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Le coin de la mémoire... en 2019
PostPosted: Wed 23 Jan - 09:57:48 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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Sic transit gloria Gandhi…



Gandhi, le Mahatma Gandhi comme disent ses ouailles (mahatma signifie « grande âme » en sanskrit), est une de ces icônes sur lesquelles il est impensable, voire impossible, d’émettre la moindre réserve. Sauf au Ghana (et bientôt au Malawi).

Le 12 décembre dernier, la statue de Gandhi a ainsi été déboulonnée du campus de l’université du Ghana, à Accra, où elle trônait en majesté depuis 2016 : l’ancien président indien Pranab Mukherjee l’avait inaugurée pour concrétiser « les liens indéfectibles » entre l’Inde et le Ghana.

Il y a déjà plusieurs mois, des universitaires ghanéens avaient demandé le retrait de la statue de ce personnage controversé en Afrique noire. Et plus encore depuis la parution récente, en Afrique du Sud, d’un livre où sont reproduites des déclarations racistes du Mahatma affirmant que les Indiens sont « infiniment supérieurs aux Cafres » (les Noirs africains) qu’il qualifie par ailleurs de « sauvages »… Obadele Kambon, directeur des langues, littérature et théâtre à l’Institut d’études africaines, dit son soulagement : « Si nous montrons que nous n’avons aucun respect pour nous-mêmes et que nous méprisons nos propres héros, et que nous louons ceux qui n’avaient aucun respect pour nous, alors il y a un problème. Le retrait de cette statue, c’est la victoire de la dignité des Noirs. »

Gandhi raciste ? La belle découverte… Ayant fait ses études chez ces « salauds » d’Anglais, à l’University College de Londres, Gandhi, devenu avocat, a vécu et travaillé de 1895 à 1915 en Afrique du Sud. Des aventures qu’il raconte dans son autobiographie publiée en 1927 et qui est un tissu de mensonges. En Afrique du Sud, où il aura une aventure homosexuelle avec le richissime architecte juif allemand Herman Kallenbach en 1906, il ne s’élèvera pas contre la ségrégation, mais contre le fait qu’elle mettait sur le même plan les Indiens et les « Cafres ».

Il obtiendra d’ailleurs que l’accès à certains lieux réservés aux Indiens et aux Noirs soient bien distincts les uns des autres. Grâce à lui, les Indiens auront dès lors leurs propres accès… interdits aux Noirs. Il œuvrera aussi pour faire venir des milliers de travailleurs indiens en Afrique du Sud. En 1897, l’arrivée de deux bateaux remplis de 400 Indiens cornaqués par Gandhi vont déclencher de véritables émeutes de la part des travailleurs noirs. Gandhi ne sera sauvé du lynchage que de justesse, grâce à l’intervention des autorités britanniques. En 1906, il sera un farouche propagandiste de la guerre contre les Zoulous, exhortant ses congénères à s’engager dans l’armée anglaise, lui-même prenant la tête de brancardiers indiens.

Plus tard, devenu veuf (il avait été marié à 13 ans), Gandhi, qui faisait dormir près de lui Manu (non, pas le Manu de l’Elysée…), sa toute jeune nièce (pour tester ses choix d’abstinence, dira-t-il, ce qui fut diversement commenté…), s’appliqua – mais là encore sans convaincre, sinon le couple des Mountbatten, lui, vice-roi des Indes, excellent joueur de polo par ailleurs, mais politiquement niais, elle, Lady Edwina, maîtresse de Nehru… – à jouer les sages vêtus de lin candide. Mais on est toujours rattrapé par ses turpitudes.

Ce n’est pas la première fois qu’un monument consacré à Gandhi est contesté. En 2015, en Afrique du Sud où les « Cafres » n’ont toujours pas digéré ses propos, une statue à son effigie avait été vandalisée. Au Malawi, les étudiants s’opposent au projet d’érection d’une statue du Mahatma dans le centre de Blantyre, la capitale du pays. Le précédent ghanéen va accélérer les choses.

Alain Sanders




Source : Présent

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PostPosted: Wed 23 Jan - 09:57:48 (2019)
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Le coin de la mémoire... en 2019
PostPosted: Wed 6 Feb - 13:42:47 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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Sur TV Libertés, une courte mise au point sur les bobards racontés sur Marie Antoinette.
Au cas où on aurait besoin d'argumenter avec quelqu'un qui prendrait pour historique le "film" de Sofia Coppola


https://www.youtube.com/watch?v=aEY-y3gnk3s&feature=youtu.be

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Le coin de la mémoire... en 2019
PostPosted: Fri 21 Jun - 19:11:44 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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5 mai 1942… La Bataille de Madagascar

« Le verdict de l’histoire doit être qu’en ignorant l’avis de l’Amirauté et en provoquant une guerre non déclarée contre la France, Churchill a porté atteinte à la cause alliée. Son refus de croire les promesses des Français qu’ils ne permettraient jamais aux Allemands de s’emparer de leur flotte fut presque sa plus grave erreur politique de la guerre. » (Richard LAMB – Historien anglais)

Colonie Française depuis 1896, l’île de Madagascar était restée, après l’armistice franco-allemand du 25 juin 1940, fidèle au gouvernement de Vichy et représentait, dans l’Océan Indien, une position stratégique importante.

La vaste baie de Diego Suarez assurait un mouillage qui en faisait le meilleur port de l'Océan Indien. On pouvait y loger toute une escadre. Elle était quasiment fermée et ne communiquait avec la mer qu’à l’est, par un étroit goulet appelé la passe d’Orangea. Celle-ci étroite mais profonde présentait donc un accès maritime plus facile et permettait aussi de bonnes possibilités de défense. La France, dès 1895, avait reconnu la valeur de l'endroit et y avait édifié des installations portuaires et maritimes. Plus au sud de la Baie de Diego Suarez, se trouvait également la baie de Rigny qui aura son importance dans ce conflit. L’organisation de la défense de toute cette zone avait été conçue et réalisée presque un demi-siècle auparavant. En 1897 ce furent le Maréchal Lyautey et le futur Maréchal Joffre, artilleur, qui mirent en place l’essentiel de la défense de la région de Diego Suarez, en s’appuyant sur quelques points de défense conçus pour protéger des secteurs d’approche jugés essentiels : Antsiran, la presqu’île d’Orangea et la presqu’île de Diego Suarez, juste au nord d’Antsiran.

En 1942, les défenses de l’époque sont toujours pratiquement en l’état et n’ont été ajoutées comme défenses fixes qu’une batterie d’artillerie de 138mm vers la Baie du Courrier, et une batterie d’artillerie de 164mm dans la presqu’île d’Orangea, face à l’est, pour protéger l’entrée de la Baie de Diego Suarez.

Fidèle à sa promesse de neutralité, le gouvernement de Vichy n’avait pas, pour autant, retenu les tragiques leçons de l’agression britannique sur Mers El-Kébir, le 3 juillet 1940 et sur Dakar, le 23 septembre 1940… C’est ainsi que Madagascar (composante de l’Empire colonial) n’était défendue que par 8 000 soldats, dont 6 000 Malgaches et Sénégalais. La garnison française de Diego Suarez comptait 4 000 hommes (3 200 Malgaches appelés aussi Malagasy et 800 Européens), tous fidèles au Maréchal Pétain et placés sous le commandement du général Guillemet et du capitaine de vaisseau Maerten.

L’infanterie, démunie de blindés et faiblement armée, se composait de deux Régiments Mixtes Malgaches, d’un Bataillon de Tirailleurs Malgaches et d’un nombre relativement important de tirailleurs sénégalais dirigés par quelques cadres Français,

Le 5 mai 1942, craignant que l’île Rouge ne soit utilisée comme base dans l’Océan Indien par le Japon, allié de l’Allemagne, les Britanniques, forts d’une imposante escadre de plus de cinquante bâtiments, dont le cuirassé « Ramillies » et deux porte-avions, « Indomitable » et « Illustrious » emportant plus de 80 avions, déclenchèrent, par surprise, l’opération Ironclad en bombardant (comme à leur habitude) les bâtiments de guerre français au mouillage puis en débarquant sur la partie Nord de l’Île, ainsi qu’à Majunga.

Ce sera la bataille de Madagascar ou bataille de Diégo-Suarez (actuellement Antsiranana), le troisième plus grand port naturel du monde, qui durera jusqu’au 8 novembre 1942.

Pour l’Amirauté britannique, détenir Madagascar permettait d’avoir une base prête à soutenir la 8ème Armée dans le nord de l’Afrique comme d’avoir un tremplin pour renforcer la 14ème Armée en Birmanie. L’île Rouge et son administration favorable à Vichy était -bien que neutre selon les clauses de l’armistice- considérée comme « tenue par l’ennemi » et une opération amphibie fut décidée pour s’en emparer.

Le 5 mai, à 5h10, un déluge de feu s’abattit sur les installations portuaires et infrastructures militaires, détruisant l’aviation française et ce qui restait de la flotte au mouillage (anéantie en partie à Mers El-Kébir par ces mêmes « alliés »), dont le croiseur Bougainville. Néanmoins, l’aviso colonial d’Entrecasteaux riposta fermement puis s’échoua sur la côte. Harcelés par les tirs ennemis, un officier et quinze officiers mariniers et matelots perdirent la vie.

Deux sous-marins français « Le Héros » et le « Monge » furent coulés au large entraînant la mort de leur équipage. Un troisième, le « Bévéziers » fut attaqué par trois avions « Swordfish » alors qu’il tentait de sortir de la rade. Comme il était sérieusement endommagé, le commandant fit faire surface et tout l'équipage évacua le sous-marin qui sombra. C’est alors qu’un des trois Swordfish vira, revint sur le lieu de l’attaque et mitrailla les naufragés, faisant cinq tués et de nombreux blessés parmi les marins rescapés du « Bévéziers ».

Au soir du 5 mai, la Marine et l’aviation française, entièrement surprises car se considérant très loin du conflit mondial, avaient perdu la totalité de leurs moyens. Pour les défenseurs de Madagascar, il ne pouvait plus y avoir de combat que pour l’honneur.

Le 6 mai, les troupes britanniques débarquèrent en plusieurs points de l’île, s’emparant de la plupart des points stratégiques et réduisant au silence les batteries côtières.

Le 7 mai, après de violents combats, les forces françaises se retirèrent vers le sud et Diego-Suarez fut prise par les Britanniques.

Dans une déclaration adressée sur les ondes au peuple Français, le Maréchal Pétain s’éleva contre ces attaques qu’il jugeait inexcusables… cela d'autant plus qu'il avait prononcé la neutralité de l'Empire et assuré que la flotte ne tomberait jamais aux mains de l'Axe… ce qui, à cette date, était vrai et le restera (1).

Depuis l’armistice, nombreuses furent les manifestations de loyalisme de la population malgache envers le Maréchal et son gouvernement. Dans ces moments difficiles, elle le prouvait (comme l’avaient fait avant eux les Sénégalais) en se battant jusqu’au bout, selon le mot d’ordre lancé par le Maréchal dans son message. De Majunga à Tananarive, la Grande Île, jadis donnée à la France par Gallieni, restait fidèle. Aux glorieux défenseurs de l’Ile, l’Amiral Darlan proclamait : « Défendez l’honneur français, un jour viendra où l’Angleterre paiera pour ses crimes ».

François DARLAN, alors commandant en chef des forces de Vichy, ordonna de résister jusqu’au bout, y compris par des actions de guérilla, ce qui amena les Britanniques à se renforcer considérablement par l’apport de nouvelles unités combattantes...

Néanmoins leur progression en terre malgache demeurait lente, tant ils étaient harcelés sans répit par les soldats européens, sénégalais et malgaches. Ces derniers, connaissant admirablement le terrain, faisaient merveille, ne laissant aucun répit aux assaillants.

La disproportion des forces en présence finit par entraîner la chute de la capitale Tananarive, puis la ville d’Ambalavao avant que ne tombe, le 18 octobre, Andramanalina.

Le 6 novembre 1942, un armistice prévoyant notamment le maintien d’une souveraineté française fut signé à Ambalavao et le 8 novembre, le gouverneur général Armand Annet capitula près d’Ihosy, dans le sud de l’île. Il fut mis aux arrêts et évacué vers l’Afrique du Sud. Le 21 mars 1947, la Haute Cour de justice le condamnera à l’indignité nationale à vie.

Les forces françaises sur Madagascar, fidèles au gouvernement de Vichy, avaient appliqué sans faille et jusqu’au bout les consignes de résistance. Elles avaient mené un combat de guérilla, battant en retraite sur toute la longueur de l'île, faisant sauter 58 ponts sur leur passage, pendant une campagne qui dura 56 jours.

Ces combats entraînèrent la mort de près de 200 soldats francophones. Parmi eux, l’aviateur Jean Assollant, âgé de 37 ans, comptant parmi les pionniers de l’aviation française. Il s’était rendu célèbre pour sa participation comme pilote au vol de l’Oiseau Canari en 1929, marquant la première traversée française de l’Atlantique Nord entre les États-Unis et la France. Il fut abattu et tué le 7 mai 1942 aux commandes d’un « Morane-Saulnier MS.406 », premier avion de chasse moderne des années 1930 à entrer en service dans les unités de l’Armée de l’air et, sans doute, l'un des avions de combat français les plus connus de la Seconde Guerre mondiale.

L’armistice signé, les Britanniques gardèrent le contrôle de l’île jusqu’en janvier 1943, date à laquelle les Forces Françaises Libres, sous la direction du général Paul Legentilhomme, se virent confier le pouvoir à Madagascar. Legentilhomme sera remplacé en mai par le gouverneur général Pierre de Saint-Mart.

Sur les 1200 Français faits prisonniers, 900 acceptèrent de rejoindre la France libre et certains s’enrôleront dans le Régiment Blindé de Fusiliers Marins de la 2ème DBFL du Général Leclerc. Quant aux aviateurs, ils préféreront rejoindre en majorité l’escadrille Normandie-Niemen, pour ne pas avoir à combattre aux côtés des Britanniques.

Si les Malgaches ou Malagasy avaient été fidèles au Maréchal Pétain et au gouvernement de Vichy (comme le furent les Sénégalais lors de l’attaque sur Dakar), il en fut différemment auprès des dirigeants de la France libre du général de Gaulle et des gouvernants suivants…

En mai 1946, débutèrent de nombreuses manifestations. L’opinion malgache, influencée par le mouvement de décolonisation qui débutait alors en Indochine, ne cachait pas sa rancœur et sa colère contre la France.

Le 29 mars 1947, une violente insurrection entraîna une répression sanglante de l’armée française qui fit plusieurs milliers de victimes. Le divorce entre la France et Madagascar était consommé. La population n’aura désormais de cesse de demander son indépendance…

Dans « Illusions perdues », Honoré de Balzac écrivait : « Il y a deux Histoires : l'Histoire officielle, menteuse, qu'on enseigne puis l'Histoire secrète, où sont les véritables causes des événements, une histoire honteuse ».

L’Histoire étant toujours écrite par les vainqueurs et la vérité historique faite du silence des morts, c’est une page qui fut littéralement occultée… comme celle de l’invasion britannique.

Madagascar accéda, dans la douleur, à son indépendance le 26 juin 1960 et fut admise à l’ONU le 20 septembre 1960.

José CASTANO

(1) Pour preuve : conformément à l’engagement qu’avait pris l’Amiral DARLAN « qu’en aucun cas, la flotte ne sera livrée intacte à l’ennemi, mais qu’elle se repliera en Afrique ou sera coulée », le 27 novembre 1942, sur l’ordre de l’Amirauté du régime de Vichy, l’escadre française se sabordera à Toulon pour ne pas tomber aux mains de l’ennemi. Près de 90 bâtiments –dont les plus importants- seront détruits… ce qui met à mal l’argument fallacieux de Churchill (et des « idiots utiles ») de prétendre que notre flotte basée à Mers El-Kébir aurait été livrée aux Allemands si elle n’avait pas été détruite.

En acceptant ce sacrifice, la Marine de Vichy respecta son serment de 1940, de ne jamais livrer la Flotte a des mains étrangères. Dans ce désastre qui vit la disparition d'une des plus belle escadre que la France ait jamais comptée, tout fut perdu, fors l'honneur !

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Le coin de la mémoire... en 2019
PostPosted: Sat 20 Jul - 11:57:28 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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DE L’ALGERIE FRANÇAISE… à LA FRANCE ALGERIENNE

« A l’occasion de votre élection à la présidence de la République algérienne, je vous adresse mes félicitations. Cette indépendance algérienne, nous l’avons voulue et aidée » (Message de Charles de Gaulle à Ben Bella, le 4 septembre 1963)

Le dimanche 1er juillet 1962, l’Algérie exsangue, privée de la majorité de ses Européens, vota sur la question de savoir si elle devait devenir un état indépendant. En répondant « Oui » à cette question, chaque électeur annulait pour sa part l’existence de l’Algérie française et ce fut la somme de ces « Oui » qui réduisit à néant cette Algérie-là dont l’existence avait commencé le 5 juillet 1830 lorsque les troupes du général de Bourmont, après avoir débarqué à Sidi-Ferruch, occupèrent la capitale des deys. Le gouvernement français, tel Ponce-Pilate se lavait les mains et tournait la page.

Si l’enfantement de la nouvelle République algérienne entraîna l’hystérie collective, amalgame de réjouissances, de meurtres et de pillages tels le génocide dont furent victimes les Musulmans fidèles à la France et les assassinats d’Européens du 5 juillet 1962 à Oran, les Algériens ivres d’indépendance allaient, très vite, danser une tout autre danse en tournant en rond devant un buffet vide… C’est ainsi qu’après la mise à sac du pays en 1962, après la frénésie sanguinaire et destructrice des premiers mois de l’indépendance, après l’incurie des chefs du FLN désormais aux commandes de l’Etat, après les premières années de chaos forcené, il ne restait plus rien de l’équipement technique du pays. Les immeubles tombaient en ruine, l’agriculture était moribonde, les rouages précieux mis en place par la France rouillaient au soleil de midi et les ingénieurs venus de l’Est dès la proclamation de l’indépendance levaient les bras au ciel en contemplant d’un œil désespéré l’ampleur des dégâts. C’est alors que craignant la colère du peuple que l’on avait savamment gavé durant huit ans de promesses démagogiques et fallacieuses, le gouvernement algérien, incapable de fournir du travail à sa population, exigea « la libre circulation des personnes » avec la France et « leur libre résidence de Dunkerque à Marseille » en menaçant de Gaulle d’une rupture qui eût contrarié sa « grande politique » arabe. Aussitôt, sur l’injonction formelle du « Guide », satisfaction sera donnée aux nouveaux maîtres de l’Algérie et la décision d’ouvrir, pratiquement sans contrôle, nos frontières à l’immigration algérienne fut appliquée.

Durant l’épisode sanglant de ce conflit, le leitmotiv constant des responsables du FLN était que la rébellion se justifiait par le besoin de plus de justice, de bonheur et de liberté pour la « malheureuse » population musulmane… L’indépendance n’a pas permis à cette dernière d’atteindre le bonheur escompté et encore moins de sortir de la violence. Elle a plongé l’Algérie, dévorée par la prévarication, dans un désastre économique que la manne pétro gazière (détournée au profit d’apparatchiks) n’a jamais pu endiguer… Le pouvoir n’a pas été rendu au peuple mais a été accaparé par un groupe initialement choisi par la France pour protéger ses intérêts. Pour se maintenir, ce groupe n’a pas hésité à manipuler des islamistes et à plonger le pays dans un nouveau cycle de violence. Dans un ouvrage documenté, « La colonie française en Algérie. 200 ans d’inavouable », Lounis Aggoun dénonce un système élaboré par des Algériens avec le soutien de la France, puis des Etats-Unis, au détriment de tout un peuple.

Ainsi, minée par la corruption, l’islamisme, les rivalités au sommet du pouvoir et de la hiérarchie militaire, les séquelles de la guerre civile des années 1990 dont les causes jamais éradiquées fomentent en coulisse de nouveaux troubles, la société algérienne se décompose inexorablement…

Alors, afin de s’exonérer de ses responsabilités et de celles du FLN -parti au pouvoir depuis l’indépendance- et couvrir par là même leur incompétence notoire, le président Bouteflika, impotent –voire, moribond- qui ne sert plus que de prête-nom à la nomenklatura du FLN, véritable marionnette entre les mains des apparatchiks, a trouvé en la France le bouc émissaire idéal : un pays qui se complaît dans l’auto-flagellation, le masochisme et la repentance.

C’est ainsi qu’en avril 2006, il déclarait sans gêne aucune que la France était « responsable d’un génocide de l’identité, de l’histoire, de la langue et des traditions algériennes »… en parfaite contradiction avec celle d’Aït Ahmed, leader historique du FLN : « Du temps de la France, l’Algérie c’était le paradis ! », déclaration faite en juin 2005 à la revue « ENSEMBLE », organe de l’Association Culturelle d’Education Populaire (ACEP).

... Et Slimane BENTOUCHA journaliste en Algérie, de renchérir : « La colonisation nous a laissé un patrimoine inestimable que nous n’avons malheureusement pas su garder soit par ignorance, soit par indiscipline, soit par bêtise ».

Un « paradis dilapidé »… Un « patrimoine inestimable »… En effet, un quart des recettes en hydrocarbures de l’Algérie, découverts et abandonnés par la France dans un Sahara qui n’était même pas algérien, permet aujourd’hui à ce pays d’importer ses produits alimentaires issus notamment de l’agriculture… alors qu’elle les exportait du temps de la « colonisation ».

Dès 1962, afin de réduire le risque encouru par sa jeunesse turbulente devenue la « classe dangereuse » du pays, le gouvernement algérien a encouragé l’émigration de ses ressortissants, sachant pouvoir compter sur le laxisme de la France et sa politique bienveillante des visas. C'est ainsi qu'en 2015, 422 000 visas ont été accordés (pour une durée indéterminée)... Par ailleurs, de 5600 en 2015, les « étudiants » algériens sont passés à plus de 7000 en 2016 et, ceux-là -en vertu d'une loi votée par le Parlement sur proposition de la vice-présidente PS du Sénat, l’Algéro-française Bariza Khiari- ne repartiront pas.

« Le nombre de Français ayant un lien direct avec l'Algérie avoisine les sept millions », a déclaré, le 3 février 2015, l'ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié, lors d’une visite dans la wilaya de Tlemcen.

C’est par cette politique de transfert des populations désœuvrées que le pouvoir algérien assure la stabilité et la paix sociale en exportant sans la moindre retenue tout ce dont il ne veut plus.

La moitié des 40 millions d’Algériens ont aujourd’hui moins de 19 ans. Ils sont nombreux à rêver de s’installer en Europe, particulièrement en France… nombreux, aussi, à profiter de la crise migratoire pour s’infiltrer dans les filières des « réfugiés ». En témoignent les violeurs arrêtés à Cologne en décembre 2015, parmi lesquels figuraient plusieurs jeunes Algériens. Et ces nouveaux « migrants », à l'instar des assassins qui ont récemment sévi en France, Merah, Coulibaly, Couachi, Sid Ahmed Ghlam, Yassin Salhi, Salah Abdeslam, l’organisateur des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, Karim Cheurfi, l’auteur de l’attentat du 20 avril 2017 sur des policiers à Paris et Mohamed Lahouaiej-Bouhle, celui de Nice, le 14 juillet 2016 (86 morts et 458 blessés), deviendront, un jour, Français… ou, comme Salah Abdeslam, le sont déjà. Alors, avec eux, ce sont des milliers d'autres jeunes « Français », issus de l’immigration ou pas, qui basculeront inexorablement dans la fascination pour le djihadisme et la violence meurtrière. Ce sont des bombes à retardement en puissance prêtes à exploser n’importe où, n’importe quand.

« Les Français qui n’ont pas voulu de l’Algérie française auront un jour la France algérienne » a écrit dans son livre, « d’une Résistance à l’autre », Georges Bidault, l’ancien chef du Conseil National de la Résistance. Il reprenait là, en quelque sorte, cette déclaration du redoutable chef du FLN qu’était Larbi ben M’Hidi, déclaration lancée à la face des parachutistes français venus l’arrêter en 1957 lors de la « bataille d’Alger » : « Vous voulez la France de Dunkerque à Tamanrasset ? Je vous prédis, moi, que vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque ».

Ainsi, si l’Algérie française et ses célèbres 5 coups de klaxons (Al-gé-rie fran-çaise !) n’est plus qu’un lointain souvenir, la France maghrébine et ses « manifestations d’allégresse », ses violences et ses coups de Kalachnikov devient, elle, réalité !

José CASTANO

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PostPosted: Sat 20 Jul - 13:07:25 (2019) Reply with quote
caporal_épinglé
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_ Doutant que jamais un algérien ne lise ces lignes et cela est bien dommage.
 Les algériens sont privés de leur Histoire, méthode absolument stalinienne...
 Ayant pu le vérifier de mes oreilles et mes yeux !

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En avant toujours, repos ailleurs !



_ Quand j'entends le mot culture, je charge mon revolver !
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Le coin de la mémoire... en 2019
PostPosted: Sat 20 Jul - 14:22:13 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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Algérie : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux »

Cette phrase d’Etienne de la Boétie résume la relation franco-algérienne. A chaque fois qu’il est en difficulté, le « Système » algérien sort en effet le joker-martingale de l’accusation de la France, sachant qu’il sera immédiatement relayé par les héritiers des « porteurs de valises », ethno-masochistes buvant goulûment au calice de la repentance et de la contrition.

Le 15 juillet dernier, montrant en cela qu’il n’est pas encore mentalement décolonisé, Mohand Ouamar Bennelhadj, membre essentiel du « Système » algérien puisqu’il est le secrétaire général par intérim de l’ « Organisation nationale des moudjahidines », les « anciens combattants », a ainsi appelé le parlement algérien à voter une loi criminalisant la colonisation française. Il a en outre demandé que cette loi ouvre la voie à des « compensations », osant écrire que les Français ont « génocidé » les Algériens et que, après avoir pillé le pays, ils « n’ont laissé ici que des broutilles, des choses sans valeur».

Ces accusations ne relèvent pas de l’anecdote. Ce n’est pas de sa propre initiative que ce pâle apparatchik dont l’association constitue le pivot du « Système » et dévore 6% du budget de l'Etat -plus que ceux des ministères de l'Agriculture (5%) et de la Justice (2%)-, a lancé ces accusations gravissimes. Depuis deux ou trois semaines, acculé par la rue, le général Gaïd Salah a en effet ordonné qu’une offensive anti-française destinée à tenter de faire dévier la contestation populaire soit lancée. Face à cette véritable déclaration de guerre, le président Macron garde un étourdissant silence…

Alors, puisque, comme ils en ont hélas l’habitude, les « lapins de coursive » qui dirigent la France se tairont, il est donc nécessaire que les « réseaux sociaux » s’emparent de l’affaire, à la fois pour exiger une réponse officielle des autorités françaises, et pour « remettre les pendules à l’heure ».

En 1962, la France a légué à l’Algérie un héritage exceptionnel et non des « Broutilles » et des « choses sans valeur », à savoir 54 000 kilomètres de routes et pistes (80 000 avec les pistes sahariennes), 31 routes nationales dont près de 9000 kilomètres étaient goudronnés, 4300 km de voies ferrées, 4 ports équipés aux normes internationales, 23 ports aménagés (dont 10 accessibles aux grands cargos et dont 5 qui pouvaient être desservis par des paquebots), 34 phares maritimes, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels, 31 centrales hydroélectriques ou thermiques, une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., des milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités avec 800 000 enfants scolarisés dans 17 000 classes (soit autant d’instituteurs, dont deux-tiers de Français), un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, 14 hôpitaux spécialisés et 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants. Sans parler d’une agriculture florissante laissée en jachère après l’indépendance, à telle enseigne qu’aujourd’hui l’Algérie doit importer du concentré de tomates, des pois chiches et de la semoule pour le couscous…

Tout ce que la France légua à l’Algérie avait été construit à partir du néant, dans un pays qui n’avait jamais existé et dont même son nom lui fut donné par la France. Tout avait été payé par les impôts des Français. Daniel Lefeuvre a montré qu’en 1959, toutes dépenses confondues, l’Algérie engloutissait 20% du budget de l’Etat français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Education nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce !

Tous les arguments permettant de réfuter la fausse histoire de l’Algérie écrite par les profiteurs du « Système » se retrouvent dans mon livre Algérie, l’histoire à l’endroit.

Bernard Lugan


Source : le blog de Bernard Lugan et Liberté politique

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caporal_épinglé
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_ Formidable, je viens de le publier sur ma page FB... quasiment à la même heure...

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Nous nous contentons du meilleur ! Okay

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Attentat de la rue des Rosiers (9 août 1982) : avec la complicité du gouvernement Mitterrand !

L’ancien chef du renseignement français de la présidence Mitterrand, Yves Bonnet, a reconnu officiellement, et devant un juge, qu’un pacte secret avait été conclu entre les autorités françaises et le groupe terroriste palestinien d’Abou Nidal, le mettant à l’abri de poursuites en échange d’un engagement à ne plus commettre d’attentats en France. On a vu la suite…

En novembre 2018, Yves Bonnet avait reconnu cet accord secret. Devant un juge, il vient d’en donner les détails. Cette affaire date de 37 ans. Le pacte a été scrupuleusement respecté, côté français : les tueurs de la rue des Rosiers, responsables de la mort de six personnes, et des blessures de 22 autres, ont bénéficié de l’incroyable garantie de pouvoir séjourner en France, sans être inquiétés.

L’enquête, des témoignages anonymes, des écoutes, les alertes des services secrets d’autres pays, avaient pourtant orienté les enquêteurs vers le groupe Abou Nidal. Mais cet attentat ne pouvait donc pas lui être attribué puisque le dirigeant du groupe terroriste Fatah-CR, dissident de l’OLP, bénéficiait désormais de cette sorte d’immunité.

Bien plus, pour remplir le vide ainsi créé, mettre quand même un nom sur les auteurs de l’acte criminel, Prouteau et Barril, dirigeants de la cellule élyséenne antiterroriste, vont désigner des nationalistes irlandais. Une piste totalement infondée, qui s’écroulera rapidement, et vaudra à Prouteau et Barril une notoriété dont ils se seraient volontiers passés.

En 2008, une piste néo-nazie est évoquée. Totalement artificielle, elle aussi.

En fait, depuis le début, les juges antiterroristes Bruguière puis Trévidic savaient parfaitement à quoi s’en tenir.

« D’embarrassantes questions »

La position du gouvernement français, dans cette affaire, va dès le départ surprendre le monde entier : « Cette insigne atrocité, écrit par exemple The Guardiande Londres, est la dernière d’une longue série qui pose d’embarrassantes questions sur la manière française d’aborder le terrorisme. […] L’attitude française envers les terroristes étrangers est illogique, en rupture avec ses pratiques habituelles. »

Incompétence, amateurisme, naïveté, sont les premiers qualificatifs qui viennent à l’esprit. Dans cette affaire, Mitterrand, Mauroy et Defferre, les trois décideurs ultimes, ont agi sans aucun discernement et se sont ensuite retrouvés prisonniers de l’accord secret consenti. S’il avait été révélé, cet accord aurait pu faire sauter le gouvernement, voire faire capoter la présidence Mitterrand à peine un an après son arrivée au pouvoir, d’autant que les victimes se situaient du côté des électeurs de Mitterrand, et pouvaient avoir le sentiment d’une parfaite trahison.

Présent du 16-17 août 1982, sous la plume de François Brigneau, préconisait en première page les six mesures à prendre pour « terroriser le terrorisme » :

1 : Réduire l’immigration ;

2 : Limiter le droit d’asile ;

3 : Rétablir et étendre les pouvoirs des Renseignements généraux ;

4 : Accélérer l’instruction judiciaire ;

5 : Rétablir la peine de mort ;

6 : Désigner clairement au pays l’organisateur et le moteur de ces attentats : le KGB (nous sommes 7 ans avant la fin du communisme européen, et Brigneau rappelle que le KGB commandite ou suit la plupart des actions terroristes).

A lire ces préconisations, c’est Brigneau qu’il aurait fallu nommer ministre de l’Intérieur ! Pour résoudre l’attentat de la rue des Rosiers en moins de 37 années, mais aussi pour s’éviter tout ce que la France a connu par la suite. •

Francis Bergeron



Source : Présent

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Il n'y a pas de réelle volonté du gouvernement d'éradiquer le terrorisme, non ?? Aucune de ces mesures dictées par le bon sens ne trouverait d'écho favorable aujourd'hui.

Pourquoi ?

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Se souvenir des massacres du Midi toulousain

Plus de cent personnes – parmi lesquelles une ribambelle d’enfants – s’étaient donné rendez-vous à Montréjeau samedi pour la messe de commémoration du massacre par les troupes révolutionnaires de plusieurs milliers d’insurgés royalistes restés fidèles à leur foi catholique et à la monarchie.

Dans son homélie, l’abbé Jacques Laguérie a appelé les fidèles à « faire mémoire » et à ne pas oublier les massacres commis par ceux qui, à l’image de l’ignoble Saint-Just, pensaient que « ce qui constitue une république, c’est la destruction de tout ce qui lui est opposé ». Pierre-Emmanuel Dupont, un des organisateurs de cette première cérémonie du souvenir à l’intention de ces hommes qui ont été purement et simplement liquidés en quelques heures le 20 août 1799 par les hommes du général Barbot (il avait reconnu avoir commis « un affreux carnage »), souhaite « préserver de l’oubli la mémoire de ceux qui ont péri en haine de leur foi ». Une foi catholique que les différents dirigeants du Directoire n’ont eu de paix ni de cesse de persécuter, comme l’a si bien rappelé Cyrille Dounot en précisant que cet « exécrable régime fondé sur le sang, la tyrannie et l’argent » a débouché sur la loi des otages (votée en 1799) qui permettait d’arrêter les nobles, les parents d’émigrés et leurs ascendants. A la fin de l’hommage rendu à toutes ces victimes de la Terreur, chacun a promis de se retrouver chaque année, comme en Vendée, afin de ne pas oublier.

Francoise Monestier


Source : Présent

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_  Deux cents soldats de la Grande Armée enterrés à Francfort Les corps ont été retrouvés fortuitement lors de la construction d'un supermarché. Le premier d'entre eux a été inhumé au cours d'une cérémonie militaire.


  Par Luc de Barochez | Le Point.fr


                             



Ils sont morts, dans l'anonymat et le dénuement, avant d'avoir pu regagner la France. Quelque 204 soldats de la Grande Armée de Napoléon vont trouver leur repos final à Francfort, en Allemagne. Le premier d'entre eux a été inhumé le 9 septembre dans le carré militaire français du cimetière sud de la ville, lors d'une cérémonie à laquelle ont participé des officiers français et allemands.
Les corps des grenadiers napoléoniens, décédés en octobre 1813, ont été mis au jour de façon fortuite en 2015. Ils ont été découverts lors de fouilles archéologiques menées dans un chantier de construction d'un supermarché à Rödelheim, qui était il y a deux siècles un village d'un millier d'habitants à l'ouest de Francfort et qui est aujourd'hui un quartier de la ville. La Grande Armée y avait installé lors de sa retraite un hôpital de campagne, ce qui explique le nombre de morts.

Notre dossier : Dans les pas des soldats de Napoléon

La bataille des Nations
Le maire de Francfort, Peter Feldmann (SPD), a saisi l'occasion pour mettre en valeur l'amitié franco-allemande en soulignant lors de son discours qu'après les guerres napoléoniennes, menées en partie sur le sol allemand, il avait encore fallu trois autres guerres (1870-1871, 1914-1918, 1939-1945) pour que les deux nations décident enfin de se réconcilier. Lors de la cérémonie, organisée à l'initiative de la consule générale de France à Francfort Pascale Trimbach, la sonnerie aux morts, traditionnelle dans l'armée française, a été interprétée par des soldats de la Bundeswehr. Les hymnes nationaux allemand et français ont été joués et des poèmes de Victor Hugo et de Heinrich Heine ont été lus.

Octobre 1813. La Grande Armée n'est plus que l'ombre d'elle-même après la pénible retraite de Russie, plus l'importante défaite subie lors de la bataille des Nations qui l'a opposée près de Leipzig, en Saxe, à la coalition rassemblant Autrichiens, Prussiens, Bavarois, Russes et Suédois sous la conduite du maréchal autrichien Schwartzenberg. Après une nouvelle défaite à Hanau, près de Francfort, fin octobre, contre une armée austro-bavaroise, Napoléon est contraint de se replier sur le Rhin. Pour l'Empereur, c'est le début de la fin.

Lire aussi Petits témoins de la grande histoire : la bataille de la Moskova
Au total, environ 15 000 soldats de la Grande Armée sont décédés au mois d'octobre dans la région de Francfort, selon les historiens locaux. Beaucoup, d'ailleurs, n'ont pas été tués au combat, mais ont succombé à l'épidémie de typhus qui faisait alors des ravages dans les rangs de l'armée napoléonienne ainsi que dans les villes de la région – Mayence a alors perdu 10 % de sa population.
Boutons d'uniformes
Les archéologues qui ont fouillé le site de Rödelheim ont constaté que les cadavres avaient été enterrés à la hâte, alignés en rangs sans article funéraire, et orientés nord-sud – alors que l'habitude en Europe à l'époque était de déposer les corps selon une orientation est-ouest. Les soldats ont cependant été placés dans des cercueils sommaires, ce qui a contribué au bon état de conservation. Des boutons d'uniformes, recouverts d'étain, ont permis d'identifier avec certitude les cadavres comme étant ceux de soldats de la Grande Armée.
Depuis 2015, les squelettes ont été remis à l'Institut d'anthropologie de l'université de Göttingen, qui mène des études sur chacun d'eux pour déterminer, à partir de la dentition et des os, leur origine régionale et leurs habitudes alimentaires.
Il a ainsi pu être établi que le soldat enterré lundi était bien originaire de France, qu'il était mort du typhus, qu'il avait entre 20 et 25 ans et qu'il mesurait un peu moins de 1,70 m. Les 203 autres soldats font toujours l'objet de recherches. Ils seront inhumés d'ici un an dans le même carré militaire, où reposent déjà des prisonniers français de la guerre franco-prussienne de 1870.


                        https://www.lepoint.fr/monde/deux-cents-soldats-de-la-grande-armee-enterres…

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Des profanateurs du maréchal Juin ? Pas plus que De Gaulle et Macron

Ce serait assurément faire beaucoup d’honneur – si on peut dire – aux abrutis gauchistes qui ont attaqué à la barre à mine le monument en hommage aux soldats du corps expéditionnaire français en Italie, que de penser qu’ils aient eu la moindre lueur sur la personnalité et le rôle du maréchal Juin.

Qu’ils aient voulu s’en prendre à un monument mémoriel, cela ne fait en revanche aucun doute. Mais je crois qu’ils ont d’abord saisi une double occasion : récupérer des pierres et des morceaux de marbre effilés pour les balancer sur les troupes macrono-castanériennes et, c’est tout bénef, exprimer au passage leur haine contre l’armée française.

Le maréchal Juin pour ces voyous d’extrême gauche ? Inconnu au bataillon ! La preuve, c’est qu’ils n’ont pas démoli sa statue. Il n’en reste pas moins qu’il y a eu une volonté manifeste, imbécile, nihiliste, de détruire un monument qui nous touche particulièrement. Parce que Juin et ses hommes, c’est l’armée d’Afrique. Mais pas seulement. Petit rappel historique.

Né à Bône, Algérie française, en 1888, Alphonse Juin est, comme le fut Albert Camus par exemple, l’archétype de ces hommes et ces femmes issus de ces familles pieds-noirs très modestes qui furent le sel de notre province aujourd’hui disparue.

Après Saint-Cyr, dans la promotion de Fès (comme De Gaulle dont nous allons reparler), la carrière de Juin est celle d’un soldat de la Plus Grande France. Le Maroc, la Grande Guerre (il sera gravement blessé en 1915), l’AFN avec Lyautey, la Tunisie, l’Algérie. Il dira de son rapport quasi charnel avec le Maghreb : « Je suis de ce peuplement et par toutes mes fibres. »

On connaît la suite : les combats de 1940, la captivité en Allemagne, sa libération et son souci de tenir l’AFN à l’abri des griffes de la Wehrmacht, la contre-offensive victorieuse contre les forces d’occupation de l’Axe et de l’Afrika Korps en Tunisie, 1944 et la campagne d’Italie.

C’est à partir de là qu’on recroise De Gaulle profanateur, sinon de la statue, au moins du statut de Juin. D’abord en l’envoyant en mission en Allemagne pour l’empêcher sournoisement – De Gaulle n’avait pas osé lui interdire la démarche – de témoigner physiquement au procès de Pétain. Suscitant la colère rancunière de De Gaulle, Juin tournera la manœuvre hypocrite en envoyant un témoignage écrit en faveur du Maréchal.

Et puis l’Algérie française. Une entrevue très orageuse à l’Elysée où Juin dira à De Gaulle, avec son accent pied-noir encore accentué par la circonstance, son opposition à une politique confinant à la trahison, un bradage incompatible avec la loi et l’honneur. La vengeance gaulliste ne tardera guère.

Sur intervention directe de De Gaulle, Juin va être démis de sa place de droit (du fait de son titre de maréchal) au Conseil supérieur de la défense nationale. Tout aussi misérablement, il sera écarté de toute manifestation commémorative des deux guerres mondiales et privé des prérogatives et des avantages dus à son rang (bureau de fonction, secrétaire, voiture avec chauffeur, etc.). De Gaulle savait lui aussi manier la barre à mine…

Autre profanateur, plus récent celui-là, Emmanuel Macron, le chantre du traître communiste Audin. Lui, c’est à Alger, Bouteflika regnante et devant un aréopage FLN, qu’il est allé insulter les nôtres, nos grands anciens, nos pionniers et nos bâtisseurs dont les sacrifices héroïques, salvateurs, civilisateurs, sont devenus des crimes contre l’humanité !

Au moins pour ces quelques raisons qui sont tout sauf anodines, on comprendra que les cris d’orfraie poussés par le parti de l’ordre macronien et ses suiveurs gaullistes après les débordements de la place d’Italie me laissent un peu dubitatif. Mais ce n’est que mon avis…

Alain Sanders


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ALBERT CAMUS VICTIME DU KGB ? Le bruit en avait couru après la mort d’Albert Camus, disparu le 4 janvier 1960 dans un accident de voiture – conduite par son éditeur Michel Gallimard – mais, au terme d’une longue enquête, Giovanni Catelli le confirme dans son ouvrage intitulé La mort de Camus(éd. Balland) : le drame résulterait d’un sabotage sans doute commis par des agents du STB tchèque à l’initiative du KGB soviétique qu’inquiétait l’antitotalitarisme intransigeant de l’écrivain algérois, compte tenu de son aura internationale, surtout depuis sa nobélisation en novembre 1957. Mais, estime Catelli, « le monopole sartrien exercé sur le monde culturel a réduit tous ces doutes au silence ». La version de l’accident arrangeait aussi Charles de Gaulle qui s’apprêtait à recevoir Khrouchtchev à Paris avec tous les honneurs… et ne pardonnait peut-être pas à Camus d’avoir signé en 1945 la pétition pour la grâce de Robert Brasillach. Pour le clan Sartre, Camus était un « fasciste ». Il était surtout un visionnaire, auquel on doit cette prédiction datant de 1957, dans une lettre à son ami le philosophe Jean Grenier : « A longue échéance, tous les continents (jaune, noir et bistre) basculeront sur la vieille Europe. Ils sont des centaines et des centaines de millions. Ils ont faim et ils n’ont pas peur de mourir. Nous, nous ne savons plus ni mourir, ni tuer. Il faudrait prêcher, mais l’Europe ne croit à rien. »

Camille Galic



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