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Jean-Jacques Susini est décédé
MessagePosté le: Sam 15 Juil - 23:20:01 (2017) Répondre en citant
caporal_épinglé
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*
_ Jean-Jacques Susini est décédé.



                            



Jean-Jacques Susini, cofondateur de l'Organisation Armée Secrète avec Pierre Lagaillarde. est mort hier, le 3 juillet.
Né à Alger le 30 juillet 1933, Jean-Jacques Susini obtient son baccalauréat en 1948 après des études au collège Notre Dame d’Afrique. Il quitte l’Algérie à 18 ans pour mener ses études de médecine à Strasbourg, puis à Lyon où il est inscrit aux Jeunes du R.P.F.. Militant activement en faveur de l’Algérie Française, il retourne en Algérie à la fin de 1958 et y prend les responsabilités de la propagande et de l’action politique au sein du Front National Français. Elu président de l’Association Générale des Etudiants d’Algérie en 1959, il est l’un des principaux acteurs (avec Pierre Lagaillarde et Joseph Ortiz) de l’insurrection des « Barricades » de janvier 1960 à Alger.

En détention préventive pendant 9 mois à la maison d’arrêt de la Santé, il fait, en novembre 1960, une déclaration à son procès sous forme de manifeste révolutionnaire. Condamné à deux ans de prison avec sursis en dépit d’un réquisitoire sévère, bénéficiant d’une liberté provisoire, il s'enfuit et trouve asile en Espagne.

Il s’installe en Espagne et participe à la création de l’O.A.S. avec Pierre Lagaillarde au début de 1961.
Jean-Jacques Susini est reçu par le général Salan le 19 décembre 1960 à l’hôtel Princesa à Madrid. C’est la première fois que les deux hommes se rencontrent. Jean-Jacques Susini a 27 ans, Raoul Salan a 60 ans et il est conquis par l’agilité d’esprit et les analyses de son interlocuteur. Il dirigera l’Action psychologique et la propagande (A.P.P) de l'organisation.
S’étant mis à la disposition du général Salan à Madrid, il rejoint Alger en avion privé avec ce dernier et le capitaine Ferrandi, le dimanche 23 avril 1961.

Après l’échec du « Putsch d’Alger », il s’enfonce dans la clandestinité et prend à Alger les responsabilités de l’action psychologique et politique de l’O.A.S. sous les pseudonymes de Boumendjel, Jeannette, Janine ou R19.

Jean-Jacques Susini est très actif auprès du chef de l’O.A.S. Il prend fréquemment des initiatives personnelles et rédige en particulier la lettre du général Salan publiée par « Le Monde » en septembre 1961 et l’instruction O.A.S. n° 29 du 23 février 1962 ayant pour objectif de créer une situation insurrectionnelle en Algérie dès la signature du cessez-le-feu avec le F.L.N.(qui interviendra le 19 mars 1962)

Après l’arrestation de Raoul Salan en avril 1962, il devient responsable de l’O.A.S. pour Alger et Constantine.
Il engage et mène les négociations O.A.S.- F.L.N. en juin 1962 qui aboutissent aux accords « Susini-Mostefaï », lesquels ne seront pas appliqués en raison de l’effondrement du G.P.R.A. et de la prise de pouvoir par Ben Bella à l’été 1962.

Il quitte l’Algérie pour l’Italie à la fin de juillet 1962. Il est soupçonné d’y avoir préparé, en particulier, l’attentat dit « du Mont Faron » du 15 août 1964 contre le général De Gaulle à Toulon, attentat qui échoue au mémorial du Mont Faron dominant Toulon. Une bombe placée dans une jarre n'explosa pas et fut découverte quelques jours plus tard. D'après Jacques Delarue (L'OAS contre de Gaulle, Fayard, 1994), cet attentat avait été organisé par Jean-Jacques Susini et Gilles Buscia.

Condamné à mort par deux fois par la Cour de sûreté de l’Etat, il revient en France après l’amnistie de 1968. Amnistié sur décision du général de Gaulle en 1968, avec les autres dirigeants de l'O.A.S. encore incarcérés, il revient en France, mais, soupçonné d’avoir commandité un hold-up, il est à nouveau arrêté en mars 1970 et placé seize mois en détention provisoire avant d’être acquitté.

En octobre 1972, il est à nouveau arrêté et placé en détention provisoire pendant deux ans pour avoir organisé l’enlèvement et la disparition du colonel Raymond-Jean Gorel ex-trésorier de l’O.A.S (amnistié avant son jugement par une loi votée, suite à l'élection de François Mitterrand).
Il y termine ses études de médecine et obtient un D.E.A. de sciences économiques. Propriétaire et dirigeant d’une entreprise de sécurité, il se présente sous l’étiquette du Front National aux élections législatives à Marseille en 1997 et obtient 45% des suffrages au deuxième tour.
Jean-Jacques Susini est l’auteur d’une « Histoire de l’O.A.S. » dont seul le premier tome, couvrant la période de mai à juillet 1961, a été publié dans la collection « Taglaïts » aux Editions de La Table Ronde en 1963.
RIP

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2017/07/04/jean-jacques-sus…

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En avant toujours, repos ailleurs !



_ Quand j'entends le mot culture, je charge mon revolver !
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MessagePosté le: Sam 15 Juil - 23:20:01 (2017)
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Jean-Jacques Susini est décédé
MessagePosté le: Dim 16 Juil - 08:45:28 (2017) Répondre en citant
possum
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J'ai à peu près tout entendu sur Susini, depuis des dithyrambes, jusqu'à l'éreintement, y compris d'anciens de l'OAS.

RIP

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La rue appartient à celui qui y descend...

Jean-Jacques Susini est décédé
MessagePosté le: Mar 18 Juil - 10:57:41 (2017) Répondre en citant
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RIP. Au moins, lui, n'a pas baissé les bras devant la trahison gaullienne.

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MessagePosté le: Mar 18 Juil - 11:00:53 (2017) Répondre en citant
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MessagePosté le: Mar 18 Juil - 11:02:34 (2017) Répondre en citant
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Citation:
Jean-Jacques SUSINI, l’un des derniers « patriotes » de l’Algérie Française, membre fondateur de l’OAS, nous a quittés ce 3 juillet 2017.

Je l’ai rencontré pour la première fois derrière les barricades d’Alger, en janvier 1960, elles avaient été organisées par lui-même en compagnie de Pierre Lagaillarde et Joseph Ortiz.

Né à Alger le 30 juillet 1933, son père, qui était cheminot, fut le fondateur de Force Ouvrière Algérie et ne cachait pas son attachement à l’indépendance du pays.

Jean-Jacques était alors président de l’Association Générale des Étudiants d’Algérie.

Arrêté après la reddition des barricades et transféré à la prison de la Santé, à Paris, il profitera d’une permission de sortie pour s’évader et rejoindre l’Espagne.

Je l’ai retrouvé à Madrid, en mars 1961, lorsque je me suis rendu, sur ordre de M. Georges Bidault, afin de lui rendre compte de la création de l’OAS (Organisation Armée Secrète), à laquelle Susini participait avec le général Raoul Salan, Pierre Lagaillarde, Joseph Ortiz, le capitaine Ferrandi et quelques autres.

Jean-Jacques Susini rejoindra Alger, en compagnie du général Salan et du capitaine Ferrandi, le lendemain de la naissance du « putsch des généraux », donc le 23 avril 1961.

Il sera membre du Conseil Supérieur de l’OAS avec le général Gardy, le colonel Godart, le colonel Gardes et le docteur Jean-Claude Pérez.

Susini sera chargé de diriger le service d’action psychologique. Il ne démentira pas ses contacts au plus haut niveau de l’Etat français et la complicité des services de contre-espionnage.

Il jouera un rôle très important lors des derniers jours de l’OAS, et de l’Algérie française, en rencontrant les principaux représentants du FLN, Abderrahmane Farès et Chawki Mostefaï, missionnés par le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, qui acceptaient de reconnaître l’OAS comme unique « porte-parole » des Européens d’Algérie et cela contre l’avis des autres membres du Conseil qui estimaient, à juste titre, qu’il s’agissait de négociations sans avenir.

Manipulé très certainement par Jacques Chevalier, le très libéral maire d’Alger (qui se convertira à la religion musulmane, après l’indépendance) « sous-marin » de la CIA et de Washington qui refusaient de voir l’Algérie indépendante tombée immédiatement sous le joug des Russes.

Une trêve des attentats est instaurée dès le 1er juin 1962, après un accord total mais elle est sans lendemain car ces deux responsables du FLN sont mis sur la touche par Ben Bella et l’état-major de l’ALN qui prend les commandes et c’est la reprise de la « terre brûlée » jusqu’à la dernière heure.

Jean-Jacques Susini fuit alors en Italie, le 20 juillet 1962, où il se « cachera » durant 5 années sous une fausse identité. Il est présumé être l’organisateur, avec Gilles Buscia, de l’attentat manqué contre de Gaulle, en août 1964 au Mont-Faron, près de Toulon.

Par deux fois il sera condamné à mort par contumace par la Cour de sûreté de l’état.

Quand on lui posa la question, lors de son procès : pourquoi vouloir attenter à la vie du général, vous qui avez été un fervent gaulliste et membre du RPF ? Susini répondit : « parce qu’il a été le responsable de tout ce qui nous est arrivé car nous avons cru en sa parole ».

Amnistié une première fois, en 1968, par de Gaulle, Susini est arrêté en mars 1970, pour une affaire assez trouble d’attaque dans le but de récupérer une partie du « trésor » de l’OAS, il sera acquitté par la Cour d’Assises des Bouches-du-Rhône, après 16 mois de détention provisoire.

Dès sa libération, il est de nouveau interpellé en octobre 1972 car suspecté d’avoir enlevé le colonel Raymond Gorel, ex-trésorier de l’OAS, il sera une nouvelle fois acquitté après une détention provisoire de deux années.

Et définitivement amnistié, en 1981, par François Mitterrand.

Manuel Gomez



Source : site pied noir

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MessagePosté le: Jeu 20 Juil - 11:24:32 (2017) Répondre en citant
Bonne Maman
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Citation:
Décès de Jean-Jacques Susini

Qui était-il, vraiment ? Forte per­sonnalité, intelligence supérieure, grande culture historique, volonté sans faille, sont quelques-uns des traits caractérisant l’orateur hors pair et l’homme d’action qu’il était.
Bachelier à 15 ans, il préside à 26 ans l’association générale des étu­diants d’Algérie. Il est l’un des diri­geants de l’insurrection d’Alger de janvier 1960, « la Semaine des barri­cades ». Passant sur les conseils de modération des avocats, il fait, au tribunal qui le juge, une déclaration ardente en forme de manifeste poli­tique radical. Mis en liberté provi­soire en décembre 1960, il rejoint clandestinement Madrid. Il y gagne la confiance et l’estime du général Salan qui dira de lui : « C’est avec des garçons de cette classe que nous ferons quelque chose. » En fé­vrier 1961, toujours à Madrid, avec Pierre Lagaillarde, il fonde l’Organi­sation Armée Secrète, dont les termes choisis sont un appel à la ré­sistance. Avec le général Salan, à bord d’un petit avion de tourisme, il gagne Alger le 23 avril 1961. Alors que le putsch bat de l’aile, il s’em­ploie à convaincre le général Challe de ne pas renoncer — il obtient un sursis d’une journée. Responsable de l’action psychologique et politique de l’OAS, il inspire la politique du général Salan en rédigeant de nom­breux courriers, au premier ministre Michel Debré, au directeur du Monde, aux parlementaires, aux évêques, aux maires…
Lorsque l’action conjuguée du pouvoir gaullien et du FLN a raison de l’Algérie française, tenant compte des réalités, Susini — il n’a pas 28 ans — négocie avec des représentants du FLN, le docteur Mostefai en tête, un accord donnant aux Européens d’Algérie des garanties dans une Al­gérie indépendante. Ces accords n’auront pas d’application, la clique arabo-islamiste de Ben Bella prenant le pouvoir.
Exilé en Italie après juillet 1962, il monte plusieurs complots ayant pour cible le chef de l’Etat. Il y écrit un premier tome de l’Histoire de l’OAS.
Michel Déon, chargé par son édi­teur, Roland Laudenbach, de re­nouer avec Susini en vue d’un deuxième tome, le retrouve en dé­cembre 1963 à Rome. Il le décrit :
« Toujours le même, beau visage in­tact, un blond guerrier froid et calme jusqu’au moment où, se sen­tant en sécurité, sa parfaite méca­nique dialectique se met en route avec une conviction que rien ne peut ébranler. »
En 2015, l’auteur des Poneys Sau­vages, son aîné de quatorze années, toujours fasciné par sa personnalité, la rapprochait par certains aspects de celle de Vladimir Poutine. Et il ajou­tait : « Dans d’autres circonstances, Jean-Jacques Susini aurait eu un des­tin exceptionnel. »
Jean-Jacques Susini est mort, éternel jeune homme tourné vers l’avenir. Ses convictions, sans pas­séisme, étaient toujours aussi fermes.

Bernard Zeller



Source : Présent

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:18:24 (2017)
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