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L'invité du jeudi
PostPosted: Mon 7 Jan - 13:04:41 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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Voici notre nouvel « invité du jeudi » pour deux mois à venir. C’est un prêtre. Il est jeune, plein d’allant pour conquérir les âmes, et attentif à la vie de la cité. Breton, il sait la force de la mer et des vents contraires. Il n’oublie pas que pour naviguer au large, il faut se guider sur les étoiles. Qu’il commence sa libre tribune à Noël est un signe. A vous de la suivre durant les deux mois qui viennent.

Assurément, l’unité a du bon. Elle caractérise un ensemble homogène, elle permet que les parties d’un tout se trouvent en harmonie. L’unité symbolise l’équilibre, et renvoie à une idée certaine de paix. Et même de perfection ! En effet, c’est en s’attachant au bien, et non sans grands efforts parfois, avec la grâce de Dieu toujours, que l’homme parvient à réaliser son unité intérieure. L’unité est garante de la vérité et de la bonté des choses. Unité de l’âme et du corps, unité des deux testaments, unité de l’Eglise et du Christ : brouillez l’unité et vous obtiendrez le trouble et l’anarchie.

Et cela se vérifie ! Supprimez l’unité de langues, de mœurs et de coutumes dans une société, et vous ne tardez pas à mettre en péril la quiétude des relations civiles. Supprimez l’unité d’un père et d’une mère au sein d’une famille, et vous menacez l’équilibre affectif et psychologique de l’enfant qu’ils ont conçu. Supprimez l’unité de l’enseignement constant du magistère, et vous récoltez sinon une déclinaison d’hérésies, au moins l’empire de la confusion. Supprimez l’unité d’un corps d’armée, c’est la Bérézina. L’unité de l’atome, le chaos de la fission nucléaire.

L’unité, comme le vrai et le bien, n’est pas seulement nécessaire au cœur de l’homme, elle lui est primordiale. Le novice dans son cloître, la mère dans son foyer, l’entrepreneur dans ses responsabilités, tous ont besoin d’être unanimis – d’une seule âme – dans leurs pensées et leurs actions. Sans cette unité, nous nous divisons, nous nous éparpillons ; et hélas, surtout, nous nous fatiguons. Face à ces écueils, le repos de Noël présente l’avantage de former un trait d’union entre les cœurs et de les recentrer sur l’essentiel.

Embourgeoiser l’étable, la première profanation

Tout n’est pas très élégant et raffiné dans les chansons de Renaud, mais quelques-unes de ses paroles, férocement ciselées, peuvent guider notre réflexion. Dans un titre de ses débuts, le chanteur stigmatise la bourgeoisie du mois de Noël comme l’apothéose de son dégoût. Il y voit le temps « de la grande bouffe et des petits cadeaux qui sont toujours aussi moroses ». Mais alors une question légitime se pose : le Noël ici fustigé est-il le Noël de nos familles, celui de notre enfance ? Chez les mondains, les Noël ne sont peut-être pas sans plaisir, mais très certainement ils sont sans âme. Bien évidemment une dinde aux marrons et de jolis paquets au pied du sapin sont agréables au palais et aux yeux. Mais ils sont appelés à servir d’abord une réalité plus haute. Attention à ne pas prendre les moyens pour la fin. A trop fixer son regard sur les accidents, on en vient à risquer d’oublier la réalité qu’ils signifient. Réduire Noël à de seules réjouissances humaines, mêmes honnêtes, c’est se méprendre sur son sens originel. Embourgeoiser l’étable, voilà ce qui relève de la première profanation. Triste primauté.

Qu’en est-il donc de nos Noël chrétiens ? Alors que l’on peut souffrir d’une indigestion de bûches de Noël ou devenir parfaitement odieux d’avoir été pourri gâté, la naissance du Christ ne saurait nous décevoir jamais, en nous offrant Celui qui est tout. Sans être un grand docteur, ni même croyant, toute personne un tant soit peu civilisée est capable de dire que Noël, c’est Jésus dans l’étable. La Foi nous fait ajouter que cet enfant est Dieu. Qu’Il s’est fait chair d’une Vierge pour nous unir à Lui. Qu’Il est né pour nous unir au Ciel.

Noël, c’est en somme l’union des droites volontés. Ce sont les petits et les grands, les sans-grade et les philosophes, les bergers et les mages, les hommes qui ne sont rien et ceux qui croyaient savoir tout, unis dans un même sentiment d’émerveillement. Tous les hommes, pourvu qu’ils soient de bonne volonté, se retrouvent dans cette étable dans une même joie, devant une même famille, sous le feu d’une même étoile. Les anges, au-dessus de la crèche, croisent leurs bannières de lumière tels des mousquetaires du Ciel et chantent en chœur : « Un pour tous, et tous pour Dieu ». Ils nous rappellent ainsi que l’union ne fait pas seulement la force. Elle cause notre salut.

Abbé Antoine Givrec



Source : Présent

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"Si je meurs demain, je me regretterai, parce que je m'entends assez bien avec moi-même"

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PostPosted: Mon 7 Jan - 13:04:41 (2019)
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L'invité du jeudi
PostPosted: Mon 7 Jan - 13:07:27 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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Nouvel an : du feu sans artifices

Dans une attrayante anthologie littéraire sur les sept péchés capitaux, Sébastien Lapaque s’amuse à attribuer à chacun des siècles derniers un péché capital sensé le résumer. Comme souvent en pareil cas, l’attribution est évidemment arbitraire, mais l’ensemble présente l’intérêt piquant de regarder notre passé à travers la grille d’un confessionnal. Ainsi le XVIe, avec les guerres de religion, serait celui de la colère, le XVIIe traversé par les ravages du jansénisme, celui de l’orgueil. La luxure du marquis de Sade et le triomphe du libertinage collent à la peau du XVIIIe quand les révolutions égalitaires du XIXe, en même temps que la frénésie industrielle, renvoient au péché d’envie. Au XXe siècle, l’argent-roi devient toujours plus immatériel, le krach de 1929 comme les dérives de la société de consommation n’y feront rien : voici venu le siècle de l’avarice. A l’aube de la nouvelle année, et de notre XXIe siècle qui n’en est qu’à ses débuts, nous pouvons légitimement, pour clore cette sombre déclinaison, nous demander si le péché de paresse n’est pas celui de notre époque qui trouve fatigant le fait d’avoir raison, et dont le relativisme ambiant apparaît l’aveu terrible.

Fort de cet examen de conscience historique, il nous appartient de nous arrêter sur la nôtre. Quels sont nos états d’âme en ce début janvier ? Voilà une question pertinente, car année après année, défaite après défaite, nous pouvons nous repaître que, depuis 1789, tout aille mal. De la virée de galerne aux collines de Dien-Bien-Phû, du 6 février 34 aux manifestations roses et bleues, des espoirs déçus aux inexorables plafonds de verre, que notre famille de pensée ait été vaincue dans l’honneur ou qu’elle se soit trouvée aux portes de la victoire mais trahie ou mal accompagnée, il arrive que certains répètent à l’envie, lors des repas de famille, que notre monde craque de toute part, qu’il l’a bien mérité et que, finalement, c’est bien fait pour lui. Ainsi la crise générale secoue notre temps de bonnets rouges hier, de gilets jaunes aujourd’hui, de nuages noirs demain. Ah vraiment : si le quotidien est incertain, force est de reconnaître surtout que l’avenir n’est pas à la mode ! Proposerions-nous donc, comme d’autres, de le réduire légalement ?

Eviter les écueils du pessimisme

Le poison du découragement, Jacques Bainville en avait déjà pointé l’origine dans son Histoire des trois générations, en ouvrant son chapitre VIII avec cette citation du Duc d’Audiffret Pasquier : « Nous avez-vous seulement légué des embarras, des douleurs et des désastres ? Non, vous avez fait pire encore. Vous nous avez légué la démoralisation. »

A l’abordage de l’année 2019, évitons les écueils du pessimisme et le naufrage du désespoir. Plutôt que des grincheux aux soupirs stériles, prenons au contraire la résolution d’être de ces âmes trempées. Celles qui savent qu’elles ont un trésor à offrir et un patrimoine merveilleux à transmettre. La courtoisie, qui fonde les bonnes manières. La noblesse, qui incarne la droiture dans le regard et la bienveillance dans les propos. La curiosité, qui donne à l’observation du monde un appétit de la vie et de son Créateur. L’appréciation du silence, propre à la justesse de la réflexion. Le goût de la lecture, qui nous rend reconnaissant à l’endroit de ceux qui nous ont précédés et qui, avant nous, ont souffert, réfléchi et aimé. La charité intégrale, qui consiste à voir dans son prochain un frère à enrichir du Christ.

2019, déjà ! Chaque 1er janvier nous donne l’occasion de réaliser, comme l’écrit de façon charmante Pagnol, que « le temps passe, et qu’il fait tourner la roue de la vie comme l’eau celle des moulins ». Mais à quoi sert un moulin si, justement, il n’a rien à donner ? Qu’il s’agisse de plaquages dans un match de rugby ou de coups de canon lors d’une bataille navale, l’adversité de la vie nous apprend qu’il importe davantage de donner que de subir ; de se donner que de se retenir. Et c’est aussi valable pour l’amour et l’enthousiasme. Nous pouvons attendre toute une vie, assis sur le banc de notre tiédeur, que l’un ou l’autre finisse par arriver, au risque de terminer seul en gare… La vérité évangélique nous rappelle que nous ne sommes pas ici-bas pour attendre, mais pour nous consumer. Pas dans ce monde pour nous plaindre qu’il n’ait pas de goût, mais pour en être le sel. Plus que de lui donner la leçon, il s’agit de lui donner du feu. Un feu sans artifices.

Abbé Antoine Givrec



Source : Présent

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PostPosted: Sat 19 Jan - 01:58:09 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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Danger de vie

Laurent Voulzy le chante d’une manière si apaisante que nous aurions tort de ne pas le croire : oui, nous avons tous des lieux, des mélodies, des parfums, des textes, des saveurs « qui nous collent encore au cœur et au corps ». Au cours de notre vie, toutes ces découvertes – qui furent autant de rencontres – participent de ce que nous sommes aujourd’hui. Nous devrions de temps à autre enrouler le fil de notre existence comme on remonte un fleuve jusqu’à sa source, et revenir goûter à ces univers qui nous ont façonnés, construits et émus. Le parc de son enfance, les chansons de sa grand-mère, l’odeur de sa maison, les premières larmes sur un livre, les apéritifs près de la cheminée : la farandole de nos souvenirs constitue un coffre ouvert et dévoile un trésor dans lequel nous pouvons puiser encore et toujours. Ces impressions du passé, bien loin de rester en surface et de nous importuner tel le sparadrap du capitaine Haddock, appartiennent à celles qui nous habitent en profondeur. Si nous savons les garder chevillées à l’âme, les années auront beau passer, elles seront en mesure de nous suivre, de nous tenir par la main. Mieux encore, si nous savons y revenir souvent, elles peuvent être en mesure de nous bonifier.

Raison de plus pour ceux qui ont charge d’âmes, des intelligences et des cœurs, d’offrir des repères sains qui accompagnent toute une vie. A l’image du cycle liturgique qui se propose de nous faire progresser dans la vertu en repassant sous nos yeux les mêmes textes sacrés et mystères divins, comme il est souhaitable que nous ayons dans notre bibliothèque intérieure des écrits de référence que nous relirions sans cesse. Le petit prince et son renard, les carmélites et leur dialogue, La Fontaine et ses fables, Cyrano et son panache : voilà de quoi tremper une âme !

Tom pouce raconté par le professeur Lejeune

Méditer sur sa vie, jouir de ses richesses, c’est encore s’émerveiller du miracle de son origine. En faire l’économie serait l’aveu sinon d’une stupidité, au moins d’un manque de jugement. « Au commencement il y a un message, ce message est dans la vie, ce message est la vie. » Le bien-aimé Jérôme Lejeune débute ainsi sa fabuleuse histoire de Tom Pouce. En quelque trente lignes, il décrit, sous la forme d’une comptine, les balbutiements de la conception. Il livre surtout une leçon magistrale de vie, vérifiant ce qu’Oscar Wilde résumait fort bien avant lui : « les choses les plus mystérieuses dans le monde ne résident pas tant dans ce qu’il y a d’invisible mais dans ce qu’il y a de visible ». Ce texte, fort, ciselé, grave en même temps que délicieux, s’intercalera opportunément entre ceux de Saint-Exupéry et de Bernanos dans nos rayonnages fondateurs. On y retrouve toute la précision du scientifique, la sagesse du professeur, la douceur engageante du personnage et la finesse d’un ami de Dieu. Avouons que le cocktail est avantageux.

Pour Charles Péguy : « Il faut toujours dire ce que l’on voit. Surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. » A son école, le généticien saisit ce qu’il observe à travers les lunettes de son microscope et refuse de se mentir à lui-même. Il s’engage. Il insiste. « Chacun de nous a été un Tom Pouce dans le ventre de sa mère, écrit-il, et les femmes ont toujours su qu’il y avait une sorte de contrée souterraine, une sorte d’abri voûté avec une lueur rougeâtre et un bruit rythmé dans lequel de tout petits humains menaient une vie étrange et merveilleuse. Telle est notre histoire. »

Le professeur Jérôme Lejeune savait qu’il décrivait l’évidence, mais les pédagogues comme les avocats ne l’ignorent pas, c’est elle qui est la plus redoutable à défendre. La vie naissante aussi.

Abbé Antoine Givrec



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PostPosted: Today at 15:19:34 (2019)
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