Image Hosted by ImageShack.us Image Hosted by ImageShack.us
Forum du Pays Réel et de la Courtoisie - FPRC :: Dans les salles obscures ... en 2015
Log in Register Vous avez de nouveaux messages " href="privmsg.php?folder=inbox" class="mainmenu" onmouseover="changeImages('btn_top_pm', 'http://img.xooimage.com/files2/b/t/btn_pm_on-36d66.gif'); return true;" onmouseout="changeImages('btn_top_pm', 'http://img.xooimage.com/files9/b/t/btn_pm-36de9.gif'); return true;">Log in to check your private messages FAQ Memberlist Search Forum du Pays Réel et de la Courtoisie - FPRC Forum Index
Bienvenue aux amis du Pays réel et de Radio Courtoisie, pour défendre l'identité française, sa culture, sa langue, son histoire, échanger des propos sur l'air du temps.
Forum du Pays Réel et de la Courtoisie - FPRC Forum Index » Forum du Pays Réel et de la Courtoisie » Les neuf muses...(chant, poésie, théâtre, arts) » Dans les salles obscures ... en 2015
Post new topic  Reply to topic Previous topic :: Next topic 
Dans les salles obscures ... en 2015
PostPosted: Mon 2 Mar - 09:30:36 (2015) Reply with quote
Bonne Maman
Administrateur
Administrateur

Offline
Joined: 26 Jul 2007
Posts: 47,150
Localisation: Au pays des cigales




Quote:
Timbuktu

C’est un ticket d’entrée pour ce film qu’il eût fallu distribuer à tous ceux qui défilaient dimanche, « découvrant » la barbarie des djihadistes. Dans quelle bulle vivent-ils ? Ils doivent soigneusement trier les nouvelles du monde qui leur parviennent.

Beauté des paysages, noblesse des visages et des attitudes : c’est par des images pleines de délicatesse qu’Abderrahmane Sissako, cinéaste mauritanien, évoque la vie d’un petit village non loin de Tombouctou, vie paisible, au rythme traditionnel. Mais ce paradis est en fait devenu un enfer, pris en main par un groupe de djihadistes étrangers au pays, dont ils ne parlent même pas la langue… Rien n’est épargné aux habitants : mariages forcés, lapidations, coups de fouet pour n’avoir pas respecté la charia, qui interdit toute musique, proscrit le football, oblige les femmes à porter gants et chaussettes etc.

La vision des villageois demeure un peu rousseauiste : ils sont tous bons et paisibles. A la folie des djihadistes, le cinéaste oppose leur piété profonde, que leur imam exprime bien en disant que c’est sur lui-même qu’il estime devoir mener le djihad, pour progresser et plaire à Dieu. Mais s’agit-il de l’islam véritable ?

Quoi qu’il en soit, le film vaut largement la peine d’être vu. On ne peut pas ne pas s’attacher au sort de Kidane, modeste éleveur de vaches, et de sa famille. Que va-t-il devenir, lui qui n’a pas voulu quitter sa terre ?

Anne Le Pape

Article extrait de PRESENT n° 8274
du Samedi 17 janvier 2015

_________________
"Si je meurs demain, je me regretterai, parce que je m'entends assez bien avec moi-même"

Publicité
PostPosted: Mon 2 Mar - 09:30:36 (2015)
Publicité




PublicitéSupprimer les publicités ?

Dans les salles obscures ... en 2015
PostPosted: Mon 2 Mar - 09:33:09 (2015) Reply with quote
Bonne Maman
Administrateur
Administrateur

Offline
Joined: 26 Jul 2007
Posts: 47,150
Localisation: Au pays des cigales




Quote:
L’islam au cinéma

Le film Timbuktu a reçu sept récompenses, et pas des moindres, lors de la soirée des César le week-end dernier : meilleur film, meilleur réalisateur (Abderrahmane Sissako), meilleur scénario original… Il n\\\‘est pas le seul film a avoir traité, en 2014, de l\\\‘islam et de l\\\‘islamisme.

L’islam, vocable interdit puisque ceux qui ont crié « Allah Akbar », « on a vengé le prophète », « ne sont pas des musulmans » (Joseph Macé-Scaron) et que « le terrorisme n’a pas de religion » (Jamel Debbouze), se répand généreusement au cinéma.

Avec des traitements différents. Nous avons dû nous contenter d’un DVD pour L’apôtre, de Cheyenne-Marie Caron ; faire 35 kilomètres pour voir Timbuktu, d’Abderrahmane Sissako ; mais Qu’Allah bénisse la France, d’Abd al Malik, était visible dans nos cinémas dès le jour de sa sortie. Avec quand même un avertissement, à l’entrée : « N’hésitez pas à nous prévenir s’ils chahutent. » La salle n’était occupée que par des « jeunes des quartiers » qui ont observé un silence de cathédrale pendant la projection, et chaleureusement applaudi à la fin.

Si Allah a poursuivi sa course sans encombre, le Centre national du Cinéma a refusé de financer L’apôtre. Cheyenne a dû faire appel au mécénat privé, et son film n’a été projeté que dans une poignée de salles. En outre, la projection a été annulée à Nantes, à la demande de la DGSI, « cette projection pouvant être perçue comme une provocation par la communauté musulmane » ; quant à Timbuktu, il a été provisoirement retiré du cinéma municipal par le maire UMP de Villiers-sur-Marne « par peur des débordements après les attentats » ; la compagne de Coulibaly étant originaire de Villiers. Comme quoi la liberté d’expression est à géométrie variable et le slogan « même pas peur » une autothérapie peu fiable.
.../...

Timbuktu

Loin de l’austère noir et blanc des films de Cheyenne et d’Abd al Malik, Timbuktu offre la palette d’ocres et de bleus du désert et du fleuve, où vivent, à l’écart de Tombouctou, en une atmosphère biblique d’avant la chute originelle, quelques familles touarègues, éleveurs et pêcheurs. Aucune image du riche patrimoine pillé par les islamistes : le film a été tourné en Mauritanie sous la protection de la police mauritanienne.

Comme L’apôtre, Timbuktu part d’un fait réel : la lapidation à mort d’un jeune couple non marié. Mais Sissako évite la violence du spectacle, et détourne le regard du spectateur sur un autre plan en parallèle : un djihadiste qui danse.

Le thème est l’intrusion violente des islamistes dans l’harmonie d’un peuple que l’on dirait « au milieu de nulle part ». Les pick-up sillonnent le village et des mégaphones interdisent la musique, le chant, le foot, ordonnent aux femmes le port du voile, des chaussettes et des gants.

La résistance s’improvise par l’art, la poésie, la volonté des femmes de rester elles-mêmes. Les Touaregs, disait Charles de Foucauld, sont des musulmans superficiels, et la tradition touarègue est matriarcale. Ce sont les femmes qui défient les islamistes. Zabou, sorte de prêtresse venue d’Haïti, oppose son large corps drapé aux ennemis dans leurs pick-up. Une marchande de poissons tend les mains pour qu’on les lui coupe, plutôt que de porter des gants. Une autre, surprise en train de chanter, reprend, sous les 80 coups de fouet qui lui sont infligés, son chant interrompu.

Sissako, évitant le manichéisme, brouille les repères, mêle tragique et comique. La famille d’éleveurs semi-nomades, Kidane, Satima et leur fille Toya, est connectée. Elle appelle sa vache GPS et Toya utilise vainement son portable : « pas de réseau ! ».

Les djihadistes infligent à Kidane un procès islamique qui tourne à la mascarade et s’achève par sa condamnation à mort. Mais ils sont parfois, par leurs inconséquences, plus drôles que cruels. Ils interdisent le foot mais débattent des mérites comparés de Zidane et Messi, Abdelkrim grille en cachette une cigarette et n’est pas insensible au charme de Satima.

L’intention du cinéaste est de montrer que les islamistes, prisonniers d’un système qu’ils n’assument pas, sont instrumentalisés par des idéologues hors-sol, et que les musulmans sont leurs premières victimes. Ainsi l’imam fait battre en retraite les djihadistes qui entrent armés dans la mosquée, et leur suggère de retourner contre eux le djihad. Le djihad spirituel serait le vrai sens de l’islam. Mais qui décide du vrai sens de l’islam ?

Restent les images superbes d’un paradis volé : un prologue en diptyque, une gazelle échappant, peut-être, aux pick-up, et des statuettes, plus animistes que musulmanes, tombant, mais pas toutes, sous le feu des islamistes. En épilogue, Toya courant dans le désert, orpheline, avec ce cri : « Où est le pardon ? Où est Dieu dans tout cela ? » Et puis la scène qui ressemble à un ballet, sur fond musical, de garçons mimant, mais sans ballon, un match de foot. Témoins sans doute, pour Sissako, que « la beauté sauvera le monde », et vaincra la barbarie.

Saluons ces cinéastes qui, pour la première fois sans doute au cinéma, ont osé montrer, pour l’une la conversion d’un musulman au christianisme, pour l’autre les horreurs de la charia, sans éviter la violence substantielle à l’islam.

Mais ils tiennent aussi à présenter des imams sympathiques, avocats d’un autre islam compatible avec la dignité humaine, avec en plus, chez Sissako, l’utopie d’une liberté et d’une beauté sans armes.

Chez l’un et l’autre, la question de savoir si l’islamisme, loin d’être un dévoiement ou un cancer de l’islam, n’en serait pas plutôt la stricte application, reste question interdite.


Danièle Masson

Article extrait de PRESENT n° 8304
du Samedi 28 février 2015

_________________
"Si je meurs demain, je me regretterai, parce que je m'entends assez bien avec moi-même"

Dans les salles obscures ... en 2015
PostPosted: Mon 2 Mar - 09:36:29 (2015) Reply with quote
Bonne Maman
Administrateur
Administrateur

Offline
Joined: 26 Jul 2007
Posts: 47,150
Localisation: Au pays des cigales




Quote:
Le film "Timbuktu ou Le Chagrin des oiseaux" d'Abderrahmane Sissako (2014) a triomphé à la 40e cérémonie des Césars, où il a reçu sept prix dont le trophée du meilleur film et du meilleur réalisateur. Une œuvre poétique, non sans quelques défauts, couronnée par "l’esprit du 11 janvier"… et ses ambiguïtés sur la réalité de l’islam.

TOMBOUCTOU, au Mali. Non loin de la cité tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans. En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris leur foi en otage. Finis la musique et les rires, les cigarettes et même le football…

Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques. Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s'en est pris à GPS, sa vache préférée. Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs, c’est-à-dire qu’il va être soumis à la loi aveugle de la charia.

Sahel et terrorisme…

Il est impossible d’aborder Timbuktu sans y voir un film d’opposition politique. Cela crève l’écran dès la première scène qui montre dans un long travelling une gazelle qui donne l’impression de fuir et de vouloir échapper à un prédateur. Le spectateur pense que seul un guépard peut être la cause de cette course éperdue. Mais le deuxième plan répond à cette interrogation en montrant un véhicule pick-up 4x4 chargé de djihadistes qui poursuit l’animal en tirant des rafales de fusils automatiques. C’est la violence horrible, contre-nature.

La deuxième scène confirme le choix du discours politique puisque le cinéaste montre en plan très rapproché des œuvres d’art qui sont détruites en servant de cible à des exercices de tir. C’est la violence absurde et ridicule, contre la culture, la poésie et la beauté.

Enfin, rien n’échappant au spectre du fanatisme, la troisième scène d’ouverture du film oppose les djihadistes à l’imam de la mosquée de Tombouctou dont la « sagesse » reste totalement impuissante face à la violence et à la folie de ces intégristes islamiques. En trois petites scènes le décor est ainsi remarquablement planté, qui va servir à raconter l’histoire édifiante d’Ibrahim Ahmed, propriétaire d’un petit troupeau de vaches, qui va se retrouver condamné à mort par un tribunal islamique qui fait régner la terreur à Tombouctou et dans toute la région.

Une histoire vraie

Inspiré à l’origine par l'histoire vraie d'un jeune couple non-marié qui, pendant l'été 2012, a été amené par des islamistes au centre de leur village, placé dans deux trous creusés dans le sol, et lapidés jusqu'à ce que mort s'en suive devant des centaines de témoins, le récit principal, celui d’Ibrahim Ahmed, est habilement entremêlé avec d’autres (dont celui du couple enterré et lapidé) et tous ces récits visent à montrer toute l’horreur et toute la bêtise véhiculées par les terroristes de l’« Aqmi » en particulier et l’intégrisme islamique en général.

L’ensemble se déroule au rythme d’un chameau marchant dans le désert, sans bruit, sans esclandre, sans scènes spectaculaires, avec une sobriété et une absence d’artifices qui donnent une force vraie au propos du cinéaste. Sans aucun doute, il eut fallu rythmer très différemment le film dans un autre environnement, urbain par exemple. Mieux encore, le cinéaste essaie, et réussit, un mélange de registres en n’hésitant pas à utiliser l’humour et l’absurde (la femme folle au coq qui est la seule à pouvoir stopper les terroristes, les téléphones cellulaires en plein désert…) pour raconter des choses très sombres, rien moins que l’horreur subie en silence.

Des scènes fortes

La poésie est aussi au rendez-vous, comme dans cette scène étonnante de la partie de football jouée sans ballon pour déjouer l’interdiction de la police islamique de pratiquer ce jeu considéré comme une perversion. Cette très belle scène, qui surgit sans crier gare, restera sans doute dans les annales du cinéma comme la fameuse partie de tennis dans Blow-up (1967) de Michelangelo Antonioni.

D’autres scènes fortes, comme celle de l’interrogatoire d’Ibrahim puis celle de son jugement, restent, marquent, sonnent comme des fulgurances dans un quotidien fait de torpeur où les rapports humains semblent simples, sans éclats de voix, même dans l’oppression ou la rébellion. Timbuktu montre également des qualités picturales avec un sens de la composition de l’image, du cadrage et du jeu des couleurs.

Toutes ces qualités étant mises en avant, il convient toutefois de nuancer l’enthousiasme d’une critique qui présente Timbuktu comme un chef d’œuvre.

Un scénario chaotique

Le scénario n’est pas sans faiblesse, assez déséquilibré et chaotique dans la succession des histoires décrites en parallèle de la principale. À ce déséquilibre, s’ajoute une manière d’envelopper les personnages d’un silence certain, qui se veut celui du désert, et qui, s’il confère à ces personnages dignité, sagesse et humanité (même quand il s’agit des terroristes), fige souvent certaines scènes au lieu de leur donner l’intensité nécessaire. Le film devient alors trop lent, s’égare dans quelques scènes trop insignifiantes ou anecdotiques et perd de sa spontanéité au point de devenir parfois pesant comme dans l’allégorie de la gazelle poursuivie au début du film qui est remplacée à la fin du film par la fille d’Ibrahim, son petit berger et le mystérieux motocycliste qui courent éperdument.

Il faut admettre que l’oppression, l’horreur et la barbarie de l’islam intégriste ont été représentés avec souvent beaucoup plus d’intensité et de radicalité. Par exemple dans Les Chevaux de Dieu (2012) du franco-marocain Nabil Ayouch, qui prend comme point d’appui la préparation et l’exécution des attentats de Casablanca du 16 mai 2003.

Le bon et le mauvais islam

Un autre point doit être soulevé qui ne concerne pas la forme celui-là mais le fond. Les djihadistes sont présentés à deux reprises en face de l’imam de la mosquée de Tombouctou comme des musulmans qui font une interprétation erronée d’une religion qui, elle, est présentée comme une bonne religion, sous-entendu, une religion comme une autre… Dans une interview accordée au journal Le Figaro dans son édition du mercredi 10 décembre 2014 le cinéaste confirme qu’il croit à un islam bon. À la question d’Etienne Sornin et de Marie-Noëlle Tranchant — « Timbuktu peut-il faire écho au massacre des minorités chrétiennes en Irak ? » il répond :
« Aqmi ou Daech, il n’y a pas une grande différence. L’obscurantisme est le même, en particulier dans le rapport à la femme, nourri par un salafisme wahhabite qui n’est pas ma culture. Dans mon islam, la femme est l’égale de l’homme. Les hommes se battent aussi mais les femmes sont courageuses et fortes. »

Un piège de bonne foi

C’est un piège tendu involontairement par le cinéaste, de bonne foi pourrait-on dire, ce qui nécessite qu’il soit signalé et souligné. Nous entrons dans une époque où de plus en plus de films aborderont le sujet et les problématiques liées à l’islam et les spectateurs ne doivent jamais perdre de vue que, s’il existe de bons musulmans, l’islam est une construction totalement artificielle, un système social et politique monté de toute pièce quelque sept cent ans après l’avènement du christianisme de la rivalité entre juif et arabe au sujet du temple de Jérusalem.

Le véritable islam

On peut se référer pour cette question fondamentale à la thèse du père Édouard-Marie Gallez, docteur en théologie et histoire des religions, Le Messie et son prophète, qui a donné lieu à un condensé de 80 pages « Le Grand secret de l’islam », disponible en téléchargement libre sur l’internet :

« L’islam n’est pas le résultat d’une révélation divine – ou de la prédication de Mahomet – mais celui d’un processus très long et très complexe de réécriture de l’Histoire, s’enracinant dans des croyances juives et chrétiennes dévoyées, et manipulé par les premiers souverains musulmans pour satisfaire leurs visées de domination politique. »

Cette parenthèse importante étant faite, on peut se laisser aller à apprécier ce plaidoyer contre l’obscurantisme islamique comme un acte de résistance aux accents poétiques.

Bruno de Séguins-Pazzis

Avec : Ibrahim Ahmed (Kidane), Toulou Kiki (Satima), Abel Jafri (Abdelkrim), Fatou Diawara (Fatou, la chanteuse), Hichem Yacoubi (un Djihadiste), Kettly Noël (Zabou). Scénario : Abderrahmane Sissako et Kessen Tall. Directeur de la photographie : Sofian El Fani. Musique : Amine Bouhafa.
Récompenses : Prix du jury œcuménique et Prix François-Chalais au Festival de Cannes (2014), Bayard d'or du meilleur film, Bayard d'or du meilleur scénario et Prix du jury junior au Festival international du film francophone de Namur (2014). César du meilleur film et du meilleur réalisateur (2015).



Source :
http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Timbuktu-un-acte-de-re…

_________________
"Si je meurs demain, je me regretterai, parce que je m'entends assez bien avec moi-même"

Dans les salles obscures ... en 2015
PostPosted: Thu 26 Mar - 02:28:41 (2015) Reply with quote
Bonne Maman
Administrateur
Administrateur

Offline
Joined: 26 Jul 2007
Posts: 47,150
Localisation: Au pays des cigales




A voir, me dit-on... ça ne passe que deux soirs à Paris : jeudi 2 ou vendredi 3 avril seulement...



_________________
"Si je meurs demain, je me regretterai, parce que je m'entends assez bien avec moi-même"

Dans les salles obscures ... en 2015
PostPosted: Sun 1 Nov - 02:24:23 (2015) Reply with quote
Bonne Maman
Administrateur
Administrateur

Offline
Joined: 26 Jul 2007
Posts: 47,150
Localisation: Au pays des cigales




Quote:
Cheyenne-Marie Carron : un météorite dans le cinéma d’auteur

Je connais bien Cheyenne Marie Carron et je suis avec beaucoup d’intérêt sa carrière cinématographique, mais à ma grande honte, je n’ai pas encore vu son dernier film, réalisé dans des conditions extrêmes de dénuement, tout le monde ne peut plaire au CNC, ni aux producteurs friqués. Film courageux , abordant un thème quasi-impossible aujourd’hui, nous reproduisons une critique intelligente de Philippe Lesage, mais nous reviendrons sur le phénomène Cheyenne Marie Carron, car il y a beaucoup de chose à dire sur ce cinéastre patriote.

Par les temps qui courent, Il n’y a guère plus de cinéastes comme ce petit bout de femme. Sujets difficiles, dialogues soignés, rythmes et jeux émotionnels parfaitement maîtrisés, la huitième œuvre de Cheyenne-Marie Carron arrive en salle : «Patries», ou le racisme anti-blancs. Elle signe une chef d’oeuvre.

Cheyenne-Marie Carron présente donc «Patries», un film audacieux sur un sujet tabou en France : le racisme anti-blanc. Sujet brûlant caché par les médias de propagande, la scénariste-réalisatrice en dévoile les réalités vécues, en dissèque les ressorts culturels et psychologiques, sans pudeur ni parti-pris. Son film construit tout à la fois une histoire, une réflexion, une image et un style narratif, qui nous plonge dans la désespérance et les espoirs de personnages déracinés et ô combien humains. Comme ce film nous ressemble !

Comment Cheyenne-Marie Carron a-t-elle pu réussir un tel monument du cinéma d’auteur avec un budget aussi ridicule, à peine le prix d’une minute de clip publicitaire ? Pourtant, Cheyenne-Marie Carron cisèle ce bijou d’orfèvre rare. Comment est-ce possible ? Si mal chaussée et si bien arrivée, Il y a là, la marque indicible du génie.

Ni matraquage publicitaire, ni esbroufe ou faux scandale, rien de ce que fait Cheyenne-Marie Carron ne ressemble à notre société consumériste et compulsive. A 39 ans et venue de son Ardèche adoptive, sa cinégraphie est déjà impressionnante avec deux courts et cinq longs métrages à son actif de réalisatrice talentueuse.

Les films de Cheyenne-Marie Carron gagnent lentement mais sûrement la notoriété qu’ils méritent, rencontrent assurément la sympathie de leur public, pourquoi ? Parce que le cœur de Cheyenne anime chacun de ses plans, parce que l’âme de Cheyenne imprègne les visages de ses acteurs, comme autant de miroirs cristallins fidèles à l’inspiration de la réalisatrice.

Le film «L’Apôtre», avait certes mis à l’épreuve la sacro-sainte liberté d’expression à la française, pas si libre que cela en définitive si on se souvient des interdictions de la projection, notamment à Nantes. Au fond, «L’apôtre» avait été un juste révélateur de la dictature de la pensée unique sous le régime de laquelle les Français vivent aujourd’hui, avec la peur au ventre, peur permanente de la délation ou de la sanction, médiatique ou judiciaire.

Mais n’est-ce pas précisément cela un film d’auteur ? Un film qui nous révèle qui nous sommes ; un film qui nous fait prendre conscience des non-dits de notre lâcheté collective ; un film qui nous permet de nous grandir en humanité, dans notre France bigarrée, telle qu’elle est aujourd’hui ?

«Patries», c’est tout cela à la fois : une histoire, une analyse, un révélateur, un acte courageux de création artistique au service du bien commun dans une pauvreté de moyens presque insoutenable : une oeuvre singulière et magnifique. Bravo l’artiste !

Philippe Lesage



Source :
http://reveil-francais.fr/2015/10/cheyenne-marie-carron-un-meteorite-dans-l…

_________________
"Si je meurs demain, je me regretterai, parce que je m'entends assez bien avec moi-même"

Dans les salles obscures ... en 2015
  Forum du Pays Réel et de la Courtoisie - FPRC Forum Index » Les neuf muses...(chant, poésie, théâtre, arts)
All times are GMT + 1 Hour  
Page 1 of 1  

  
  
 Post new topic  Reply to topic  

Portal | Index | Forum hosting | Free support forum | Free forums directory | Report a violation | Cookies | Charte | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001-2004 phpBB Group
Designed for Trushkin.net | Themes Database