs.
Arrêté une première fois en juillet 1942 à bord d'un bateau sur lequel il pensait pouvoir rejoindre les FFL, condamné à neuf mois de prison, il est incarcéré à Saint-Paul-d'Eyjeaux, puis libéré à l'issue de sa peine.
En septembre 1943, il rejoint le réseau Navarre à Bordeaux (réseau créé par Jacques-Henri Simon et Jacques Rebeyrol à partir de septembre 1943 et dont la centrale était implantée à Paris).
Le réseau est décimé en avril 1944 avec l'arrestation des principaux cadres. Egalement arrêté par la Gestapo, Jacques Cristiani parvient à fausser compagnie à ses geôliers.
A Paris, il rejoint alors l'OCM, qui l'envoie en mission en Normandie où il termine la guerre.
Liquidateur national du réseau Navarre depuis la Libération, Jacques Cristiani est membre du Comité de la flamme sous l'Arc de Triomphe depuis 2000.
Il est également le porte-drapeau de l'Association nationale des médaillés de la Résistance française depuis 2000, après avoir été durant vingt ans celui de la Fédération des réseaux de la France Combattante jusqu'à la dissolution de celle-ci.
M. Jacques CRISTIANI porte les insignes de la France libre et de la Fédération des réseaux de la France Combattante.
Il arbore les décorations suivantes :
- Commandeur de la Légion d'honneur,
- Croix de guerre 1939-1945 avec palme,
- Médaille de la Résistance,
- Croix du combattant volontaire 1939-1945,
- Croix du combattant volontaire de la Résistance,
- Croix du combattant,
- Médaille des internés résistants,
- Médaille commémorative de la guerre 1939-1945.
- Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre,
- Médaille des engagés volontaires
- et la Croix d'honneur franco-britannique.




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MessagePosté le: Sam 3 Sep - 20:54:19 (2016) Répondre en citant
caporal_épinglé
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_  Béthune : un soldat écossais mort en 1915 identifié un siècle plus tard grâce à sa cuillère.

Un soldat écossais a été finalement identifié plus de cent ans après son décès lors de la Première guerre mondiale. Il vient d'être enterré ce mercredi au cimetière militaire de Cuinchy. C'est sa cuillère qui a permis de l'identifier.
AFP _ Publié le 27 juillet 2016 à 16:54

                      

                       © DENIS CHARLET / AFP Le soldat John Morisson a été enterré ce mercredi au cimetière militaire de Cuinchy.

Le caporal John Morrison, mort en janvier 1915 lors de la Première guerre mondiale, a été enterré ce mercredi au cimetière militaire de Woburn Abbey à Cuinchy (Pas-de-Calais), son identification ayant pu être réalisée grâce à une... cuillère.

En décembre 2014, un agriculteur de ce village proche de Béthune trouve des ossements alors qu'il laboure son champ. Une découverte qui arrive épisodiquement dans cette région marquée par les batailles de la "Der des Der".

La Commonwealth War Graves Commission (CWGC), responsable du marquage et de l'entretien des tombes des membres des forces du Commonwealth morts pendant les deux guerres mondiales, est alertée. Ses membres découvrent certains objets autour des ossements, dont une cuillère, qui s'avérera décisive pour l'identification du corps: le numéro de matricule 5181, celui de John Morrison, caporal au sein du "Black Watch", bataillon d'infanterie écossaise, y est gravé.

"Mais ça ne voulait pas automatiquement dire que c'était John Morrison, il aurait pu prêter sa cuillère ou la trouver sur place", explique Paul Bird, officier d'exhumation de la CWGC. Des tests ADN ont alors été réalisés sur les restes retrouvés et croisés avec ceux effectués sur les descendants du caporal originaire des Highlands pour s'assurer de sa bonne identification.

Sa famille présente pour les funérailles"C'est très rare d'identifier aujourd'hui un soldat de la première guerre mondiale et encore plus rare qu'il y ait des gens vivants de la première génération", a expliqué Beverley Simon, représentante de la Joint casualty and compassionate centre (JCCC), qui dépend du ministère de la Défense britannique, en faisant allusion à Ian, fils du caporal. Âgé de 90 ans "il n'a pas pu venir aujourd'hui aux funérailles mais des membres de sa famille étaient présents", a-t-elle ajouté.

Lors de l'enterrement, une quinzaine de soldats de la Black Watch, habillés en kilt, ont tiré des salves, tandis que les hymnes anglais et français ont retenti après des poèmes et des prières en l'honneur de cet engagé volontaire, tué à 29 ans par une mine. "La cérémonie a été très émouvante, on est très fier de lui. Je savais qu'on avait deux grands-oncles morts dans la région mais ça a été une grande surprise de savoir que le corps de John avait été retrouvé", a indiqué Eilidh Rennie, petite-nièce du caporal.

La CWGC va devoir désormais effacer le nom de John Morrison du mémorial de Touret (Pas-de-calais), où sont inscrits depuis 1930 le nom de milliers de "missing" (disparus) de l'armée de l'empire britannique au cours du premier conflit mondial.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bethune-un-soldat-ecossais-mort-en-1…

 Peut-être pas un héros mais un anonyme qui retrouve aujourd'hui son identité et peut reposer avec ses frères d'armes.

                   

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MessagePosté le: Lun 5 Sep - 21:36:59 (2016) Répondre en citant
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Chouette tartan, le "Black Watch" !

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"Si je meurs demain, je me regretterai, parce que je m'entends assez bien avec moi-même"

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MessagePosté le: Sam 10 Sep - 11:10:40 (2016) Répondre en citant
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_  Disparition d’Yves Meudal, l’un des derniers anciens du « Commando Kieffer ».


                     


C'est avec tristesse que j'ai appris hier la disparition d’Yves Meudal, l’un des derniers anciens du « Commando Kieffer », décédé dans l'après-midi à la maison de retraite de Pleubian, à l'âge de 93 ans.
Sa disparition porte à 5 le nombre de survivants du "Commando Kieffer"
Né le 26 février 1923, à Kerhonès, à Pleubian, il est orphelin à 11 ans. Quatrième d’une fratrie de huit enfants, il commence un apprentissage en boulangerie, à Perros-Guirec, puis, en livrant le pain sur des caboteurs, a l'envie de s’embarquer comme novice à l'âge de 14 ans.
Après la défaite, le commandant de son bateau étant fidèle à Vichy, il profite d'une escale à Dakar en 1942 pour s'évader en pleine nuit et rejoindre un bâtiment de la France Libre croisant à proximité.
Débarqué en Écosse, il part pour Londres où il s’engage dans les Forces Navales Françaises Libres le 5 mars 1943 sous le matricule 287FN43. Volontaire pour l’unité de Kieffer, il part faire son stage commando à Achnacarry puis rejoint la troop 8 de Lofi le 6 mai 1943. Il débarque à Colleville-sur-Orne le 6 juin 1944 et fait toute la campagne de Normandie. Il est l’un des 24 commandos non-blessés à la fin de la campagne sur les 177 du 6 juin. Il part ensuite aux Pays-Bas où il débarque à Flessingue le 1er novembre. Après une altercation avec son officier en plein combat, au motif d’avoir abandonné son arme alors qu’il secourait un camarade blessé, il sera reconduit vers l’Angleterre puis dégradé. Redevenu matelot de 1re classe il est chargé de former les aspirants en Angleterre. Démobilisé en 1945, il retourne à la Marine marchande où il effectue toute sa carrière comme boulanger cambusier, avant de prendre sa retraite en 1978.

Ses obsèques auront lieu mardi 13 septembre, à 10 h 30, en l’église de Pleubian.

Benjamin Massieu

Piqué su FB : https://www.facebook.com/CommandantPhilippeKieffer/

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MessagePosté le: Ven 7 Oct - 21:16:32 (2016) Répondre en citant
caporal_épinglé
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_  Nullement un héros au sens générique du terme mais un rescapé, seulement un rescapé...


    
 Décès de l’un des deux derniers survivants du massacre d’Oradour-sur-Glane.

Le Monde.fr avec AFP | 04.10.2016 à 20h47 • Mis à jour le 04.10.2016 à 23h48   



                    


Jean-Marcel Darthout, l’un des deux derniers survivants du massacre par des SS d’Oradour-sur-Glane, qui avait fait 642 morts en juin 1944, est décédé, mardi 4 octobre, à l’âge de 92 ans, a-t-on appris auprès du maire de la commune de Haute-Vienne.
Jean-Marcel Darthout était avec Robert Hébras, 91 ans, le dernier survivant du plus important massacre de civils perpétré par les nazis en France. Un homme exemplaire « qui a œuvré toute sa vie pour que personne n’oublie ce que la barbarie peut causer », a indiqué le maire Philippe Lacroix, confirmant le décès révélé par Le Populaire du Centre.

Le 10 juin 1944, les soldats de la division SS Das Reich remontant vers le front en Normandie avaient tué 642 habitants. Dans l’ancienne église, plus de 350 femmes et enfants avaient été enfermés et brûlés vifs. Séparés en groupes, les hommes, eux, avaient été mitraillés dans des granges, avant que le village ne soit entièrement incendié.

Six survivants
M. Darthout, blessé par balles aux jambes et grièvement brûlé, n’avait dû son salut, comme Robert Hébras, qu’au fait d’être tombé sous les corps de camarades. Laissés pour morts, ils avaient réussi à s’extraire de la grange malgré l’incendie. Ils s’étaient ensuite cachés toute la journée. Six personnes avaient à l’époque survécu au massacre.
« J’ai toujours eu beaucoup de chance dans la vie, et ça a commencé ce jour-là », avait-il l’habitude de dire. S’il n’avait jamais fait défaut à son devoir de mémoire, il évitait de trop raconter le drame. « Quand je raconte… c’est que j’y suis encore », avait-il confié à l’Agence France-Presse en 2013.

MM. Darthout et Hébras avaient accompagné le président allemand Joachim Gauck avec François Hollande à Oradour, pour la première visite d’un dirigeant d’Outre-Rhin dans ce « village martyr ». L’ancien village d’Oradour, jamais rebâti ni repeuplé, est demeuré intact.

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2016/10/04/deces-de-l-un-des-deu…

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