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Franco Zeffirelli
PostPosted: Mon 1 Jul - 19:38:52 (2019) Reply with quote
Bonne Maman
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Décès de Franco Zeffirelli

La disparition de Franco Zeffirelli ce 15 juin, géant contemporain de la civilisation européenne en son domaine artistique, Florentin shakespearien, cinéaste et homme de théâtre, devrait, en ce temps de combat sur tous les fronts que nous menons, donner lieu à de puissantes évocations dans notre famille de pensée.

Je veux n’apporter ici qu’un témoignage, celui d’un « fou d’opéra » spectateur assidu de l’Opéra de Paris, en ces temps bénis où les grandes œuvres lyriques étaient données au Palais Garnier. C’était en 1965. Les premiers mois de cette année-là, furent successivement jouées deux pièces mythiques du répertoire, de thèmes et musiques aux antipodes l’une de l’autre : Tosca, de Puccini, et Norma, de Bellini. Mais avec la même interprète phare : Maria Callas. Et avec un même scénographe (c’est l’appellation qu’il préférait) : Franco Zeffirelli. Les deux œuvres réunirent bien sûr des salles archicombles, et se déroulèrent dans une ambiance survoltée, voire dramatique, lors des représentations de Norma, qui allaient mal finir.

Elles eurent en commun de bénéficier d’un Zeffirelli au sommet de son art, que la majesté des lieux et la relative ampleur modérée de la scène parisienne avaient protégé de toute dérive hollywoodienne. Comme Norma évita tout « effet péplum », Tosca, elle, évita tout « effet gore ». Ce ne fut pas pour moi l’effet de surprise d’une émotion telle que mon jugement en aurait été altéré : j’ai assisté à quatre représentations de Tosca, en mars, puis à trois de Norma, en mai ! Et si Norma, à mon sens, n’était pas « piégeuse » sur le plan de la mise en scène, Tosca avait toujours été « à risque », de par son thème. Depuis que les « metteurs en scène » ne se privent pas de pallier leur manque d’imagination artistique en imposant purement et simplement leurs fantasmes intérieurs ou leur idéologie (que je mets au singulier : ils ont tous la même), ou les deux à la fois, on en a subi jusqu’à la nausée. Non, Zeffirelli n’a pas « interprété » le sombre drame de Sardou, à la limite du « Grand-Guignol » ; il n’a pas non plus « ultrapolitisé » le personnage terrifiant de Scarpia, chef de la police romaine, homme implacable, tortionnaire, cynique, pratiquant et libertin en matière de religion. Mais Zeffirelli n’oublie pas que c’est un baron, homme cultivé, raffiné, finalement très XVIIIe siècle finissant – pourrissant, jusque dans ses côtés « marquis de Sade » –, et l’acte qui voit se dérouler l’affrontement sauvage entre lui et la frémissante Floria Tosca, incarnés de façon inégalable, et inégalée, par Tito Gobbi et Maria Callas, véritable couple de fauves se battant autour du pauvre Mario Cavaradossi, artiste peintre supposé être un « résistant révolutionnaire athée » qui est en fait la victime intégrale dans cette pièce où les trois protagonistes meurent de mort violente sous nos yeux, se déroule, non dans un sous-sol répugnant de poste de police lugubre, mais dans une des pièces les plus somptueuses du palais Farnèse, point central d’où tout part.

C’est d’ailleurs particulièrement en cela que Tosca est une pièce « romaine », comme ses trois protagonistes et ses trois lieux : église Saint-André-de-la-Vallée, palais Farnèse, château Saint-Ange. Romaine et trine. Et le Florentin Zeffirelli l’a marqué avec éclat. La tentation m’est grande d’aborder l’interprétation de Maria la Divine, mais ceci est une autre histoire. Une prochaine fois, peut-être ?

Pierre Dimech



Source : Présent

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"Si je meurs demain, je me regretterai, parce que je m'entends assez bien avec moi-même"

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