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Forum du Pays Réel et de la Courtoisie - FPRC :: Dans les salles obscures ... en 2019
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Dans les salles obscures ... en 2019
PostPosted: Fri 11 Jan - 13:02:09 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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Cinéma : le prochain Terrence Malick met en scène la vie d’un saint

Un biopic sur Franz Jägerstätter, figure de la résistance autrichienne catholique, doit sortir en salles avant l’été. Son réalisateur, Terrence Malick met de côté, un temps sans doute, ses films esthétiques et parfois déconstruits à l'excès pour se plonger dans l’Histoire.

Tourné durant l’été 2016 entre l’Allemagne et le nord de l’Italie, Radegund raconte l’histoire d’un jeune Autrichien condamné à mort à l’âge de 36 ans, en 1943, alors qu’il s’oppose farouchement aux nazis. Agriculteur et père de famille dans un village d’Autriche, dont le titre du film porte le nom, il y est le seul à voter contre l’Anschluss après l’invasion des nazis. Cet objecteur de conscience subit alors la prison avant d’être décapité pour avoir refusé de servir dans la Wehrmacht. Franz Jägerstätter a depuis été reconnu martyr de la foi en 2007 par le pape allemand Benoît XVI et élevé au rang de bienheureux.

Louise Alméras



Source : Aleteia

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PostPosted: Fri 11 Jan - 13:02:09 (2019)
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PostPosted: Mon 14 Jan - 13:51:15 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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Cinéma : ces films pour enfants très attendus en 2019

Vous pouvez d’ores et déjà annoncer à vos enfants que oui, il y aura une suite à la Reine des Neiges, mais qu’il faudra patienter, et être sage, pendant près d’un an ! Et rassurer vos adolescents en leur promettant l’épisode 9 de Star Wars pour décembre prochain. En attendant, de belles adaptations en film seront au programme dans les salles.

S’il y a peu de véritables nouveautés au programme des studios Disney Pixar cette année, 2019 promet cependant de belles adaptations, comme Dumbo et Le Roi Lion, ainsi que des suites très attendues comme Toy Story 4, Star Wars IX et le second volet de l’indétrônable Reine des Neiges. Les seules vraies surprises résideront dans le futur Disney Nature : Pingouins, et pour les plus grands, dans un genre de thriller fantastique, Artemis Fowl.

Dumbo

Tim Burton promet une version « live action » de Dumbo, relatant l’histoire de Holt Farrier (Colin Farrell), une ancienne gloire du cirque qui voit sa vie complètement chamboulée au retour de la guerre. Max Medici (Danny DeVito), propriétaire d’un chapiteau en difficulté, le recrute pour s’occuper d’un éléphanteau aux oreilles disproportionnées, devenu en quelques temps la risée du public. Mais quand les enfants de Holt (Nico Parker et Finley Hobbins) découvrent que celui-ci peut voler, l’entrepreneur persuasif Vandevere (Michael Keaton) et l’acrobate aérienne Colette Marchant (Eva Green) entrent en jeu pour faire de Dumbo une véritable star. Sortie prévue le 27 mars.

Pingouins

Documentaire qui s’intéresse à la faune de l’Antarctique, et plus particulièrement à Steve, jeune pingouin de Terre Adélie, en quête d’amour pour fonder une famille. Sortie prévue le 17 avril.

Aladdin

Sortie prévue le 22 mai. Inspiré du dessin animé de 1993, c’est Will Smith qui incarnera le célèbre génie bleu afin d’aider Aladdin à conquérir le cœur de la belle et énigmatique princesse Jasmine.

Toy Story 4

Sortie prévue le 26 juin. Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux. Mais l’arrivée de Forky, un nouveau jouet qui ne veut pas en être un, met toute la petite bande bien connue en émoi.

Le roi Lion

Sortie prévue le 17 juillet. Mêlant prises de vue réelles et images de synthèse, cette adaptation du classique Roi Lion de 1994 offre un résultat éblouissant, presque assourdissant, de réalisme.

Artemis Fowl

Sortie prévue le 14 août. Millionnaire, génie et cerveau criminel malgré ses 12 ans, Artemis Fowl ne sait pas dans quelle aventure il s’engage le jour où il kidnappe une fée pour sauver sa famille.

La reine des neiges 2

Sortie prévue le 20 novembre. La suite des aventures d’Anna et Elsa, les deux princesses d’Arendelle.

Star Wars, Episode 9

Sortie prévue 18 décembre. Neuvième opus de la saga qui fait suite aux Derniers Jedi.



Source : Aleteia

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PostPosted: Mon 14 Jan - 14:10:34 (2019) Reply with quote
caporal_épinglé
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_ Mais cela n'est vraiment plus de mon âge et pourtant, je suis jeune, très jeune...

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PostPosted: Mon 14 Jan - 14:11:52 (2019) Reply with quote
caporal_épinglé
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PostPosted: Mon 14 Jan - 14:26:35 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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PostPosted: Mon 14 Jan - 14:30:24 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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Edmond d’Alexis Michalik

En 1897, à Paris. Le jeune Edmond Rostand n’a rien écrit depuis deux ans lorsqu’il propose un rôle au célèbre Constant Coquelin. Le seul problème : la pièce n’est pas écrite, il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac. Entre les histoires d’amour de son meilleur ami comédien, les caprices des actrices, la jalousie de sa femme, le manque d’enthousiasme de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit…

Avec : Thomas Solivérès (Edmond Rostand), Alexis Michalik (Georges Feydeau), Clémentine Célarié (Sarah Bernhardt), Olivier Gourmet (Constant Coquelin), Mathilde Seigner (Maria Legault), Benjamin Bellecour (Georges Courteline), Nicolas Briançon (Jules Claretie), Lucie Boujenah (Jeanne d’Alcie), Igor Gotesman (Jean Coquelin), Tom Leeb (Leo Volny), Simon Abkarian (Ange Fleury), Marc Andréoni (Marcel Fleury), Jeanne Arènes (Jacqueline), Alice de Lencquesaing (Rosemonde Gérard), Jean-Michel Martial (Monsieur Honoré), Dominique Pinon (Lucien), Blandine Bellavoir (Suzon), Guillaume Bouchède (Le Bret), Hélène Babu (Mère Rose), Antoine Duléry (l’arrogant), Olivier Lejeune (le vieux cabot), Lionel Abelanski (l’huissier), Bernard Blancan (le client raciste dans le café Honoré), Sophie de Furst (la collègue de Jeanne), Marc Citti (le réceptionniste de l’hôtel), Dominique Besnehard (le Directeur du théâtre de la Renaissance). Scénario adapté de la pièce de théâtre « Edmond » d’Alexis Michalik. Directeur de la photographie : Giovanni Fiore Coltellacci. Musique : Romain Trouillet.

Récompenses : Salamandre d’or, prix du public, prix des lycéens, prix du Jury des jeunes au Festival du film de Sarlat (2018).

Un fol hommage au théâtre… Le 28 décembre 1897, lorsque Cyrano de Bergerac, 7èmepièce de théâtre d’Edmond Rostand est créé au théâtre de la Porte Saint-Martin, le jeune dramaturge n’a que 29 ans. Après 5 actes, une cinquantaine de personnages passés sur scène, 1 600 alexandrins, sa pièce est ovationnée par pas moins de 40 rappels, 20 minutes d’applaudissements ininterrompus. On peut comprendre alors qu’Alexis Michalik, auteur, metteur en scène et comédien de théâtre, ait choisi cette pièce et cet auteur pour d’abord créer une pièce en hommage au théâtre, « Edmond », couronnée par cinq Molières, puis réaliser son premier long métrage en adaptant sa propre pièce de théâtre.

Très adroitement, après une mise en situation rapide (le temps du générique) et humoristique sur les circonstances et le climat de l’époque, le cinéaste entraine sans tarder le spectateur dans une aventure virevoltante qui décrit les nombreuses péripéties totalement romancées qui émaillent l’écriture et la création de la pièce Cyrano de Bergerac. Le résultat est une déclaration d’amour au théâtre et plus spécialement au théâtre français, plus largement aussi au monde du spectacle et à tout ce qui se passe derrière le rideau et en ville… Cette déclaration endosse tout l’esprit épique, romantique et humoristique d’Edmond Rostand en faisant vivre par les personnages les mêmes situations, les mêmes sentiments (ou très approchants) que ceux attribués aux personnages de la pièce en création dans un aller et retour permanent entre la création théâtrale et la vie réelle. Mais une vie réelle bien arrangée par rapport aux conditions dans lesquels Edmond Rostand a réellement écrit sa pièces même si celle-ci ont sans doute été un peu angoissantes.

Ce jeu qui consiste à imaginer ces péripéties qui ont émaillés l’écriture et le montage de Cyrano de Bergerac et qui ont permis à l’auteur de trouver l’inspiration, ses personnages et l’intrigue de sa pièce, fait vite penser au Molière(2007) de Laurent Tirard dans lequel le cinéaste inventait déjà des aventures à l’homme de théâtre disparu de la circulation pendant plusieurs années durant lesquelles il rencontrera tous les personnages de ses futures pièces. On retrouve ici ce même jeu et plaisir culturels. La mise en scène est peut-être un peu moins aboutie que celle de Laurent Tirard mais ce dernier, lorsqu’il réalise son Molièren’en est pas à son premier essai comme Alexis Michalik.

Pour autant, la maitrise d’Alexis Michalik est réelle même si le style est parfois convenu. Il ne manque pas non plus de quelques belles fulgurances comme celle d’un travelling montant lors de la répétition sur le plateau de la scène du balcon qui provoque un aller et retour instantané entre la fiction théâtrale et la réalité. Mieux encore, et pour le coup assez audacieuse, sans doute conçue comme un hommage au Cyrano de Bergerac (1990), un des chefs d’œuvre de Jean-Paul Rappeneau, la séquence finale du couvent qui débute dans un décor réel de cloître en extérieur pour basculer adroitement dans le décor de la scène du théâtre. En sus des alexandrins d’Edmond Rostand, tout ceci est émaillé de bons mots et de répliques élégantes et romantiques (il y en a trop pour en citer un seul) ou humoristiques (la meilleure ne peut être comprise que par les gourmands : « Monsieur Honoré est un saint… »), qui sont déclamées par une troupe de comédiens qui prennent à leur jeu tant de plaisir que celui-ci est vite transmis au spectateur. De surcroît, Il n’y a pas une seule vulgarité alors que les pièges étaient dressés avec les quelques scènes de marivaudages et celles de la maison close « Aux belles poules ». Tout est réussi dans cette comédie romantique à tiroirs. C’est à la fois vivant, drôle, sentimental, romantique, triste, émouvant, écrit, intelligent. Bref, c’est français ! 5/5.

Bruno de Seguins Pazzis




Source : Le Salon Beige

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PostPosted: Mon 14 Jan - 14:31:24 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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Pour avoir vu la pièce, au théâtre, deux fois, je ne peux que conseiller vivement d'aller voir le film. La pièce était un moment de jubilation, de culture française, et de bonheur.
Le film semble lui être tout à fait fidèle.

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PostPosted: Mon 14 Jan - 23:46:23 (2019) Reply with quote
TanNoni
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Bonne Maman wrote:
Pour avoir vu la pièce, au théâtre, deux fois, je ne peux que conseiller vivement d'aller voir le film. La pièce était un moment de jubilation, de culture française, et de bonheur.
Le film semble lui être tout à fait fidèle.


Ça a l'air tentant...

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PostPosted: Tue 15 Jan - 20:12:12 (2019) Reply with quote
possum
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On sort de voir "Edmond", et je confirme !


Un petit régal jubilatoire, bourré de clins d'oeil, spirituel, avec une excellente distribution.


Du coup, nous devions aller voir un "Cyrano" filmé, par la Comédie Française, mais on hésite ! 

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PostPosted: Thu 17 Jan - 17:41:01 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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En effet, Possum, on peut parfois craindre le pire avec la comédie française... Les mises en scène contemporaines qui prétendent "dépoussiérer" les grands classiques sont parfois désastreuses. Comme vous, je me suis posée la question, pour "Cyrano" au cinéma, mais je crois que ce sera une autre fois...

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PostPosted: Thu 17 Jan - 22:01:06 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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Miracle sur l’Hudson

Les commémorations de Présent

15 janvier 2009, par une journée glaciale, le capitaine Chesley « Sully » Sullenberger et son copilote Jeff Skiles sont aux commandes du vol US Airways 1549 qui doit relier l’aéroport new-yorkais de La Guardia à celui de Charlotte en Caroline du Nord. Trois minutes à peine après avoir décollé, à approximativement 900 mètres d’altitude, l’Airbus A320 percute un vol d’oiseaux qui endommage et coupe les deux moteurs. Privé de propulsion et à cette altitude relativement faible, l’avion se trouve rapidement désemparé. Jugeant qu’il n’a pas les moyens d’atteindre les aéroports de secours les plus proches, le capitaine de bord Sully décide d’amerrir sur le fleuve Hudson, une manœuvre délicate et périlleuse qu’il réussit parfaitement, permettant ainsi de sauver les cent cinquante-cinq passagers et tous les membres d’équipage.

De cet événement, Clint Eastwood tira le film Sully (2016), basé sur le récit autobiographique du capitaine Sullenberger, Highest Duty (Le plus grand devoir).

Le film démarre par le cauchemar qui agite les nuits de Sully après l’accident : il se voit aux commandes d’un avion qu’il ne peut maîtriser et qui s’écrase en plein New York. Tourné très sobrement, comme à son habitude, par Clint Eastwood, le film va suivre cet homme simple et tranquille qu’est Sully (un excellent Tom Hanks), un homme qui n’a essayé que de faire au mieux son devoir dans la pire des situations, dans les suites de l’amerrissage forcé.

Car accomplir un miracle n’est pas si simple, et Sully et son copilote (Aaron Eckhart, lui aussi excellent), héros pour le public et les médias, doivent rapidement faire face à une commission d’enquête du National Transportation Safety Board, lequel, fort de simulations de vols dans les conditions du drame et d’un rapport selon lequel l’un des moteurs fonctionnait toujours, accuse les deux hommes d’avoir commis une erreur de pilotage.

Sans le moindre sensationnalisme, donnant ainsi une dimension humaine à l’événement, Eastwood rend compte des terrifiantes minutes où la vie de tous à bord était dans la balance, en mêlant les expériences des passagers, des contrôleurs aériens, des secours et de l’équipage.

Sully parvient à faire amerrir l’avion sur les eaux glacées de l’Hudson, l’appareil est évacué sans panique excessive, les passagers se massant sur les ailes de l’avion, les secours arrivent rapidement et agissent avec efficacité – signes d’une société où chacun fait son devoir – comme l’avion s’enfonce lentement dans l’eau ; Sully est le dernier à quitter la carlingue après avoir veillé à la sécurité de ceux dont il avait la responsabilité. Après des contre-enquêtes Sully et Skiles seront lavés de toute accusation, la morale et la justice sont sauves dans cette histoire qu’Eastwood a voulue à la fois simple et humaine, c’est-à-dire pouvant porter le plus grand héroïsme.

Pierre Barbey




Source : Présent

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PostPosted: Tue 29 Jan - 20:34:02 (2019) Reply with quote
caporal_épinglé
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_ LA MULE !




                        


                        



 J'ai aimé, je ne serai pas le seul, il est intéressant de voir un réalisateur utiliser un comédien qui à l'âge du rôle.
 Il est difficile de reconnaître Andy Garcia.
 


                         https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Mule_(film,_2018)

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Bonne Maman
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Un avis positif, un !
Qu'en disent les autres forumeurs ?

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possum
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Trop souvent déçu par Eastwood, j'hésite.

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PostPosted: Sat 9 Feb - 01:09:41 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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La Mule, un film de Clint Eastwood

Earl Stone, vétéran de la Guerre de Corée et ancien horticulteur, est aujourd’hui âgé de 90 ans. Endetté jusqu’au cou et sans perspective réelle d’emploi, il accepte un « job » particulièrement facile et lucratif : celui de chauffeur. On lui demande seulement de faire du transport de drogue avec l’aide de son pickup, pour le compte d’un cartel de la drogue mexicain : un « go fast » apaisé, pense-t-il. Mais alors que ses factures passent au rayon des mauvais souvenirs, le poids de son passé refait surface : aider la famille, et les amis... Et il va falloir faire vite, car Colin Bates, agent de la DEA (Drug Enforcement Administration), se met à traquer ce passeur efficace.

Avec : Clint Eastwood (Earl Stone), Bradley Cooper (Colin Bates, agent de la DEA), Laurence Fishburne (agent spécial de la DEA), Michael Peña (agent Trevino), Dianne Wiest (Mary, ex-femme d'Earl Stone), Andy García (Laton), Clifton Collins Jr. (Jim), Alison Eastwood (Iris, fille d'Earl Stone), Jill Flint (Pam), Ignacio Serricchio (Julio, membre du cartel qui supervise Earl Stone), Taissa Farmiga (Ginny, petite-fille d'Earl Stone), Noel Gugliemi (Bald Rob), Manny Montana (Axl), Robert LaSardo (Emilio), Katie Gill (Sarah), Loren Dean (agent Brown), bVictor Rasuk (Rico), Eugene Cordero (Luis Rocha), Joe Knezevich (Dave). Scénario : Nick Schenk, basé sur un article de Sam Dolnick dans The New York Times Magazine intitulé « The Sinaloa Cartel's 90-Year-Old Drug Mule ». Directeur de la photographie :Yves Belanger. Musique : Arturo Sandoval.

Confession…Si on excepte le très brillant American Sniper (2014), il faut bien admettre que Clint Eastwood n’avait pas atteint son meilleur niveau depuis Gran Torino ((2009). Voici que sur un scénario de Nick Schenk, déjà auteur du scénario de Gran Torino, Clint Eastwood nous livre un de ses dix meilleurs films et l’un de ses plus personnels comme Gran Torino. Mais pourquoi le comédien et réalisateur apparaît-il à nouveau à l’écran alors qu’il avait disparu depuis Gran Torino, film testament dans lequel le héros, Walt Kowalski, s’offrait en sacrifice en réparation de sa faute ? Clint Eastwood aurait-il oublier de dire quelque chose ? Aurait-il pris conscience que le sacrifice rédempteur de Walt Kowalski, le héros de Gran Torino, n’était pas suffisant ? En effet, dans La Mule, tout porte à croire que le cinéaste détourne l’histoire vraie de Leo Sharp pour livrer au spectateur un ultime message.

Avec beaucoup d’humour donc, Clint Eastwood adapte l’histoire étonnante de Leo Sharp (1924-2016), surnommé El Tata. Cet ancien militaire devenu horticulteur, à la suite d’ennui financier, devient passeur de drogue pour le cartel de Sinaloa avant d’être arrêté par la DEA (Drug Enforcement Administration). Derrière ce récit vaguement policier qui permet de retenir l’attention du spectateur, Clint Eastwood jette un regard plein d’humour sur l’Amérique contemporaine (se moquant même de lui dans certaines séquences comme celle de la soirée au Mexique chez le chef du Cartel magnifiquement interprété par Andy Garcia) et introduit dans son récit une introspectionen chargeant son héros, Earl Stone, d’une grave négligence dans ses devoirs familiaux.

Au moyen d’une narration limpide, d’une mise en scène souvent elliptique et d’une mise en images lumineuse du directeur de la photographie Yves Belanger (Laurence Anyways de Xavier Dolan en 2012), le récit prend alors l’allure d’une confession, en tous les cas d’un exercice cathartiquedans lequel les propres fêlures de Clint Eastwood apparaîtraientcomme si le sacrifice rédempteur de Walt Kowalski dans Gran Torino n’avait pas été suffisant et qu’il fallait encore avouer haut et fort cette culpabilité (« Coupable » finit par dire Earl Stone au tribunal à la grande surprise de son avocat, se privant ainsi de toute possibilité d’acquittement) et supporter une peine de purgatoire, ici symbolisée par la prison… Dans les dernières quarante minutes du film, le cinéaste, sans tomber dans le mélodrame, distille des propos magnifiques sur l’importance de la famille qui prime sur tout et même sur la réussite personnelle et professionnelle (ne se privant pas au passage de donner des conseils aux truands comme aux policiers…), sur l’amour conjugal et filial que son personnage a négligé toute sa vie durant, sur le temps qui passe et la vieillesse. Cela est d’autant plus poignant qu’il le fait en présence de sa fille Alison qui joue la fille d’EarlStone (alias Leo Sharp) dans le film.

Omniprésent à l’écran, Clint Eastwood utilise à l’évidence le personnage d’Earl Stone pour porter un regard sur sa propre vie, imprimant une allure métaphorique à tout son film, se questionnant sur le temps et sur ses fautes, avant, dans un magnifique dernier plan général du jardin de la prison, de traverser l’écran du coin supérieur à droite au coin inférieur à gauche et de disparaître hors-champ. Gageons cette fois-ci, que Clint Eastwood ne réapparaîtra plus à l’écran, mais souhaitons qu’il nous livre encore quelques films.Apparemment désinvolte, en réalité profondément simple et poignant : 5/5.

Bruno de Seguins Pazzis



Source : Liberté politique

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