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Forum du Pays Réel et de la Courtoisie - FPRC :: Dans les salles obscures... en 2017
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Dans les salles obscures... en 2017
MessagePosté le: Mer 4 Jan - 03:18:18 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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Citation:
Le film anti-Marine

Intitulé de façon éloquente Chez nous, le dernier film de propagande de la gauche bobo à l’agonie, si bien placée pour donner des leçons et nous dire comment penser, sort à deux mois de la présidentielle.

Sorte de biopic anti-Marine Le Pen (interprétée par la très disgracieuse Catherine Jacob particulièrement repoussante dans le rôle) la bande-annonce (toute en nuances) nous montre un parti populiste rebaptisé « Bloc patriotique » dirigé par une femme, mené par des bourgeois (pauvre André Dussolier) qui manipule des électeurs tentés par la haine de l’autre et des Maghrébins en particulier.

Prévu en salles le 22 février, le film se déroule en banlieue ouvrière dans le nord de la France, dans la commune de Hénard. Toute ressemblance… etc. Pauline, infirmière à domicile qui s’occupe seule de ses deux enfants, va se faire approcher par le « bloc patriotique » pour prendre la tête de la liste aux municipales.

Le réalisateur Lucas Belvaux, représentant type et très content de lui de la culture dominante et sectaire qui a fait le plein de subventions pour ce film financé par le contribuable, entend ouvrir les yeux des électeurs sur cette « parole qui se libère, disséminant une odeur abjecte qui dérange de moins en moins. Chez nous est un film engagé, oui ». Catherine Jacob sur Canal + a indiqué pour sa part qu’il s’agit de « faire réfléchir sur le choix de ceux qui soutiennent ce parti ».

Interrogé sur Europe 1, Florian Philippot a souligné que Lucas Belvaux « n’agit pas tout à fait seul » en choisissant une sortie aussi proche de l’échéance électorale et proposé de « mettre le budget de ce film sur les comptes de campagne de nos adversaires ». Concernant Catherine Jacob, il a estimé que ce film était de sa part « un petit service rendu au système ».

Ce qui fait quand même plaisir c’est que malgré l’énorme retape médiatique dont va bénéficier le film, de Michel Drucker aux évêques de France, il finira sa carrière en nombre d’entrées aux côtés du navet abyssal d’Yvan Attal Ils sont partout et des dizaines de milliers d’invendus du disque de Yannick Noah « Ma colère ».

Caroline Parmentier



Source : Présent

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MessagePosté le: Mer 4 Jan - 03:18:18 (2017)
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MessagePosté le: Jeu 5 Jan - 01:18:55 (2017) Répondre en citant
ozone
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En castillan bobo se traduit par idiot,

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MessagePosté le: Jeu 5 Jan - 01:36:04 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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On ne saurait mieux dire !

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MessagePosté le: Jeu 5 Jan - 12:18:08 (2017) Répondre en citant
caporal_épinglé
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ozone a écrit:

En castillan bobo se traduit par idiot,
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_ Très bien ou muy bien, j'ignorais ceci...

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MessagePosté le: Jeu 5 Jan - 21:08:29 (2017) Répondre en citant
Saint-Louis
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La haine à l'envers...

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MessagePosté le: Ven 6 Jan - 05:08:52 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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Quelle haine ? Celle contre le FN est toujours dans le même sens !

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MessagePosté le: Sam 14 Jan - 05:56:29 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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Citation:
Un film de Roland Joffé
Au prix du sang

e qui est difficile à comprendre, c’est pourquoi une production anglo-américaine d’un des plus grands réalisateurs contemporains, avec une coproduction en Espagne et en Argentine, donc des moyens considérables, des acteurs sublimes, des reconstitutions historiques parfaites, n’a pas été proposée aux Français lors de sa sortie internationale en 2011. There Be Dragons est même sorti au Québec sous le titre Ennemi rapproché.

Il faut supposer que le public français n’en a pas été jugé digne. Sans doute, en effet ne sait-il rien de rien sur le sujet de la guerre d’Espagne et risque-t-il de ne pas s’y intéresser. Surtout, Roland Joffé, agnostique d’ascendance juive, traite d’un sujet spirituel, voire catholique. L’affiche du film en anglais dit en sous-titre : « Même les saints ont un passé », ce qui ne risque sans doute pas d’intéresser un public réputé laïc, surtout si le saint en question est Josémaria Escriva de Balaguer, le fondateur espagnol de la très décriée Opus Dei, taxée chez nous de liens génétiques avec le franquisme. Pourtant les films de Joffé comme Mission — sur les jésuites obligés d’abandonner les « réductions » guaranies au XVIIIe siècle — et La Déchirure (sur le génocide cambodgien), dont les sujets tragiques recoupent celui de ce film, ont eu un immense succès en France aussi.

Alors, puisque grâce à la société de distribution Saje, ce film voit enfin le jour dans nos salles de cinéma sous le titre « Au prix du sang », il faut voir ce qui pourrait nous intéresser dans cette œuvre. Don Escriva n’y occupe qu’une place secondaire même si elle reste centrale, que l’on peut mesurer exactement en regardant l’affiche française du film où chaque acteur est figuré en proportion de son importance dans l’histoire. Bien que Joffé ait écrit le scénario en toute liberté, on imagine que la question de départ pouvait bien être : comment parler des origines de l’Opus Dei sans sombrer dans l’hagiographie ou son contraire ? Ce qui fait supposer cela, ce sont les images additionnelles à la toute fin du film où on nous montre des photos de la canonisation en octobre 2002 place Saint-Pierre à Rome. Mais l’intérêt de l’intrigue romanesque n’en souffre pas, qui est un cocktail dostoïevskien : amitié, amour, jalousie, manipulation, crime et possibilité du pardon. Qu’elle soit compliquée, pleine de retournements, voire d’invraisemblances plaide plutôt pour son authenticité jusque dans les moindres détails.

Une partie de l’histoire se passe en 1982, année où un journaliste d’investigation, Roberto Torres (Dougray Scott), d’origine espagnole mais qui réside à Londres, achève une biographie de Don Escriva (mort en 1975) grâce au soutien d’une éminence vaticane (Mgr Solano interprété par Charles Dance). Il apprend que son père, Manolo (Wes Bentley), qu’il n’a pas vu depuis huit ans, est malade et il se rend à Madrid pour essayer une dernière fois de l’interroger puisqu’il sait qu’il a été un ami de jeunesse de Don Escriva (Charlie Cox)…

Mais l’essentiel du film se situe entre 1936 et 1939, pendant la guerre civile espagnole dont Manolo, le héros principal, est un combattant qui ne maîtrise pas beaucoup ses sentiments (une admiration exagérée pour son père notamment), ses émotions, ses désirs de gloire, ses désirs sexuels... Dans un autre contexte, sans doute aurait-il pu éviter de commettre le pire. Mais on ne lui a guère laissé le choix. C’est un héros négatif mais non dénué de conscience et qui ne sait plus trop où il en est à la fin, où il se trouvera tout de même vivant et du côté des vainqueurs.

En contrepoint la démarche modeste et fidèle du jeune prêtre Escriva pour rester au service de son Église, même en se cachant, même en fuyant donne le contexte de folie antireligieuse de l’époque et montre que l’héroïsme tient souvent à de petites choses de la vie ordinaire. Et pourtant, sans l’étonnant coup de pouce d’un officier républicain, et sans un nouveau retournement violent de Manolo, le destin de Don Escriva aurait pu s’arrêter bien avant que son œuvre ne connaisse le moindre développement.

L’interprétation de ces deux personnages masculins principaux est bonne. Le méchant, violent comme il se doit, et le bon doux à souhait, sont sans caricature. Don Escriva, grâce surtout aux lunettes peut-être, est bien ressemblant...

Le personnage féminin, la lumineuse et mystérieuse Ildiko, brigadiste internationale, libre fille à soldats, amoureuse du chef républicain Oriol (Rodrigo Santoro) au grand dam de Manolo, est incarné avec beaucoup de subtilité par l’actrice française (d’origine ukrainienne) Olga Kurylenko. Sans cette histoire d’amour à trois, pas de film bien sûr. Mais comme tout cela reste pudique à l’image, on peut se demander si ce n’est pas là, la seule raison d’un tel retard de distribution d’un tel film dans notre pays. Pas de nudité, pas de salle de cinéma !

Bon, les temps changent : la sortie est programmée pour ce 25 janvier. À vous d’en faire un succès en allant le voir en famille ou avec des amis, ce qui permettra à d’autres œuvres intéressantes du cinéma international de sortir de l’ombre. Vous ne serez pas déçus. Le film est tout public et comporte tout ce qu’il faut pour susciter l’émotion et l’intérêt jusqu’au dénouement à tiroirs. A voir sur grand écran et dans une salle bien équipée pour diffuser une musique qui est pour une bonne part dans la force du spectacle. Il y a explicitement une réflexion sur la force du pardon, développée par la compagne de Roberto, Leïla (Golshifteh Farahani), qui passera au-dessus de la tête de beaucoup. Mais c’est ce qui, pour nous, fera le plus grand intérêt du film.

Frédéric Aimard



Source : France catholique

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MessagePosté le: Dim 15 Jan - 00:29:54 (2017) Répondre en citant
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MessagePosté le: Mer 8 Fév - 21:53:35 (2017) Répondre en citant
TVR
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La béatification récente d'un martyr japonais du XVIème siècle ne doit pas nous faire oublier qu'après la bataille de Sekigahara en 1600 et la destruction des derniers fidèles de la descendance d'Hideyoshi en 1614, le Shogun Tokugawa décida d'anéantir les chrétiens du Japon.

Ce sont plus de 60 000 chrétiens, hommes, femmes et enfants, dont de nombreux samouraïs, qui périrent alors. Je suis heureux que le camarade Scorsese se penche sur cette grande et terrible période de l'histoire des missions :

https://www.youtube.com/watch?v=QOkPWDJX28E

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MessagePosté le: Jeu 9 Fév - 01:42:47 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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Mouais... Je trouve dans un journal gratuit un entretien du "camarade Scorcese" où je trouve cette phrase : "La blessure causée par la colonisation est encore à vif et associée à la religion catholique".

Quand je lis des trucs pareils, je sens la moutarde me monter au nez.

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MessagePosté le: Jeu 9 Fév - 01:56:50 (2017) Répondre en citant
TVR
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Chère BM, je ne vais pas épiloguer sur les propos - éventuellement sortis de leur contexte - de Scorsese.

Sans insister sur le fait qu'il n'y a strictement aucun rapport entre le sujet de son film et ce que l'on dénomme la colonisation, je soulignerais cependant l'intelligence de son propos lorsqu'il dénonce précisément qu'il soit de bon aloi de nos jours d'amalgamer la colonisation considérée comme l'horreur ultime et la religion catholique : en cela Scorsese dénonce le gigantesque mensonge de notre temps.

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MessagePosté le: Jeu 9 Fév - 02:19:15 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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J'ai plutôt l'impression qu'il s'y associe à fond

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MessagePosté le: Dim 12 Fév - 03:56:07 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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Citation:
Silence : un catholicisme torturé

Le film Silence vient de sortir sur les écrans français. Il était annoncé depuis longtemps, et l’on guettait la sortie de cette adaptation du roman de Shusaku Endo, romancier catholique japonais, par Martin Scorcese.

Le roman, très noir, évoque les tortures subies au XVIIe siècle par les catholiques japonais et les prêtres étrangers, en particulier portugais, qui cherchaient à continuer à les évangéliser. Endo, ne l’oublions pas, était lui-même spécialiste de François Mauriac, au catholicisme torturé. Le film reste fidèle au livre, qui convenait sans doute particulièrement bien à Scorcese par sa vision désespérée du catholicisme, qui ne pourrait, contrairement à ce que laisse supposer sa dénomination (catholique signifiant « universel ») s’adapter à toutes les cultures. D’ailleurs, une religion constituée est-elle vraiment nécessaire ? Le silence est celui de Dieu, « silence sans démenti ».

D’autres romanciers japonais catholiques offrent une vision différente, mais la plupart, traduits en anglais, ne le sont pas en français.

Souvenons-nous que Hiroshima et surtout Nagasaki, où ont été crucifiés des catholiques japonais au XVIIe siècle, étaient les deux villes du Japon où les chrétiens étaient les plus nombreux. Notons aussi la béatification, le 7 février dernier, à Osaka – au cours d’une cérémonie célébrée par le cardinal Angelo Amato, en présence de l’archevêque de Tokyo, Mgr Takeo Okada, de nombreux évêques et devant une foule d’environ 12 000 fidèles – de Justo Takayama (1552-1615), « le samouraï du Christ », japonais converti au catholicisme et victime des persécutions.

Entretien avec le professeur Jurojin, notre correspondant au Japon

— Professeur, avez-vous relu le roman de Endo avant d’aller voir le film de Scorcese ?

— J’ai vu le film à sa sortie en janvier au Japon et j’ai relu le roman.

Le film est bien fidèle au roman, sauf un détail qui n’existe pas dans le livre : lorsque le père Rodrigues est mort et mis dans la bière, le cinéaste montre l’image d’un petit crucifix posé dans sa paume. Le dernier chapitre du roman qui raconte les dernières années de Rodrigues n’est constitué que de documents d’archives, inventés bien sûr par le romancier et assez difficiles à lire même pour les Japonais, parce qu’ils sont écrits en ancien japonais. Mais le romancier veut y dire, me semble-t-il, que Rodrigues a conservé sa foi jusqu’à sa mort. Le cinéaste a donc tout lieu d’utiliser l’image du crucifix dans la paume du mort, crucifix autrefois donné à lui par un martyr japonais.

Je pense que le cinéaste a consciencieusement filmé le roman et qu’il y a cinématographiquement de très belles scènes ; les cinéphiles peuvent y trouver les hommages de Scorsese aux grands maîtres japonais, Mizoguchi, Kurosawa, etc.

— Quelles remarques vous inspirent ces deux œuvres ?

— Les points discutables sont communs aux deux œuvres.

D’abord, l’interprétation du romancier et du cinéaste des doctrines du christianisme sent l’hérésie, malgré leur adhésion au catholicisme.

Ensuite, les idées de l’inquisiteur Inoue sur la mentalité et la religiosité japonaises ne me semblent pas bien fondées, bien que dans le film ce rôle soit admirablement joué par Issei Ogata, comédien de talent.

— Quelles sont les réactions des Japonais devant ce film ?

— Les catholiques japonais constituent une très petite minorité au Japon : 444 719, c’est-à-dire 0,34 % de la population japonaise en 2013. Il est donc naturel que la plupart des spectateurs japonais n’aient que des notions sommaires des doctrines chrétiennes.

Le film est sorti le 21 janvier et on dit que, pendant les deux premiers jours, cent mille Japonais l’ont vu ; c’est une assez belle performance et, d’après mes recherches sur internet, la plupart des spectateurs l’accueillent favorablement. Mais il faut noter que beaucoup n’ont pas lu le roman. Shusaku Endo est bien connu des Japonais de ma génération, mais pas des jeunes Japonais. Ceux-ci ont appris à l’école que les catholiques avaient été autrefois persécutés par le gouvernement japonais (shogunat des Tokugawa) et que les chrétiens cachés sont réapparus à la disparition du shogunat, mais leurs connaissances sur ces faits historiques restent souvent du niveau des manuels scolaires ; la plupart des jeunes spectateurs japonais voient donc pour la première fois sur l’écran les violences atroces subies par les catholiques ; cette expérience les a beaucoup impressionnés, et certains disent qu’ils n’ont pas pu voir ces images sans verser des larmes et qu’ils vont lire le roman.

— Mais pourront-ils saisir tous les côtés du roman ? Pourront-ils discerner ses points contestables ?

— Leur intention est bonne, mais je suis un peu sceptique sur le résultat de leur lecture.

Propos recueillis par Anne Le Pape



Source : Présent

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MessagePosté le: Dim 19 Fév - 20:25:07 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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« Et les mistrals gagnants » : quand cinq enfants malades changent notre regard sur la vie

Le dernier documentaire d’Anne-Dauphine Julliand, en salles depuis le 1er février, est une réflexion salutaire sur l’existence humaine, à hauteur d’enfant.

Il est des films dont on ne ressort pas indemne. Ou du moins, bien changé. Et les mistrals gagnants d’Anne-Dauphine Julliand fait partie de ces films, qui émeuvent autant qu’ils engagent une réflexion salutaire sur l’existence humaine. À l’affiche de ce bijou de documentaire, cinq petits héros, âgés de 6 à 9 ans, vivant dans cinq coins de la France, qui affrontent des maladies graves, parfois incurables, nécessitant des soins très lourds. Malgré cette réalité difficile, nul pathos dans une œuvre filmée caméra sous le bras, à hauteur d’enfant, et qui n’est pas encombrée par une voix off. Ces portraits croisés, touchants, nous présentent des enfants, qui comme tous les enfants, réfléchissent dans l’instant présent, sans s’apitoyer vainement sur leur sort, débarrassés des mille inquiétudes et anxiétés que peuvent ressentir les adultes.

Depuis qu’elle est petite, Ambre est atteinte d’hypertension artérielle. Elle se déplace donc toujours avec un petit sac à dos qui contient une pompe reliée à son cœur, qui lui permet de s’investir pleinement dans le théâtre et de jouer au badminton. Camille est un petit garçon atteint d’un cancer – il dit « neuroblastome » ; combatif, volontaire, il se dépasse au football. Quant à Tugdual, qui subit fréquemment de lourdes chimiothérapies, c’est dans le piano et le jardinage qu’il s’épanouit. On l’aperçoit à un moment, dans sa famille, unie et recueillie, dans une chapelle de montagne enneigée. « Être malade, ça n’empêche pas d’être heureux. Rien n’empêche d’être heureux » confie-t-il, avec clairvoyance et simplicité.

Une vie intense

Ces enfants n’ont pas 10 ans, mais donnent l’impression d’avoir la sagesse de ceux dont l’existence ne se mesure pas en jours, mais en intensité. En même temps, ce sont des enfants comme les autres, avec leurs joies éphémères, mais aussi leurs peines et leur moments de doute. Le petit Imad, à la bouille si attachante, est parfois découragé, désemparé par les fréquentes dialyses qu’il doit subir en attendant sa greffe de reins. Mais il rebondit, il va de l’avant, il passe à autre chose : « Pour moi c’est pas difficile, mais pour vous c’est difficile, je sais ». Quant à Charles, l’enfant à la peau « aussi fragile que les ailes d’un papillon », c’est tous les deux jours qu’il prend un long bain suivi de soins fastidieux consistant à renouveler des pansements qui protègent son épiderme de l’air. Cette carapace ne l’empêche pas d’être un curieux invétéré et de découvrir le monde les yeux grands ouverts derrière ses lunettes de soleil.

Conscients de leurs limites, de leur vulnérabilité, de la fragilité de la vie, ces enfants incarnent tout ce qu’une vie brève peut avoir d’intense. Le capital dont ils disposent n’est ni économique ni réputationnel ; il ne réside que dans la captation de l’instant présent, et l’amour de leurs proches. À l’image de la chanson tendre et pudique de Renaud qui a donné son nom au film, Et les mistrals gagnants représente, plus qu’un souffle, une belle bourrasque dans le documentaire français.



Source : Aleteia et Liberté politique

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MessagePosté le: Sam 4 Mar - 12:56:50 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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La confession

Un jeune prêtre est appelé au chevet d’une femme âgée sur le point de mourir, bien qu’on lui ait dit qu’elle était athée. Celle-ci demande à rester seule avec le prêtre, afin de lui raconter un secret qu’elle n’a dit à personne. Celui d’un amour platonique qu’elle n’a jamais pu oublier. C’était pendant la dernière guerre, dans une ville de province, où elle vivait seule avec sa fillette, son mari étant prisonnier de guerre.

Dans le bureau de poste où elle tra­­vaille, ses collègues, uniquement des femmes, ne parlent que du nouveau jeune curé qui vient d’arriver, le père Léon Morin. Intriguée, la jeune Barny, qui est communiste militante et athée, décide de se rendre à l’église, afin de le provoquer. Dans le confessionnal, elle lui assène que «  la religion est l’opium du peuple  ». Le père Morin ne se braque pas et entame une discussion avec elle, lui proposant même de venir au presbytère, afin qu’il lui prête un livre. Ce seront les Évangiles…

On n’attendait pas le réalisateur et scénariste de plusieurs films policiers (Le convoyeur, Cortex, Gardiens de l’ordre) dans un film aussi profond, intimiste et spirituel, même s’il avait signé récemment Made in France, sur la radicalisation des djihadistes, dont la sortie a été annulée, en raison des attentats de janvier 2015.

En adaptant librement le roman autobiographique de Béatrice Beck, le cinéaste, qui ne fait pas un remake du film Léon Morin prêtre, de Jean-Pierre Melville, avec Jean-Paul Belmondo et Emmanuelle Riva, sorti en 1961, ni du téléfilm de Pierre Boutron, avec Robin Renucci et Nicole Garcia, diffusé en 1991, a choisi de mettre en scène cette relation amicale et intellectuelle, qui a comme sujet Dieu, la foi, la conversion, etc.

Si la reconstitution de l’époque est bien faite, avec, en particulier, des scènes très réalistes au bureau de poste et une représentation nuancée de l’occupant – celui qui est affectueux avec les enfants, mais aussi celui qui, sous couvert de rendre service, tente de violer l’héroïne – le langage a été modernisé, voire simplifié, afin de le rendre accessible à tous (telle «  la charité  » remplacée par «  l’amour  »). Car ce film magnifique est destiné aux croyants comme aux non-croyants, tant les débats entre les deux héros sont aussi profonds que passionnants, sans jamais être didactiques.

L’interprétation est sensationnelle, avec un Romain Duris aérien, rayonnant, très crédible en prêtre soucieux du salut des âmes dont il a la charge, et une Marine Vacth aussi belle qu’intelligente. Tous deux sont les atouts d’un film brillant et non dénué de touches d’humour qui font réfléchir.

Le réalisateur l’avoue, le célibat des prêtres n’est pas le thème de ce film, mais plutôt la relation entre deux êtres habités par un idéal, religieux pour l’un, communiste pour l’autre, qui les pousse à se dépasser et à chercher la vérité.

Certes, on pourrait reprocher au prêtre une certaine imprudence, dans sa relation avec cette jolie femme, mais il se montre d’une belle fidélité à ses vœux.

Si les débats sont d’une haute tenue spirituelle, tout comme le magnifique sermon lors des obsèques des otages, on regrette que l’homme de Dieu ne soit pas davantage montré dans l’exercice de son ministère ou en prière. Mais c’est une réserve mineure. Cette histoire ardente propose une belle alternative à nos sociétés gangrenées par le consumérisme… ou la tentation du terrorisme  !

Marie-Christine Renaud d’André



Source : France Catholique

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