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Forum du Pays Réel et de la Courtoisie - FPRC :: Le coin de la mémoire ... en 2018
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Le coin de la mémoire ... en 2018
MessagePosté le: Sam 6 Jan - 01:12:08 (2018) Répondre en citant
caporal_épinglé
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CEFEO et combattants d'Indochine- Musée

2 Janvier, 09:31

 Cela aussi, il faut le dire et le faire savoir…

                                           


Les grandes dames de Diên Biên Phu,

Il y a celles dont on ne parlait jamais, dont on parlera si peu, les petites p*** des BMC (Bordel Militaire de Campagne).
La bataille de Diên Biên Phu, du 13 mars au 7 mai 1954, a fait, côté français, 16 000 morts, blessés et prisonniers, et marqué la fin de la guerre d’Indochine et le retrait de la puissance coloniale française. Jacques Chirac a rendu hommage aux vétérans et aux « gueules cassées » et à Geneviève de Galard, infirmière-chef du camp retranché qui resta jusqu’au bout pour s’occuper des blessés et des agonisants, tandis que le colonel de Castries était retranché dans son QG souterrain et ne prit pas la peine de rendre visite aux blessés.

Geneviève de Galard était-elle seule ? L’hommage rendu aux combattants a pudiquement passé sous silence celles qui l’aidèrent : les pensionnaires des BMC (bordels militaires de campagne) installés par une armée soucieuse du moral des troupes. Françaises, Maghrébines ou Annamites, ces très grandes dames furent, aux dires des survivants, admirables de courage, bravant le feu et la mitraille pour venir au secours des soldats. Aucune n’a survécu. Prisonnières du Vietminh, les unes, d’origine vietnamienne, ont été exécutées. Les autres ont été victimes des mauvais traitements de leurs geôliers. Aujourd’hui encore, aux yeux de certains, elles ne sont pas présentables. La morale est sauve .

Lors de la chute du camp de Dien Bien Phu, la plupart ont été capturées.
Les Algériennes ont été libérées, tout au moins celles qui ont survécu au siège puis à la longue marche et à la détention. Les Vietnamiennes ont disparu, toutes et pour toujours.

Un journaliste, Alain Sanders, rencontrant des années plus tard le docteur Grauwin (médecin chef du camp), lui demande s'il a connu le sort des prostituées du BMC de la Légion, les Vietnamiennes donc, dont plus personne n'a plus entendu parler.
- Docteur Grauwin " Ces filles étaient des soldats. De vrais soldats Elles se sont conduites de façon remarquable. Tous mes blessés, tous mes amputés, mes opérés du ventre étaient à l'abri dans des trous souterrains. Et il fallait qu'ils pissent, qu'ils fassent leurs besoins, qu'ils fassent un peu de toilette . Ce sont ces femmes, ces prostituées transformées en " anges de la miséricorde " qui m'ont aidé à les aider, qui ont permit à nos blessés de supporter leurs misères. Elles les ont fait manger, boire, espérer contre toute espérance "

De la suite, de leur agonie, il n'y a plus de témoins directs, simplement le récit que Grauwin a recueilli plus tard, parce qu'un commissaire politique, dans un camp, a parlé de ces femmes à un prisonnier :
Pourquoi un commando de femmes contre nous ?
- Il n'y avait pas de tel commando
- Si, elles nous ont tirées dessus
Ainsi donc, les filles des BMC, infirmières au plus fort de la tragédie, auraient-elles aussi pris les armes lorsqu'elles n'ont plus eu d'espérance à offrir.
Grauwin sait qu'elles ont été rossées, tabassées, affamées.
Elles n'ont cessé de crier à leurs bourreaux qu'elles étaient françaises qu'à l’instant où elles ont reçu, l'une après l'autre, une balle dans la nuque.
________________________________________________
Les femmes vietnamiennes présentes dans la vallée.
Sur les centres de résistance « Béatrice » et « Gabrielle »2, avaient été installés des BMC3.
Celui de « Béatrice », tenu par un bataillon de la 13e DBLE était constitué d’une quinzaine de prostituées vietnamiennes.
Celui de « Gabrielle », tenu par un bataillon de tirailleurs algériens, par autant de jeunes femmes nord-africaines.
Lorsque « Béatrice » a été attaquée, le chef de bataillon Pégot, qui commandait cette position, a aussitôt ordonné aux femmes de rejoindre le centre du camp, pour les soustraire aux combats.

Lorsqu’elles parvinrent au réduit central, le colonel de Castries leur ordonna de prendre le prochain avion qui décollerait et de rentrer à Hanoï.
Elles refusèrent toutes et réclamèrent de demeurer au service des soldats français, comme aides-soignantes, lavandières, cuisinières ou porteuses de colis.
Elles restèrent donc et, jusqu’à la fin de la bataille, déployèrent des trésors de dévouement, auprès notamment des blessés.

Vers la fin, elles se transformèrent en infirmières de fortune.
Avec dévouement, elles ont tenus des mains d'agonisants, elles ont rafraichit des fronts d'hommes gémissants, elles ont laves des blesses qui chiaient sur eux, elles ont recueilli des confidences de types qui appelaient leurs mères, elles ont change des pansements puants.
Les Asiatiques, et même les autres, auraient pu déserter et se "refaire une vie" en face en expliquant que ces fumiers de Français les avaient arnaquées.
Quel soldat de DBP aurait tire sur une nana courant les mains en l'air vers les lignes Viets !
Aucun. Mais elles ne l'ont pas fait.

A la chute du camp retranché, elles furent capturées par les soldats vietminh et envoyées en camp de détention où nul n’entendit plus jamais parler d’elles.
Il en fut de même pour les prostituées nord-africaines.

Contrôleur général des armées Philippe de Maleissye.
Source : Chemin de mémoire des parachutistes.

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MessagePosté le: Sam 6 Jan - 01:12:08 (2018)
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MessagePosté le: Dim 21 Jan - 01:52:50 (2018) Répondre en citant
Bonne Maman
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Paul Bonnecarrère les évoque dans ses livres sur la Légion et la guerre d'Indochine.
Le livre "j'étais médecin à Dien Bien Phu" de Grauwin est aussi à relire à ce propos.

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MessagePosté le: Dim 28 Jan - 19:11:28 (2018) Répondre en citant
caporal_épinglé
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_  Une escadrille de C47 pour les commémorations du débarquement en 2019

 25 Janvier, _ D-Day 2019



                         


Le 75e anniversaire du D-DAY sera marqué en 2019 par un certain nombre de manifestations. À l’occasion de celles-ci, la société Daks Over Normandy s’est fixé un objectif ambitieux : celui de rassembler une quarantaine de DC3/C47 Dakotas, d’époque et en état de marche, en Normandie.

Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale
Selon Peter Braun, directeur événementiel de la société Daks Over Normandy, les Dakotas retraverseront la Manche, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, pour larguer, le 5 juin 2019 et en un seul trait, environ 300 parachutistes en tenue d’époque sur le sol normand, sur les drop-zones historiques.

Spectacle au sol
À l’aéroport de Duxford (du 2 au 5 juin 2019), comme à celui de Caen-Carpiquet (du 5 au 9 juin 2019), le public pourra, moyennant une entrée payante, se familiariser avec ces avions de légende, qui seront stationnés dans un espace qui leur sera spécialement réservé.

Le grand public pourra ainsi les approcher et même monter à bord de certains. Les parachutistes participant aux sauts se prépareront tous les jours aux pieds des appareils. Coût de l’opération : 2,5 millions d’euros.

DC-3 Pilot Training: "How to Fly the C-47 Troop Carrier Airplane

https://youtu.be/sA_N10PQtl0

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MessagePosté le: Lun 29 Jan - 16:39:47 (2018) Répondre en citant
Bonne Maman
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Citation:
Weygand, le pire ennemi de l'Allemagne
de De Gaulle.

Chef d'état-major du futur maréchal Foch de l914à l918, organisateur de la résistance victorieuse des Polonais à l'Armée rouge en 1920, le général Weygand n'avait exercé que des fonctions honorifiques avant d'être rappelé au service en 1939, à l'exception d'une année . De janvier 1930 à janvier 1931, il fut chef d'état-major général, s'efforçant de vaincre l'indifférence et le pacifisme du pouvoir politique.
En dépit de celui-ci, il conçut et lança la création de la première grande unité blindée française, la Division légère mécanique (DLM), procédant aussi à la modernisation des transmissions et des années antichars.
Alors qu'il avait reçu le commandement de l'année du Levant en août 1939, on sait qu'il se vit confier par Paul Reynaud, en pleine débâcle, les fonctions de généralissime en remplacement de Gamelin à partir du 20 mai 1940.
Malgré l'énergie déployée, il était trop tard pour endiguer le désastre. S'opposant au projet de capitulation de Reynaud, Weygand plaida avec force la nécessité d'un armistice, seul moyen de limiter la catastrophe et de préparer un relèvement.
Tandis qu'il s'efforçait de conjurer l'inéluctable, il ne savait pas que, dans son dos, le général De Gaulle à qui il venait d'accorder ses deux étoiles, et qui était sous-secrétaire d'Etat à la Guerre depuis le 6 juin, complotait pour obtenir son éviction.
Projet sans suite, les candidats se faisant rares. De Gaulle reprochait à Weygand de ne pas avoir soutenu son projet farfelu du «réduit breton », celui d'aller se battre dans une Afrique du Nord dépourvue de troupes, ou encore cette proposition faite par Churchill de transformer Paris en champ de ruines pour y livrer des combats retardateurs.

Autrement dit, il lui reprochait de ne pas prendre très au sérieux ses compétences militaires. On doit admettre que Weygand avait alors des soucis plus urgents que de ménager la susceptibilité extrême de l'obligé de Paul Reynaud. Il devait sérieusement aggraver son cas par la suite. Ayant été nommé ministre de la Guerre dans le gouvernement du maréchal Pétain du 17 juin au 6 septembre 1940, c'est sous son autorité que furent convoqués les deux tribunaux militaires qui jugèrent De Gaulle le 1er juillet et le 2 août 1940. Ayant appris sa condamnation à mort par contumace, le protégé de Churchill répliquera le 12 août à la BBC: « La justice sera rendue quand les chefs français qui se sont montrés indignes d'être des chefs auront été condamnés. [...]
La justice viendra donc. C'est la victoire qui l'apportera!» La victoire identifiée à un règlement de compte, cela laissait bien augurer de l'avenir. Mais Weygand, cette fois encore, avait d'autres préoccupations.
Nommé le 6 septembre 1940 Délégué général du gouvernement en Afrique et commandant en chef, il allait déployer l'activité intense que nous avons déjà évoquée. «Sans Weygand et l'impulsion qu'il donna, écrira le général Boyer de Latour, commandant le 2. Groupement de Tabors marocains, l'armée d'Afrique n'aurait jamais été reconstituée et les troupes françaises n'auraient pu participer à la libération de la Patrie.

Weygand a fondé l'outil, Juin s'en est servi en Italie, de Lattre et Leclerc en France. Mais il faut bien se rendre compte que sans Weygand, la 2e DB du général Leclerc n'aurait pas existé [....]
De même, il n'aurait pas été possible de constituer le CEF en Italie et la 1ère Armée française.» Simultanément, Weygand accordait son soutien a Robert Murphy, envoyé spécial du président Roosevelt en Afrique du Nord, permettant l'implantation de douze vice-consuls qui seront les agents efficaces du débarquement du 8 novembre 1942.

À cette date, Weygand avait été relevé de son commandement depuis près d'un an déjà. Hitler n'ignorait pas que l'Allemagne avait en la personne de ce général âgé mais énergique son ennemi le plus acharné et le plus dangereux.
Le Fuhrer avait contraint le gouvernement de Vichy à se défaire de lui depuis le 19 novembre 1941. Quatre jours après le débarquement américain en Afrique du Nord, la Gestapo arrêtait le généra] Weygand sur une route à proximité de Vichy. Placé au secret, il était incarcéré en Allemagne en compagnie de son épouse. Sa détention allait durer trente mois, jusqu'à la défaite allemande en mai 1945. Durant la dernière année, il partagea sa captivité avec Paul Reynaud, Edouard Daladier et le général Gamelin qui n'étaient pas ses amis.

De Gaulle fait arrêter Weygand
Libéré le 5 mai 1945, près d'Innsbruck, par le général américain McAuliffe, Weygand fut conduit avec tous les honneurs dus à son rang au QG de la VIF armée américaine à Augsbourg où il fut l'hôte du général Patch. Le 7 mai, ce dernier reçut un télégramme de Paris lui enjoignant «de s'assurer de la personne du général Weygand et de le garder sous surveillance américaine jusqu'à nouvel ordre ». Indigné, Patch n'en dit mot au général. Refusant de se prêter à cette machination, il le fit conduire avec égards au QG de la 1ère Armée française à Lindau. À 1 'hôtel Bad Sachen de Lindau, le général de Lattre de Tassigny célébrait la victoire dans la liesse avec ses généraux et chefs de corps.

Dans ses Mémoires, il écrira: «Mon élan, qui devait être sans réserve en un pareil moment, est pourtant retenu par un message de Paris qui m'ordonne de mettre en état d'arrestation le général Weygand, "quels que soient les sentiments personnels que j'ai pu garder à son égard...". Il est spécifié que je dois m'assurer de sa personne et le faire transférer à Paris sous escorte, en évitant tout éclat... Dès l'entrée dans le hall de l'hôtel, c'est justement lui que je vois le premier avec Madame Weygand.
Mon vieux chef auprès de qui j'ai passé mes plus fructueuses années de l'entre-deux-guerres et auquel j'ai toujours conservé mon entier et respectueux attachement, se jette dans mes bras et me félicite avec une chaleur émouvante. Je suis trop bouleversé pour lui communiquer l'ordre dont je suis porteur. [...] À deux heures du matin, je frappe à la porte de sa chambre où il m'attend impatiemment. Je lui fais prendre connaissance des ordres du gouvernement qui, on l'imagine, provoquent de sa part une indignation spontanée...» Il semble bien qu'en fait les choses se soient passées . moins galamment.
Dans sa biographie de Weygand, Georges Hirtz a reproduit le témoignage écrit que lui a confié l'officier chargé d'escorter le général jusqu'à Lindau, le capitaine Georges Sider, chef du 2e bureau de la 1ère DB : «Personne ne s'occupant du général, j'ai dû moi-même prendre [ses] valises et réclamer au concierge la chambre qui avait dû tui être réservée. Il me fut répondu que rien n'avait été prévu.
Sur mon insistance, on m'indiqua qu'on pourrait le loger au dernier étage dans une chambre modeste. » Ayant repris les valises, le capitaine Sider accompagne le général et son épouse. Au moment de prendre l'ascenseur, ils passent devant le général de Lattre « qui a feint de ne pas nous voir et nous a laissés prendre l'ascenseur sans plus s 'occuper de nous. Arrivé dans sa chambre, le général m'a retenu en me disant que l'attitude à son égard du général de Lattre lui faisait prévoir le sort qui l'attendait. [..]
C'est les larmes aux yeux que je pris congé du général et de madame Weygand...»
La relation différente du même événement met en évidence l'embarras et la crise de conscience du général de Lattre au reçu de t'ordre du général De Gaulle: «Mettez en arrestation le général Weygand, quels que soient les sentiments personnels que vous avez pu garder à son égard.»
On ne fait pas mieux dans la perfidie. Rongé d'inquiétude, de Lattre n'en finit pas de s'interroger sur la façon d'exécuter à moindres frais l'ordre indigne. Sa perplexité est accrue par la présence de Paul Reynaud, vieil adversaire de Weygand, qui a retrouvé toute sa morgue et se montre persuadé de se voir confier, dès son retour à Paris, de hautes responsabilités politiques par son ancien protégé.

Ce n'est que tard dans la nuit, de façon presque clandestine, que de Lattre se rendra enfin dans la chambre de Weygand. N'ayant pas protesté contre l'ordre inique du chef du gouvernement, il s'en fait implicitement le complice. Ce n'est pourtant pas dans son tempérament. Mais les généraux en activité sont rarement téméraires face au pouvoir politique. Et puis, était-il possible de braver ce pouvoir qui allait lui offrir la puissante satisfaction, le lendemain, de représenter la France lors de la capitulation du Reich? De Lattre n'ignore pas non plus le caractère sauvage de l'épuration qui sévit en France. Le souvenir le hante nécessairement de son rôle, même indirect, dans le procès fait au général De Gaulle en août 1940.

Il s'inquiète aussi de son pétainisme affiché jusqu'en 1942. Ainsi met-il dans sa poche sa fière devise: «Ne pas subir!» Mais il ne sera pas payé de retour. Non seulement De Gaulle ne lui accordera pas le maréchalat convoité, mais il se verra infliger de cuisantes blessures d'amour-propre. Cinq semaines plus tard, le 18 juin, il sera exclu du défilé sous l'Arc de Triomphe et se retirera furibond. Le 24 juillet de la même année, c'est par la presse qu'il apprendra la dissolution de la Ire Armée et son remplacement à la tête des Forces françaises en Allemagne par le général Koenig, sans même recevoir un message du chef du gouvernement. .

Le 8 mai, au moment du départ pour la France de son «vieux chef», de Lattre a cependant l'élégance de lui faire rendre les honneurs militaires et de mettre à sa disposition l'une de ses voitures personnelles. Dès son arrivée à Paris, Weygand se voit notifier un mandat d'arrêt sous l'inculpation de trahison et d'indignité nationale.

Au sortir des geôles allemandes, il est maintenant incarcéré à Fresnes. La presse vitupère servilement « le généralissime de la capitulation ». L'Humanité en rajoute: «Le général de trahison et de coup d'État est ramené de sa prison de luxe...»

Le comble de la mesquinerie En novembre 1942, Hitler s'en était pris au plus dangereux ennemi de l'Allemagne. En mai 1945, Weygand est victime cette fois d'une sorte de vengeance privée. Sur intervention du fils du général dont la santé est chancelante, des hautes autorités médicales interviennent auprès du procureur général Momet qui accepte le transfert du malade au service urologique du Val-de-Grâce. L'internement en hôpital militaire atténue quelque peu la rigueur de l'épreuve.
Les médecins militaires devront cependant batailler sans relâche pour protéger leur malade. À trois reprises, le fourgon cellulaire de Fresnes se présentera pour récupérer le prisonnier, mais s'en retournera devant la ferme opposition du directeur de l'hôpital et des chefs de service.
Ce n'est qu'à partir du 20 janvier 1946, date à laquelle le général De Gaulle quittera le pouvoir que la menace de transfert en prison de droit commun disparaîtra. Une mise en liberté provisoire sera prononcée le 9 mai. Une nouvelle année de détention s'était ajoutée, en France cette fois, aux presque trois années de captivité en Allemagne.
Entretemps, Weygand avait déposé avec fermeté au procès du maréchal Pétain, ce qui donna lieu à une empoignade célèbre avec Paul Reynaud. Le 6 mai 1948, après trois ans d'instruction et nombre de séances houleuses scandées par les invectives et les menaces de ses membres communistes, la commission d'instruction de la Haute Cour de Justice se réunira une dernière fois pour statuer .

Ayant adopté intégralement les réquisitions du ministère public, elle conclura à l'innocence entière du général Maxime Weygand.
À quatre-vingt-un ans, celui-ci pouvait enfin reprendre une vie normale, ce qui lui était refusé depuis son arrestation par la Gestapo, le 12 novembre 1942. À l'encontre de Weygand, la vindicte du général De Gaulle n'était pourtant pas éteinte.
On le vit une première fois en 1954 quand fut publié le premier tome des Mémoires de guerre.
Mis en cause par des imputations malveillantes et des entorses à la vérité, Weygand répondit point par point dans un ouvrage concis, En lisant les Mémoires de guerre du général De Gaulle que Flammarion tirera à 35.000 exemplaires au début de 1955.
Il y aura pire dans la mesquinerie dix ans plus tard, à la mort de Weygand, survenue le 28 janvier 1965. Revenu au pouvoir en 1958, de Gaulle était devenu président de la République, investi d'immenses pouvoirs. L'annonce du décès suscita dans tout le pays, principalement dans l'armée, une émotion intense.
On attendait un hommage solennel de la France en raison de ce dont elle était redevable à Weygand pour 14-18 et pour la Seconde Guerre mondiale.
Selon l'usage, le ministre des Armées avait prévu un service funèbre à Saint-Louis des Invalides. Mais au dernier moment, désavouant son ministre, le président de la République décida d'interdire les honneurs militaires et religieux aux Invalides.

A défaut, un service religieux fut célébré à Saint-Philippe-du-Roule, que l'arbitraire présidentiel transforma pour un jour en église des armées. Au matin des obsèques, le 2 février, une foule immense y afflua, conduite par les trois épouses et veuves des maréchaux Juin, Leclerc et de Lattre de Tassigny.
Un grand nombre de généraux étaient présents, dont Pierre Koenig, le plus illustre chef militaire encore en vie de la France libre. Dans un billet du Monde Hubert Beuve-Méry résuma le sentiment général: «On peut n'avoir partagé en rien les idées du disparu... il n'en reste pas moins auréolé de la gloire des vainqueurs de 14-18.
Chicaner à ce compagnon de Foch, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire, une simple messe de Requiem dans cette même église où tant de lieutenants font bénir leurs jeunes amours apparaît comme un geste sans grandeur, une injustice, une faute et l'on craint que des rancunes personnelles n'y aient plus de part que la raison d'État.»
En cette occasion, De Gaulle montra combien sa grandeur cachait de petitesses.
Soumis à ses rancunes, il n'avait jamais pardonné au général Weygand d'être le témoin et le reproche vivant de ses propres choix.



Source pied-noire
et extrait du livre de Dominique Venner : "De Gaulle, la grandeur et le néant", éditions du Rocher, p137 à 146


Dernière édition par Bonne Maman le Mar 30 Jan - 15:16:01 (2018); édité 1 fois

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MessagePosté le: Lun 29 Jan - 22:55:53 (2018) Répondre en citant
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_ Excellent article, très intéressant...

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MessagePosté le: Lun 29 Jan - 23:03:38 (2018) Répondre en citant
caporal_épinglé
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_  John McCrae, inventeur du coquelicot comme fleur du souvenir, est mort il y a 100 ans.

 Il y a 100 ans, le Canadien John McCrae décédait à l’hôpital militaire de Wimereux. Auteur du poème « In Flanders Fields », il a fait du coquelicot le symbole du souvenir des combattants de la Première guerre mondiale.

Par Louise Claereboudt | Publié le 28/01/2018

                           

«  Au champ d’honneur, les coquelicots sont parsemés de lot en lot, auprès des croix  ». C’est en 1915, bouleversé par la mort d’un ami, que John McCrae compose le poème In Flanders Fields. Lors de la deuxième bataille d’Ypres, John McCrae est alors médecin militaire et lieutenant colonel. Il y voit le sang, le sacrifice des hommes, et la souffrance des soldats. Ce héros canadien découvre avec horreur les premières utilisations de gaz empoisonnés. Sa propre santé en pâtira. Muté dans un hôpital de Boulogne, John McCrae est contraint d’abandonner le front. Le 28 janvier 1918, affaibli par ces années de guerre, il décède d’une pneumonie et d’une méningite à l’hôpital britannique de Wimereux, où il sera inhumé.
https://fr.wikipedia.org/wiki/John_McCrae

Le coquelicot, symbole du souvenir
A travers les champs de bataille du nord de la France et de la Belgique, McCrae distingue les coquelicots rouge sang, qui fleurissent dans les tranchées. Peu de gens savent qu’à travers les quelques vers de son poème, John McCrae a contribué à faire du coquelicot un symbole du sacrifice et du souvenir. Pourtant, au Commonwealth, les élèves apprennent dès le plus jeune âge In Flanders Fields. Chaque année, des poppies (coquelicots) en tissu sont déposés sur la tombe du Canadien devenu, par la force des choses, l’exemple type du parfait soldat. À chaque commémoration, Anglais et Canadiens arborent sur leurs boutonnières ces fleurs de papier. Si le coquelicot se distingue par sa fugacité, le poème de John McCrae, lui, n’est pas près de faner.
Une exposition est prévue en novembre pour le centenaire du lieutenant-colonel John McCrae, à l’initiative des anciens combattants de Wimereux et de l’historien, Christian Barbe, auteur du livre Wimereux 14-18. Rens : Michel Crombet 06 65 09 79 61, michel.crombet@neuf.fr

http://www.lavoixdunord.fr/305481/article/2018-01-28/john-mccrae-inventeur-…

                              

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MessagePosté le: Mar 30 Jan - 15:21:39 (2018) Répondre en citant
Bonne Maman
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caporal_épinglé a écrit:
Excellent article, très intéressant...



Ce texte, reproduit dans un journal pied-noir, est en fait extrait du livre de Dominique Venner "De Gaulle, la grandeur et le néant", (aux éditions du Rocher), p 137 à 146.

le paragraphe suivant est éclairant aussi :

Citation:
Le coup bas des obsèques du général Weygand est l'une des dernières manifestations visibles des règlements de compte personnels et d'une guerre civile à laquelle le général De Gaulle, dans son orgueil et son ressentiment, n'a jamais voulu mettre fin. Guerre civile qui trouve son origine dans l'ambition à laquelle la défaite de 1940 avait offert un tremplin providentiel. C'est ce que traduisent clairement les textes fondateurs de l'épuration légale.

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MessagePosté le: Mar 30 Jan - 20:53:21 (2018) Répondre en citant
TanNoni
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Bonne Maman a écrit:
caporal_épinglé a écrit:
Excellent article, très intéressant...

Ce texte, reproduit dans un journal pied-noir, est en fait extrait du livre de Dominique Venner "De Gaulle, la grandeur et le néant", (aux éditions du Rocher), p 137 à 146.
Le paragraphe suivant est éclairant aussi :
Citation:

Le coup bas des obsèques du général Weygand est l'une des dernières manifestations visibles des règlements de compte personnels et d'une guerre civile à laquelle le général De Gaulle, dans son orgueil et son ressentiment, n'a jamais voulu mettre fin. Guerre civile qui trouve son origine dans l'ambition à laquelle la défaite de 1940 avait offert un tremplin providentiel. C'est ce que traduisent clairement les textes fondateurs de l'épuration légale.


Je note que le fil sur la "Bibliothèque anti-gaulliste" étant verrouillé, nul ne peut dire le bien qu'il pense de ce livre...

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« En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin. »
Chamfort (1740-1794)

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MessagePosté le: Mar 30 Jan - 21:21:08 (2018) Répondre en citant
possum
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La guerre civile n'a toujours pas cessé... Maurras est "purgé" des commémorations officielles de 2018, à la demande de la bienpensance !  

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MessagePosté le: Mar 30 Jan - 22:09:14 (2018) Répondre en citant
caporal_épinglé
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_ Et cela est d'un ridicule absolu. Comment combattre ce que l'on ne connait pas, comment savoir que ce qu'il a dit est vrai ou faux ?
 Finalement, plus on interdit, plus on crée le désir de savoir, donc Maurras se lira sous le manteau...

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Le coin de la mémoire ... en 2018
MessagePosté le: Mer 31 Jan - 02:48:37 (2018) Répondre en citant
Bonne Maman
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Vu les débordements à la naissance du fil "bibliothèque anti gaulliste", il a été jugé sage de le verrouiller... Mais les admis ont les clés... N'hésitez donc pas à vous exprimer sur le sujet, on pourra fusionner ... si vous êtes sages...

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MessagePosté le: Mer 31 Jan - 15:37:38 (2018) Répondre en citant
Bonne Maman
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Citation:
Anne-Sophie Lapix et le (Bou)Che Guevara

Le coup de gueule d’Alain Sanders.

Alors que l’Agrif a engagé une procédure de référé pour qu’il soit mis fin à l’exposition de l’Hôtel de Ville, « Le Che à Paris », exposition faisant l’apologie d’un criminel, le JT du 20 heures, sur France 2, a fait la promotion – à une heure de grande écoute – de cette initiative attentatoire à l’ordre public.

En fin de JT donc, une grande photo plein écran de Che Guevara et Anne-Sophie Lapix, toute émoustillée, pour lancer le sujet : « Cette photo célèbre et ce visage que vous avez peut-être arboré un jour sur un T-Shirt. » Peut-être vous et les vôtres, pauvre petite fille riche, mais pas nous…

Le reste relève de la quasi propagande pour vanter cette expo, « gratuite » comme le proclament les affiches de la mairie de Paris. Bernard Antony rappelle : « Avec l’argent des contribuables parisiens, Madame Hidalgo a organisé sans vergogne une exposition à la gloire de l’impitoyable massacreur communiste Che Guevara, campé par elle, dans une dérive de révisionnisme négationniste, dans une posture de héros romantique. »

Avec l’argent des contribuables, en effet. Comme l’a fait France 2, chaîne du service dit public qui, sans aucun recul, a balancé aux gens qui paient la redevance, un personnage coupable de crimes de guerre avérés et revendiqués.

Il y a de surcroît quelque chose de paradoxal (encore que : la ténébreuse alliance ne date pas d’hier…) dans le fait d’avoir confié l’exaltation de Che Guevara à Anne-Sophie Lapix.

Emblématique de la classe des nantis, mariée au puissant publicitaire Arthur Sadoun, grand manitou de Publicis, vivant dans le peu cubanesque 16e arrondissement de Paris, elle appartient à ce monde de bobos pour qui Cuba a été et reste une destination de voyage si délicieusement exotique. Et ce Che avec son béret, son cigare, ses poumons un peu fatigués, n’est-il pas craquant et, comme le dit la pasionaria Hidalgo, tellement « romantique »…

Naguère, le journaliste Alvaro Vargas Llosa, ayant croisé un de ces abrutis pré-lapixiens avec un T-Shirt signé Guevara, avait dit son effarement dans un article magistral d’Investor’s Business Daily, « Ten shots at Che Guevara ». A ceux qui, comme Lapix et Hildalgo veulent voir dans les aventures du tueur communiste « une célébration de la vie », Vargos Llosa a répondu il y a déjà des années : « Ses aventures furent, tout au contraire, une orgie macabre. Il exécuta de nombreux innocents à Santa Clara (dans le centre de Cuba) où sa colonne était basée dans les derniers temps de la lutte armée. Après le triomphe de la révolution, il eut la charge de la prison de La Cabana pendant six mois. Il y ordonna l’exécution de centaines de prisonniers : partisans de Batista, journalistes, hommes d’affaires et autres. »



Source : Présent

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MessagePosté le: Mer 31 Jan - 18:20:24 (2018) Répondre en citant
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Nos boboïdes sont d'immondes fumiers !

Rappelez-vous "Phnomh Penh libérée"...

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2007-01-17/phnom-penh-liberee-ce-qu-…

...et je ne parle même pas de la mort du "Petit Père des Peuples", pleuré dans l'Humanité, certes, et c'était normal, mais aussi par des palanquées d'intellectuels, et autres pipoles.

Et tout ce beau monde (dont l'homme à la voix de vieille diaconesse, Ormesson) n'a cessé de pourrir Franco, qui avait, outre empêché l'Espagne de devenir rouge, peut-être bien, pourtant, contribué de manière décisive à la défaite de l'Axe, en informant le Führer qu'il n'autoriserait pas une descente de l'Espagne, pour prendre Gibraltar à revers, et envahir le Maroc, fermant ainsi la Méditerranée, et rendant Malte sans importance stratégique.
Mais ça, il n'est pas de bon ton de le rappeler aujourd'hui.


Dernière édition par possum le Mer 31 Jan - 20:04:51 (2018); édité 1 fois

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MessagePosté le: Mer 31 Jan - 19:32:57 (2018) Répondre en citant
caporal_épinglé
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_ Je me souviens aussi de la "libération de Saïgon"... comme j'ai en mémoire la "libération de Berlin" et de la discussion téléphonique, à l'époque svp1111, lors de la diffusion des dossiers de l'écran...
 Vingt minutes épiques...
   

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MessagePosté le: Mer 31 Jan - 20:24:56 (2018) Répondre en citant
Bonne Maman
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Quand on évoque Franco et la 2e GM c'est uniquement pour rappeler Guernica.

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