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Forum du Pays Réel et de la Courtoisie - FPRC :: Le coin de la mémoire ... en 2017
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Le coin de la mémoire ... en 2017
MessagePosté le: Lun 9 Jan - 17:02:02 (2017) Répondre en citant
caporal_épinglé
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*
_  Décès du pilote de Swordfish qui scella le sort du Bismarck.


  L’aéronavale britannique vient de perdre l’un de ses héros avec le décès du lieutenant commandeur John « Jock » Moffat, qui s’est éteint en décembre à l’âge de 91 ans. Cet ancien pilote de Swordfish est celui qui lança le 26 mai 1941 la torpille qui scella le destin du cuirassé allemand Bismarck. Un coup au but inespéré qui détruisit l’appareil à gouverner du fleuron de la Kriegsmarine et permit à la Home Fleet de le rattraper et de le couler.
 L’évènement eut à l’époque un retentissement considérable et constitua un véritable remontant pour le Royaume-Uni, après une série de cuisants revers militaires et les ravages des bombardements de la Luftwaffe pendant la bataille d’Angleterre. Et bien sûr, la destruction du Bismarck permit à la Royal Navy de venger la perte du Hood, envoyé par le fond quelques jours plus tôt par le bâtiment allemand.

 
                    

                         Peinture illustrant l'attaque des Swordfish contre le Bismarck  (© : ROYAL NAVY)

http://www.meretmarine.com/fr/content/deces-du-pilote-de-swordfish-qui-scel…

                                                                        


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MessagePosté le: Lun 9 Jan - 17:02:02 (2017)
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MessagePosté le: Mar 10 Jan - 04:10:08 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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RIP !

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MessagePosté le: Mer 11 Jan - 04:01:30 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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A propos du degré de nuisance du communisme, qui a toujours pignon sur rue, et dont les responsables n'ont jamais fait amende honorable

Citation:

le 10 janvier 1963 : le bureau des archives du Congrès américain (Congressionnal Record Appendix) publie « les objectifs et plans communistes en 45 points » :

Leur but est de faire exploser les valeurs morales ; en voici quelques articles :

17 : Contrôler les écoles. Les utiliser comme courroie de transmission du socialisme et de la propagande communiste du jour. Alléger les programmes. Contrôler les associations des professeurs. Faire entrer dans les livres les textes et méthodes du parti.
18 : Contrôler les journaux des étudiants.
19 : Utiliser les émeutes d'étudiants pour fomenter des protestations publiques contre les programmes ou les organisations attaqués par les communistes.
20 : S'infiltrer dans la presse. Contrôler l'attribution des critiques littéraires de la rédaction des éditoriaux, des propositions de conduite politiques.
21 : Acquérir le contrôle des positions clé à la radio la télévision et au cinéma.
23 : Avoir la haute main sur les critiques d'art et les directions de musées d'art. Notre plan est de faire se répandre la laideur, l'art répugnant et sans signification.
24 : Faire disparaitre toutes les lois réfrénant l'obscénité en les appelant une censure et une violation de la liberté de parole et de presse.
25 : Faire tomber les normes culturelles du sens moral en poussant la pornographie et l'obscénité dans les livres, les journaux illustrés, le cinéma, la radio et la TV.
26 : Présenter l'homosexualité, la dégénérescence et la promiscuité des sexes comme normales, naturelles et bonnes pour la santé.
27 : Pénétrer les Eglises et remplacer la religion révélée par une religion « sociale ». Discréditer la Bible et insister sur la nécessité d'une maturité intellectuelle qui n'ait pas besoin de « béquille religieuse ».
28 : Eliminer la prière ou toute forme d'expression religieuse dans les écoles, sous prétexte de violation du principe de « séparation de l'Eglise et de l'Etat ».
40 : Discréditer la famille en tant qu'institution. Encourager la promiscuité et le divorce.
41 : Insister sur la nécessité d'élever les enfants hors de l'influence négative des parents. Attribuer les préjudices, les blocages mentaux et les retards des enfants à l'influence répressive des parents.



Source : le Salon Beige

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MessagePosté le: Mer 11 Jan - 17:32:34 (2017) Répondre en citant
caporal_épinglé
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*
_   Les photos de la seconde guerre mondiale


 

C’est en lisant The Telegraph, qu'il était possible d'apprendre le décès, le 10 avril 2016 dernier, de Madame Jeannette Guyot. Médias français aux abonnés absents (préfèrent parler de Cantona, Debouze, and cie !)


Madame Jeannette Guyot est partie à 97 ans, discrète, citoyenne tranquille parmi les autres. Et pourtant …. Ses 20 ans, elle les passe dans les champs et les bois, à marcher la nuit en silence, ployant son dos, suivie d’enfants, hommes et femmes, qu’elle délivre de la Terreur.

La ligne de démarcation n’est pas loin. Officier de liaison du Colonel Remy, réseau Confrérie Notre Dame, elle se fait prendre. Elle est jeune, jolie. Les grands manteaux de cuir de la SS vont le lui faire payer. 3 mois après cet avertissement charnel, elle part à Lyon. Et remet le couvert. Dewavrin, le relais de De Gaulle en France, la recrute. L’aile noire de la Gestapo la frôle. Les anglais la récupèrent in extrémis, le 13 Mai 1943 ; la légère porte du Lysander de la RAF, s’ouvre, l’avion ne s’arrête même pas. Jeannette court, court, avec dans son dos le sifflement des balles allemandes.

A Londres, elle s’ennuie derrière un bureau. Ah oui ! une fille qui veut faire la guerre, et jolie en plus…OK, tu vas t’entraîner avec les Américains et les Britanniques, à la dure. On prépare le plan Sussex, en vue du débarquement. Elle est parachutée en bord de Loire, côté Vendée. Elle repère des zones de largage … elle part à Paris et monte un clandé d’opérateurs radios ….. dans un tabac mitoyen d’un bureau de la Gestapo !! Bref, une cinglée, une divine cinglée, un de ces anges aux ailes immaculées qui ont sauvé notre pays de la barbarie.

Et rien, pas un mot à la radio, à la télé, dans la presse, sur les réseaux, toutes ces choses futiles et inutiles qui guident nos choix…… seuls les Britanniques se souviennent. Bizarre cette amnésie.

Chevalier de la Légion d’Honneur, comme Mireille Mathieu, mais Croix de Guerre avec Palmes, Cross of the American distinguished Service (DSC), s’il vous plaît, British George medal, et officier de l'ordre du British Empire (sous le nom de Gauthier).

                    

                           https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeannette_Guyot

http://www.lepoint.fr/societe/jeannette-guyot-la-trop-discrete-disparition-…
http://www.opex360.com/2016/05/06/grande-resistante-jeannette-guyot-nous-qu…

 Sans doute une femme simple, presque anonyme mais une femme qui en avait, si vous me pardonnez l'expression...                      

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MessagePosté le: Ven 13 Jan - 05:58:34 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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Est-ce à dire que "n'en ayant pas", les femmes seraient moins courageuses que les hommes ?

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MessagePosté le: Dim 19 Fév - 02:37:41 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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Communiqué du Cercle Algérianiste

Citation:
En qualifiant la colonisation de l’Algérie, de « crime contre l’Humanité », Emmanuel MACRON a non seulement franchi un pas supplémentaire dans la repentance, mais a prononcé des paroles indignes et inacceptables, insultant gravement les Français d’Algérie, les Harkis, les musulmans fidèles à la France et les anciens combattants, en les assimilant, de fait, à des acteurs ou des complices de ce crime.

Il est indispensable que chacun marque son indignation et sa colère.

Nous vous invitons en conséquence, à réagir massivement auprès du mouvement «EN MARCHE» d’Emmanuel MACRON, par :

- Mail ............................................. : emmanuelmacron3@gmail.com ou contact@en-marche.fr

- Téléphone ........................ : 01 86 95 02 86

- Adresse postale ..... : EN MARCHE – BP 80049 – 94801 – VILLEJUIF

Merci à tous pour votre mobilisation !

Thierry ROLANDO
Président national du Cercle algérianiste

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MessagePosté le: Dim 19 Fév - 09:17:28 (2017) Répondre en citant
possum
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La marionnette des Maîtres du Monde a encore aggravé son cas, hier, à Toulon, avec un "Je vous ai compris !"

Qu'il n'ait pas été lynché sur l'heure montre bien à quel degré d'abrutissement et de passivité en sont arrivés les français, pieds-noirs, harkis, et leurs descendants, compris !

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MessagePosté le: Dim 19 Fév - 09:20:22 (2017) Répondre en citant
possum
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Bonne Maman a écrit:

A propos du degré de nuisance du communisme, qui a toujours pignon sur rue, et dont les responsables n'ont jamais fait amende honorable

Citation:


le 10 janvier 1963 : le bureau des archives du Congrès américain (Congressionnal Record Appendix) publie « les objectifs et plans communistes en 45 points » :

Leur but est de faire exploser les valeurs morales ; en voici quelques articles :

17 : Contrôler les écoles. Les utiliser comme courroie de transmission du socialisme et de la propagande communiste du jour. Alléger les programmes. Contrôler les associations des professeurs. Faire entrer dans les livres les textes et méthodes du parti.
18 : Contrôler les journaux des étudiants.
19 : Utiliser les émeutes d'étudiants pour fomenter des protestations publiques contre les programmes ou les organisations attaqués par les communistes.
20 : S'infiltrer dans la presse. Contrôler l'attribution des critiques littéraires de la rédaction des éditoriaux, des propositions de conduite politiques.
21 : Acquérir le contrôle des positions clé à la radio la télévision et au cinéma.
23 : Avoir la haute main sur les critiques d'art et les directions de musées d'art. Notre plan est de faire se répandre la laideur, l'art répugnant et sans signification.
24 : Faire disparaitre toutes les lois réfrénant l'obscénité en les appelant une censure et une violation de la liberté de parole et de presse.
25 : Faire tomber les normes culturelles du sens moral en poussant la pornographie et l'obscénité dans les livres, les journaux illustrés, le cinéma, la radio et la TV.
26 : Présenter l'homosexualité, la dégénérescence et la promiscuité des sexes comme normales, naturelles et bonnes pour la santé.
27 : Pénétrer les Eglises et remplacer la religion révélée par une religion « sociale ». Discréditer la Bible et insister sur la nécessité d'une maturité intellectuelle qui n'ait pas besoin de « béquille religieuse ».
28 : Eliminer la prière ou toute forme d'expression religieuse dans les écoles, sous prétexte de violation du principe de « séparation de l'Eglise et de l'Etat ».
40 : Discréditer la famille en tant qu'institution. Encourager la promiscuité et le divorce.
41 : Insister sur la nécessité d'élever les enfants hors de l'influence négative des parents. Attribuer les préjudices, les blocages mentaux et les retards des enfants à l'influence répressive des parents.




Source : le Salon Beige
Les communistes ont peut-être inventé le système, mais les cosmopolites, souvent américains, et pas cocos pour deux ronds, l'ont parfaitement utilisé contre nous, pour nous désarmer moralement, et physiquement !

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MessagePosté le: Dim 19 Fév - 13:18:43 (2017) Répondre en citant
ozone
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Merci Caporal pour ce bout d'histoire inconnu,on voit encore une fois que les anglais ont de la mémoire au contraire de chez nous,en  Angleterre,micron ne serait pas allé bien loin,tout comme Fillon d'ailleurs.

Le coin de la mémoire ... en 2017
MessagePosté le: Dim 19 Fév - 18:19:19 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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Citation:
LA REPENTANCE

« En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul, l’amour pouvait oser pareil défi… Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants » (Boualem Sansal – 2002)

Au fil des générations, nos hommes politiques et les médias qui les soutiennent, n’ont eu de cesse de cultiver le mythe de la culpabilité nationale : Colonisation… Repentance… Soumission… ignorant, comme le disait Charles Péguy, « qu’il y a des contritions plus sales que les péchés ». C’est pourquoi, le « remords » aidant, ils s’interdisent (et nos magistrats avec eux) toute action systématique de reconduite à la frontière qui pourrait être interprétée par le lobby pro-immigrationniste comme un acte raciste… Et de cette façon, la misère s’ajoute à la misère… et déjà dans ce pays, la démocratie ipso facto repose sur la cosmopolite reconnaissance du peuple français à disparaître inéluctablement. Ainsi, inexorablement, toutes les traditions historiques qui ont fait la grandeur de la France sont en train de se dissoudre dans un pluralisme qui admet tout et comprend tout et qui n’est que trop voisin de la lâcheté pure et simple. Elle agit, cette France-là, comme si elle n’était plus intéressée à maintenir sa position dans le monde. Elle s’accuse elle-même et se déclare honteuse de son passé guerrier, impérialiste et colonialiste, oubliant toutefois que le passé des autres nations n’est ni plus paisible, ni plus vertueux…

Dénigrer l’histoire de son pays, de son passé, sa grandeur et le sacrifice de ses aînés est un acte criminel. Nous n’avons pas à tronquer notre histoire pour faire plaisir à telle minorité, telle association au « cœur sur la main » ou tel parti politique. « Dans cette rumination morose, les nations européennes oublient qu’elles, et elles seules, ont fait l’effort de surmonter leur barbarie pour la penser et s’en affranchir » écrivait Pascal Bruckner. Que ceux qui s’adonnent à ce type d’autoflagellation jouissive n’oublient pas cette mise en garde de Henri de Montherlant : « Qui a ouvert l’égout périra par l’égout. »

Ce dénigrement perpétuel de la France et de son passé colonial par nos « bien pensants », martyrocrates de profession, faussaires de l’antiracisme, est le pire danger auquel elle est confrontée. L’historien Max Gallo, dans son essai « Fier d’être Français », déclare : « Il faut bien que quelqu’un monte sur le ring et dise : “Je suis fier d’être français”. Qu’il réponde à ceux qui condamnent la France pour ce qu’elle fut, ce qu’elle est, ce qu’elle sera : une criminelle devenue vieillerie décadente. […] Ils exigent que la France reconnaisse qu'elle les opprime, qu'elle les torture, qu'elle les massacre. Seule coupable ! Pas de héros dans ce pays ! Renversons les statues, déchirons les légendes. Célébrons Trafalgar et Waterloo et renions Austerlitz ! Ils veulent que la France s’agenouille, baisse la tête, avoue, fasse repentance, reconnaisse ses crimes et, tondue, en robe de bure, se laisse couvrir d’insultes, de crachats, heureuse qu’on ne la “nique” qu’en chanson et qu’on ne la brûle que symboliquement chaque nuit ! Il est temps de redresser la tête, de hausser la voix, de monter sur le ring… et de boxer à la française ! »

Et Malika Sorel, française d’origine algérienne, de renchérir : «Au Maghreb, les gens sont consternés par ce qui se passe en France. Pour eux, la situation est liée à cette « repentance » et la responsabilité en incombe aux adultes français qui passent leur temps à se prosterner et être à genoux…»

- Repentance ! C’est un mot que les Français commencent à connaître tant ils l’entendent ! Celui-ci désigne la manifestation publique du sentiment personnel qu’est le repentir pour une faute que l’on affirme avoir commise et dont on demande le pardon.

- Pardon ! Mais quelle faute a bien pu commettre la France pour demander pardon ? Et à qui ? Pardon d’avoir un passé colonial ? Mais, Messieurs les détracteurs, le colonialisme que vous décriez, la main sur le cœur aujourd’hui, n’est rien d’autre que ce phénomène qui a poussé l’Occident à partager l’essentiel de son avance technique avec le reste du monde qui ne l’avait même pas entrevue. L’entreprise s’est accompagnée de souffrances, certes, mais il n’est pas d’aventure humaine qui ne s’accompagne de ce douloureux cortège… Il est le prix de sueur et de sang qu’il faut payer, mais le bilan est positif. J’en appelle à tous ceux qui ont atterri dans une colonie soumise à la loi et aux méthodes de l’Occident. Le changement de tableau est subit. Des récifs, elle a fait des ports ; de la poussière et des marais, elle a édifié des villes ; dans cet air embrasé, elle a fait pousser des feuillages et des jardins. Quand un contraste crie, il faut l’entendre, et ce serait être apocryphe en nature humaine, en morale pure, que de ne pas comprendre la puissance occidentale.

Voyez donc, en exemple, ce qu’est devenue l’Algérie en un siècle seulement de colonisation... Au départ des Européens en 1962, les terres arables et fertiles ont été gagnées sur le désert et sur les marais au prix de tant de tombes qui jalonnent l’Afrique du Nord que le terme même de « colonisation » est aujourd’hui dépassé. Comment oublier que ce sont les premiers Européens (les pères de ces enfants qui ont été chassés) qui ont asséché les marais, ensemencé les maquis, transformé les douars, les casbahs, les repaires de pirates en paisibles villages, en cités prospères, en ports dignes de ce nom, bâti les écoles, les universités et les hôpitaux, tracé les routes et édifié les ponts, chassé la maladie, la famine, fait jaillir des pierres la vigne généreuse et les orangers ? Comment oublier que c’est la France, et elle seule, qui a fait gicler du sable du désert le pétrole et le gaz ? Et c’est pour toutes ces réalisations qu’il faudrait demander pardon ? A cela, qu’ont opposé les révolutionnaires ?... La révolte, le terrorisme, l’abomination et pour finir, la dilapidation de l’héritage « colonial ».
Avant que la France ne vienne dans ce pays, les autochtones jouissaient-ils de toutes ces réalisations ? Les avaient-ils réalisées ? La France les en avait-t-elle privées ? La réponse est NON ! Et ce qu’ils n’ont pas su faire eux-mêmes en tant de siècles, voici qu’ils se l’approprient aujourd’hui et qu’ils accusent la France de n’avoir rien fait pour eux en 132 ans… Dès lors, les voix des apparatchiks du FLN, au pouvoir depuis 1962, conscients de leur responsabilité dans la misère qui frappe le peuple, n’ont de cesse de façonner les esprits en utilisant invariablement ce même refrain, vieux d’un demi siècle, qui répète sans cesse que les Français sont des ravisseurs et des bourreaux, qu’ils ont dévasté par le fer et par le feu la patrie algérienne en pillant ses richesses et exigent aujourd’hui réparation et repentance.

Dans les livres d’histoire, écoliers et étudiants retiennent de l’armée française, qu’elle ne s’est strictement et uniquement livrée qu’à des exactions envers la population civile algérienne. C’est proprement odieux ! A l’inverse, rien n’apparaît sur les bienfaits de la Pacification et sur le bien-être que cette armée-là a apporté à l’homme du Bled. Sur les réalisations précitées, rien n’est mentionné. L’Histoire de l’Algérie rapportée par les livres est une Histoire tronquée, falsifiée, vide de toute vérité vraie et injurieuse vis-à-vis de ces milliers d’hommes et de femmes, Européens et Musulmans, qui ont œuvré de concert pour sortir ce pays du cadre moyenâgeux qui était le sien en 1830. Et il se trouve des Français pour soutenir les thèses diffamatoires du FLN !... des nigauds de naissance, champions des « droits de l’homme », de « l’antiracisme » et de « l’antifrance » qui demandent à grands cris la « révision des livres d’histoire ».

« Rien n’est plus dangereux au monde que la véritable ignorance et la stupidité consciencieuse » a écrit Martin Luther King…

Dès lors, que peuvent bien retenir les jeunes enfants dès leur scolarité ? Une histoire de France faite d’intolérance, d’inégalités, de compassion excessive, de récriminations et d’accusations qui ne manqueront pas de marquer à jamais leur esprit et d’entacher durablement l’image qu’ils se feront désormais de leur pays. « Vous tenez en vos mains, l’intelligence et l’âme des enfants. Vous êtes responsables de la Patrie. Les enfants qui vous sont confiés… ils sont Français et ils doivent connaître la France, sa géographie, son histoire : son corps et son âme », déclarait Jean Jaurès… ce que dénia Jacques Chirac en interdisant les cérémonies en mémoire de l’Empereur Napoléon Bonaparte au nom du complexe des conquêtes des siècles passés…

Quant aux immigrés, comment les encourager à s’intégrer à une nation qui n’a de cesse de culpabiliser et de se mépriser elle-même ? Dans le journal « Le Monde » du 21 janvier 1992, Michel Serres suppliait les journalistes : « Si vous pouviez… de temps en temps dire un peu de bien de la France ! » Et en 1947, déjà, Raymond Aron déclarait : « La vanité française consiste à se reprocher toutes les fautes sauf la faute décisive : La paresse de la pensée ».

« Je vous laisse deviner ce qui se passe lorsqu’un peuple estime que ses élites ne le représentent plus, ne défendent plus son identité, ne défendent plus ce qu’il est, eh bien l’étape suivante, c’est que le peuple reprend son destin en main » a lancé, en guise d’avertissement, Malika Sorel.

Quant aux adeptes de la « repentance » et de l’anticolonialisme, ils devraient s’inspirer de cette cinglante leçon d’histoire que nous donne Walter Williams, Africain-Américain et professeur d’économie à l’université George Mason de Virginie (Etats-Unis) : « Peut-être que votre professeur d’économie vous a enseigné que la pauvreté du Tiers-Monde est l’héritage de la colonisation. Quel non-sens ! Le Canada a été une colonie, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou Hong-Kong. En fait le pays le plus riche du monde, les Etats-Unis, fut jadis une colonie. Par contraste, l’Ethiopie, le Liberia, le Tibet, le Sikkim, le Népal et le Bhoutan ne furent jamais colonisés et pourtant ils abritent les populations les plus pauvres du monde… » Mortifiant sujet de réflexion…

José CASTANO

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MessagePosté le: Dim 19 Fév - 18:20:30 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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Je reprends volontairement le dernier paragraphe qui est une gifle à la face de Oui-Oui

Citation:
Quant aux adeptes de la « repentance » et de l’anticolonialisme, ils devraient s’inspirer de cette cinglante leçon d’histoire que nous donne Walter Williams, Africain-Américain et professeur d’économie à l’université George Mason de Virginie (Etats-Unis) : « Peut-être que votre professeur d’économie vous a enseigné que la pauvreté du Tiers-Monde est l’héritage de la colonisation. Quel non-sens ! Le Canada a été une colonie, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou Hong-Kong. En fait le pays le plus riche du monde, les Etats-Unis, fut jadis une colonie. Par contraste, l’Ethiopie, le Liberia, le Tibet, le Sikkim, le Népal et le Bhoutan ne furent jamais colonisés et pourtant ils abritent les populations les plus pauvres du monde… »

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MessagePosté le: Dim 19 Fév - 19:34:18 (2017) Répondre en citant
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Citation:
La phrase du jour
“ En 1960, 38 % des garçons musulmans et 23 % des filles fréquentaient l’école, pourcentage qui était supérieur à Alger où 75 % des garçons musulmans et 50 % des filles étaient scolarisés, Européens et Arabes étant mêlés sur les bancs des écoles au moment où, dans maints États américains, la ségrégation sévissait encore entre Blancs et Noirs. Peut-être l’ancien ministre faisait-il encore allusion à la médecine coloniale. L’École de médecine d’Alger a été fondée moins de trente ans après la conquête. En 1860, le taux de mortalité infantile pouvait atteindre les 30 % dans la population algérienne. En 1954, il sera descendu à 13 %, pourcentage certes trop élevé, mais qui témoignait quand même d’un progrès. C’est à Constantine, en 1860, qu’Alphonse Laveran a identifié l’agent du paludisme, ce qui lui vaudra le prix Nobel de médecine en 1907. À l’école ou à l’hôpital, où était le crime contre l’humanité dans l’Algérie française ? ”

L’historien Jean Sévilla, au sujet des propos d’Emmanuel Macron sur la colonisation, dans le Figaro.

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Citation:
Alors qu'Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de crime contre l'humanité, Jean Sévillia explique pourquoi une telle déclaration est un non-sens historique. L'historien estime que l'on ne peut pas jeter ainsi «l'opprobre sur les Européens d'Algérie, les harkis, et leurs descendants».

FIGAROVOX. - Lors de son déplacement en Algérie, Emmanuel Macron a accordé un entretien à la chaîne Echorouk News où il qualifie la colonisation d'«acte de barbarie» et de «crime contre l'humanité». Ces qualifications morale et juridique ont-elles un sens historiquement?

Jean SÉVILLIA. - Sur le plan juridique, la première définition du crime contre l'humanité a été donnée en 1945 par l'article 6 de la Charte de Londres qui instituait le Tribunal militaire international, instance qui allait juger les chefs nazis à Nuremberg. Étaient visés «l'assassinat, l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain inspirés par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisés en exécution d'un plan concerté à l'encontre d'un groupe de population civile». D'autres textes affineront la définition, comme le statut de Rome créant la Cour pénale internationale, en 1998, sans en changer l'esprit. Or la colonisation est le fait de peupler un pays de colons, de le transformer en colonie, voire, nous dit le dictionnaire le Robert, de procéder à son «exploitation» afin de le «mettre en valeur».

Historiquement parlant, à l'évidence, la colonisation suppose un rapport de domination du colonisateur envers le colonisé, variable en intensité et en durée selon les lieux où elle s'est déroulée, mais elle n'a pas pour but d'exterminer les colonisés, ce qui, sans parler de l'aspect moral, n'aurait même pas été de l'intérêt matériel du colonisateur. Parfois, dans les périodes d'installation du colonisateur, et cela a été le cas, en Algérie, la colonisation est passée par une guerre de conquête, avec son lot de violences inhérentes à toute guerre. Les travaux d'historiens comme Jacques Frémeaux ou le regretté Daniel Lefeuvre nous ont cependant appris à contextualiser les méthodes d'alors de l'armée française, une armée qui sortait des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, et ont montré qu'Abd el-Kader n'était pas non plus un enfant de chœur quand il combattait les Français. Mais cent trente années de présence française en Algérie ne se résument ni à la guerre de conquête des années 1840 ni à la guerre d'indépendance des années 1950. Il y a un immense entre-deux qui a duré un siècle, avec ses échecs, ses pages grises, mais aussi ses réussites, ses motifs de fierté.

Qualifier la colonisation d'acte de barbarie ou de crime contre l'humanité est un non-sens historique, un jugement sommaire, manichéen, qui passe sous silence la part positive de l'Algérie française, celle qui a conduit des Algériens musulmans à croire à la France et à s'engager pour elle. L'histoire a pour but de faire la vérité et non de jeter de l'huile sur le feu, mais, s'agissant de «barbarie», on pourrait rappeler que, dans les événements tragiques de la fin de l'Algérie française, des Européens d'Algérie ou des musulmans fidèles à la France ont été victimes d'actes aujourd'hui constitutifs du crime contre l'humanité. Si on veut vraiment faire de l'histoire, il faut tout mettre à plat.

Dans cet entretien, Emmanuel Macron est revenu sur ses propos parus dans Le Point en novembre 2016 qui ont été «sortis de leur contexte», notamment quand il évoquait les «éléments de civilisation» apportés par la colonisation française. Comment comprenez-vous cette expression d'«éléments de civilisation»?

Je suppose qu'Emmanuel Macron faisait alors allusion, par exemple, à l'œuvre d'enseignement menée par la France en Algérie, certes avec retard, un retard dû à l'impéritie de la IIIe puis de la IVe République. En 1960, 38% des garçons musulmans et 23% des filles fréquentaient l'école, pourcentage qui était supérieur à Alger où 75% des garçons musulmans et 50% des filles étaient scolarisés, Européens et Arabes étant mêlés sur les bancs des écoles au moment où, dans maints États américains, la ségrégation sévissait encore entre Blancs et Noirs. Peut-être l'ancien ministre faisait-il encore allusion à la médecine coloniale. L'École de médecine d'Alger a été fondée moins de trente ans après la conquête. En 1860, le taux de mortalité infantile pouvait atteindre les 30 % dans la population algérienne. En 1954, il sera descendu à 13 %, pourcentage certes trop élevé, mais qui témoignait quand même d'un progrès. C'est à Constantine, en 1860, qu'Alphonse Laveran a identifié l'agent du paludisme, ce qui lui vaudra le prix Nobel de médecine en 1907. À l'école ou à l'hôpital, où était le crime contre l'humanité dans l'Algérie française?

Ajoutant que l'on ne construit rien sur «la culture de la culpabilisation», l'ancien ministre de l'Économie précise aujourd'hui: «La France a installé les droits de l'Homme en Algérie, mais elle a oublié de les lire». Ne peut-il pas ainsi réconcilier l'opposition entre les partisans de l'excuse et les critiques de la repentance?

Il est certain que défendre un minimum l'œuvre française en Algérie tout en flattant un maximum les contempteurs de la colonisation française est un exercice qui demande de la souplesse. Mais je laisse les commentateurs de l'actualité analyser les balancements contraires d'Emmanuel Macron, spécialiste du rien-disant destiné à contenter tout le monde afin d'attirer un maximum de voix. Je rappellerai seulement que l'histoire électorale française, depuis un siècle et demi, a vu régulièrement surgir du paysage politique des personnages de ce type et jouer les hommes providentiels dont de braves citoyens attendaient tout. La société du spectacle y ajoute une dimension où il faut avoir la gueule de l'emploi: être jeune et beau. Ce sont des phénomènes sans enracinement dans la société, et par-là éphémères.

Comment expliquez-vous que la «colonisation» suscite encore aujourd'hui un tel débat dans l'opinion publique? Est-ce le signe de la crise identitaire que traverse le pays?

L'opinion me paraît plutôt indifférente à la question: déjà, dans les années 1950-1960, elle était de plus en plus hostile à l'Algérie française qui exigeait des sacrifices que plus personne n'avait envie de supporter. Mais en France, l'esprit de repentance permet à certains réseaux d'attiser la détestation de notre passé, phénomène de haine de soi qui conduit à dissocier la nation. Et en Algérie, la dénonciation de la colonisation française cela fait partie des fondamentaux du pouvoir actuel qui s'est construit sur toute une mythologie autour de la guerre d'indépendance. Le drame nous revient en ricochet par les jeunes Français d'origine maghrébine qui ont été élevés avec l'idée que la France aurait commis des crimes à l'égard de leurs aïeux. Comment pourraient-ils aimer la France dans ces conditions, comment pourraient-ils se reconnaître dans notre passé? C'est un chemin difficile mais il n'y en a pas d'autre: il faut faire toute la vérité sur la relation franco-algérienne à travers la durée et à travers la multiplicité de ses facettes. On pourra regarder en face l'histoire de la présence française en Algérie dans sa totalité le jour où l'opprobre ne sera plus jeté par principe sur les Européens d'Algérie et les harkis, et leurs descendants.



Source : Figaro Vox

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_ Aujourd'hui sur ma page FB, je suis sorti de mon devoir de réserve, je ne peux tolérer que l'on insulte les français, l'Armée française, les trous du cul doivent la fermer, c'est tout !


                 RÉACTION de Bernard LUGAN aux propos tenus par M MACRON.

Posté le lundi 20 février 2017


 
 
 
Lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron,
Homme politique né d’une PMA
entre le grand capital et les Minotaures de la repentance

 
 
 
Lancé sur le marché politique tel un nouveau smartphone, vous êtes, Monsieur Macron, un ignorant butor dont les propos concernant la colonisation sont doublement inadmissibles.
1-En premier lieu parce qu’ils furent tenus à Alger, devant ces rentiers de l’indépendance qui, pour tenter de cacher leurs échecs, leurs rapines et la mise en coupe réglée de leur pays, mettent sans cesse la France en accusation.
Certains qui, parmi votre auditoire, applaudirent à vos propos d’homme soumis (cf. Houellebecq), et devant lesquels vous vous comportâtes effectivement en dhimmi, sont en effet ceux qui, le 1er novembre 2016, publièrent un communiqué exigeant que la France :

« (…) présente des excuses officielles au peuple algérien pour les crimes commis durant les 132 ans de colonisation et pour les crimes coloniaux perpétrés à l’encontre du peuple algérien afin de rappeler les affres de la répression, de la torture, de l’exil, de l’extermination et de l’aliénation identitaire car l’histoire du colonialisme restera marquée par ses crimes de sang et ses pratiques inhumaines ».

Candidat à la présidence de la République française, vous avez donc donné votre caution à de telles exigences autant outrancières qu’insultantes. Ce faisant, vous vous êtes fait le complice des pressions et chantages que l’Algérie exerce à l’encontre de la France afin d’obtenir d’elle une augmentation du nombre des visas ou tel ou tel avantage diplomatique ou financier. En d’autres temps, vous auriez donc pu être poursuivi pour « Atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ».
2-Ensuite parce que vos propos constituent non seulement un recul de l’état des connaissances, mais également le viol de ce consensus historique auquel étaient arrivés les historiens des deux rives de la Méditerranée. Or, par ignorance ou par misérable calcul électoraliste, vous les avez piétinés.
Au nom de quelle légitimité scientifique avez-vous d’ailleurs pu oser les tenir ? Avez-vous seulement entendu parler des travaux de Jacques Marseille, de ceux de Daniel Lefeuvre ou encore des miens ?
Oser parler de « crime contre l’humanité », maladroitement rectifié en « crime contre l’humain », au sujet de la colonisation revient en réalité à classer cette dernière au niveau des génocides du XXe siècle, ce qui est proprement scandaleux. Sur ce terrain, vous voilà donc encore plus en pointe que Christiane Taubira, ce qui n’est pas peu dire...
Pierre Vidal-Naquet, pourtant militant de la décolonisation et « porteur de valises » assumé du FLN écrivait à ce sujet :

« Assimiler peu ou prou le système colonial à une anticipation du IIIe Reich est une entreprise idéologique frauduleuse, guère moins frelatée que l’identification, à Sétif, (…)  de la répression coloniale aux fours crématoires d’Auschwitz et au nazisme (…). Ou alors, si les massacres coloniaux annoncent le nazisme, on ne voit pas pourquoi la répression sanglante de la révolte de Spartacus, ou encore la Saint-Barthélemy, ne l’auraient pas tout autant annoncé… En histoire, il est dangereux de tout mélanger. Un sottisier peut-il tenir lieu d’œuvre de réflexion ? (…) L’air du temps de la dénonciation médiatique (…), le contexte social, économique et politique actuel est encore fécond qui continuera à générer de telles tonitruances idéologiques à vocation surtout médiatique ».  J’ajoute électoralistes.
Vous devriez pourtant savoir, Monsieur le candidat à la présidence de la République, qu’en créant l’Algérie, la France donna un nom à une ancienne colonie ottomane, traça ses frontières, unifia ses populations, y créa une administration et toutes ses infrastructures.
Ce faisant, y aurait-elle commis  un « crime contre l’humanité » ou « contre l’humain » ? Les chiffres de l’accroissement de la population ne semblent pas l’indiquer puisqu’en 1830, la population musulmane de l’Algérie n’excédait pas 1 million d’habitants alors qu’en 1962 elle avait bondi à 12 millions.
Serait-ce donc en commettant des « crimes contre l’humanité » que la France, ses médecins et ses infirmiers soignèrent et vaccinèrent les populations et firent reculer la mortalité infantile ? Serait-ce parce qu’elle commettait des « crimes contre l’humain » que chaque année, à partir du lendemain du second conflit mondial, 250 000 naissances étaient comptabilisées en Algérie, soit un accroissement de 2,5 à 3% de la population, d’où un doublement tous les 25 ans ? A ce propos, relisons René Sédillot :
« La colonisation française a poussé l’ingénuité - ou la maladresse - jusqu’à favoriser de son mieux les naissances : non seulement par le jeu des allocations familiales, mais aussi par la création d’établissements hospitaliers destinés à combattre la stérilité des femmes. Ainsi, les musulmanes, lorsqu’elles redoutaient d’être répudiées par leurs maris, faute de leur avoir donné des enfants, trouvaient en des centres d’accueil dotés des moyens les plus modernes tout le secours nécessaire pour accéder à la dignité maternelle. (…) » (L’histoire n’a pas de sens, Paris, 1965, page 71).
 Enfin, puisque vos propos indécents tenus à Alger obligent à faire des bilans comptables, voici, Monsieur le candidat à la présidence de la République, celui qui peut être fait au sujet de l’Algérie française : en 132 années de présence, la France créa l’Algérie, l’unifia, draina ses marécages, bonifia ses terres, équipa le pays, soigna et multiplia ses populations, lui offrit un Sahara qu’elle n’avait jamais possédé après y avoir découvert et mis en exploitation les sources d’énergie qui font aujourd’hui sa richesse.
Comme je ne cesse de l’écrire depuis des années, en donnant l’indépendance à l’Algérie, la France y laissa 70 000 km de routes, 4 300 km de voies ferrées, 4 ports équipés aux normes internationales, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels qui étaient propriété de l’Etat français ; 31 centrales hydroélectriques ou thermiques ; une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., des milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités. Dès l’année 1848, et alors que la conquête de l’Algérie était loin d’être achevée,
 
16 000 enfants en  majorité musulmans étaient scolarisés. En 1937 ils étaient 104 748, en 1952 400 000 et en 1960 800 000 avec presque 17 000 classes, soit autant d’instituteurs dont les 2/3 étaient Français (Pierre Goinard, Algérie : l’œuvre française. Paris,  1986).

En 1962, il y avait en Algérie, un hôpital universitaire de 2 000 lits à Alger, trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, 14 hôpitaux spécialisés et 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants.
Tous ces équipements, toutes ces infrastructures, tous ces établissements ainsi que les personnels qui les faisaient fonctionner avaient été payés par la France et avec l’argent des Français.


            Monsieur le candidat à la présidence de la République, je vous poste ce jour en RAR mon dernier livre « Algérie, l’histoire à l’endroit » [1], afin que vous puissiez mesurer l’abîme séparant la réalité historique de vos inacceptables propos.
 
 
Bernard LUGAN
contact@bernard-lugan.com

[1] Ce livre est uniquement disponible via l’Afrique Réelle. Pour le commander :http://bernardlugan.blogspot.fr/2017/02/nouveau-livre-de-bernard-lugan-algerie.html
 
 http://www.asafrance.fr/item/reaction.html

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