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Blanche de Castille
PostPosted: Wed 9 Dec - 20:37:06 (2015) Reply with quote
Bonne Maman
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le 27 novembre 1252 : décès de la Reine Blanche de Castille, régente de France, à Paris.

Fille d'Aliénor d' Angleterre et d'Alphonse VIII de Castille, Blanche de Castille épouse Louis VIII en l'an 1200 alors qu'elle n'a que douze ans. Elle donne douze enfants à la couronne de France entre 1205 et 1213, dont cinq atteignent l'âge adulte parmi lesquels Louis et Charles. La guerre qui sévit dans le sud de la France vient à bout de son beau-père et de son mari. Louis IX a onze ans, sa mère assure la régence et fait habilement face aux seigneurs rebelles de la Bretagne et du Centre qui refuse de se plier à l'autorité monarchique. Une fois Louis IX intronisé, elle ne disparaît pas de la sphère du pouvoir et assume la totalité des fonctions de son fils lors de l'absence de celui-ci, parti en croisade. Epuisée, elle est confrontée à la révolte des pastoureaux, avant de s'éteindre loin de son fils, toujours prisonnier des musulmans.

C'est à Aliénor D'Aquitaine, effrayée du comportement de Jean sans Terre, que la France doit d'avoir eu une telle reine. Alphonse roi de Castille avait trois filles, dont l'aînée était mariée au roi Léon. Les deux plus jeunes, célèbres par leur mérite et par leur beauté, furent vantées devant Philippe-Auguste, qui envoya à Alphonse une ambassade pour demander la main d'une de ses filles. Les ambassadeurs devant les deux princesses également belles et douées, hésitaient. Ils allaient s'en remettre au hasard, quand ils firent la remarque que la plus jeune nommée Blanche avait un nom plus doux à prononcer que celui de sa sœur, qui s'appelait Uracca ; cela décida du choix

Le 23 mai 1200, l'archevêque de Bordeaux reçut le consentement patrimonial de Louis, âgé de treize ans et fils aîné de Philippe-Auguste, et de Blanche, âgée de douze ans. La cérémonie du mariage eut lieu en Normandie, fief du roi d'Angleterre, car le royaume de France avait été placé sous interdit par le pape Innocent III depuis le début de l'année (Philippe-Auguste ne voulant pas répudier Agnès de Méranie pour reprendre son épouse légitime, Ingeburge du Danemark qu'il tenait emprisonnée depuis 1193). Les chroniques de Saint-Denis qualifient Blanche de « très sage, très belle, très bonne et très franche ».

Quand son mari, alors Dauphin de France se vit proposé la couronne d'Angleterre par les Anglais, lassés de Jean sans Terre, en septembre 1216, et que suite à la mort de ce dernier, le 18 octobre 1216, ces mêmes Anglais reconnurent son fils Henri III âgé de dix ans, ce fut Blanche qui vint en aide à son mari en difficulté ; et non son père Philippe Auguste. Ayant échouée à obtenir de l'aide de ce dernier, elle décida de mettre ses enfants en gage pour financer une expédition de secours en compagnie d'Eustache le Moine. L'échec de l'expédition força Louis à revenir en France.

Sur le plan familial, Blanche remplit les devoirs de la maternité dans toute leur étendue, elle nourrissait elle-même ses enfants. Un jour qu'elle accompagnait son époux dans une partie de chasse, une dame du palais donna son propre lait au futur saint Louis, pensant se rendre agréable à la reine ; mais Blanche, à son retour, fit rendre à l'enfant tout le lait étranger qu'il avait sucé : « Je suis sa mère, dit-elle, et nulle autre femme ne doit le nourrir ». Elle apportait la plus grande vigilance aux progrès intellectuels de ses fils.

Louis le Lion, son époux, avait trente-sept ans quand il monta sur le trône (1223). Le 6 août, l'archevêque de Reims, Guillaume de Joinville, présida le sacre du Roi et son couronnement, ainsi que celui de Blanche. Presque aussitôt Louis prit les armes contre les Albigeois : Philippe-Auguste l'avait prévu et on lui avait entendu dire, dans ses derniers jours, ces paroles devenues prophétiques : « Les gens d'église entraîneront mon fils dans la croisade contre les Albigeois ; il y mourra, et le royaume restera entre les mains d'une femme et d'un enfant ». C'est au cours de cette guerre que commencèrent les révoltes des seigneurs, qui devaient plus tard amener les troubles de la régence de Blanche. Thibaut IV, comte de Champagne, fut le premier à manifester ouvertement son indépendance.

Elle fit sacrer le futur Saint Louis malgré l'absence d'une grande partie de la haute noblesse du Royaume. Louis IX n'avait que douze ans et demi. Restait à affronter la coalition du comte de Champagne, du comte de Bretagne, Pierre Mauclerc ; de Lusignan, comte de la Marche, et de sa femme Isabelle (veuve de Jean sans Terre), comtesse d'Angoulême ; et du vicomte de Thouars et Savary de Mauléon !

Sa diplomatie fit merveille puisque, sans qu'on eût combattu, la ligue se trouva dissipée et le 27 mars 1227, le comte de Bretagne et le comte de la Marche comparurent à Vendôme, et y signèrent un traité.

Mais une nouvelle conjuration, dirigée par Philippe de Hurepel, bâtard de Philippe Auguste, chercha à capturer le Roi et à le retirer des mains de la régente. Blanche s'enferma au château-fort de Montlhéry, et de là elle écrivit aux bourgeois de Paris, en les conjurant de venir la délivrer, elle et son fils. La reine était aimée à Paris, les bourgeois s'armèrent, et virent en foule chercher le jeune roi qu'ils ramenèrent en triomphe sans que les rebelles osassent troubler son retour. Dans la suite de son règne, le bon roi se complaisait à rappeler ce témoignage de l'amour de ses sujets.

« Et me conta le saint Roi, dit Joinville, que il, ni sa mère qui étoient à Montlhéri, ne bougèrent jusques à tant que ceux de Paris les vinrent quérir avec armes ; et me conta que dès là, armes et sans armes, le conduisit jusques à Paris, et le défendit la bourgeoisie et garda de ses ennemis ».

Cependant les conjurés ne pouvant vaincre la Régente s'attaquèrent à Thibault de Boulogne, rare grand du Royaume encore fidèle au Roi. Ce dernier, avec le peu de troupe qui lui restait et malgré sa jeunesse, partit vers Troyes pour le secourir. Cette intervention militaire surprit les Barons qui n'osèrent porter les armes contre leur suzerain.

Restait la Bretagne alliée de l'Angleterre, Henri III ayant débarqué à St Malo, alors que Blanche venait de conquérir les places fortes bretonnes de Chantoceaux et d'Adon. Finalement, à Saint-Aubin du Cormier, une trêve fut signée, 4 juillet 1231. Elle parachevait tous les travaux de Blanche, pour trois ans avec une clause renouvellement. Elle fut immédiatement suivie d'un traité de paix définitif, signé à Paris, entre le comte de Bretagne et la reine, et qui mit fin à toutes les guerres que la régente avait eu à soutenir contre les vassaux de la couronne.

La jalousie et les calomnies persistaient. C'est ainsi qu'alors qu'un religieux réprimandait le Reine sur les « orgies et maîtresses de Saint Louis » elle lui répliqua qu'elle aimerait mieux : « voir mourir son fils, malgré toute la tendresse qu'elle avait pour lui, que de le voir encourir la disgrâce de son Créateur par un seul péché mortel ».

Si la force de caractère et son talent diplomatique exceptionnels furent mis au service de la France, le sire de Joinville nous rapporte qu'elle surveillait le couple royal de trop près et fut d'une grande dureté vis-à-vis de sa belle fille, Marguerite de Provence. Il souligne que Saint Louis dut se cacher pour voir sa femme.

Saint Louis ayant accompli le vœu de se croiser s'il guérissait, confia la régence du Royaume à Blanche en 1248. Louis IX avait, en effet, remis à sa mère le gouvernement du royaume avec les pleins pouvoirs. Ce pouvoir royal était tel, qu'au mois de mai 1249, on donna cours à une nouvelle monnaie qui, sous le nom de Reine d'or, représentait Blanche tenant une couronne. Blanche de Castille gouverna sans inquiétude, défendant les possessions poitevines et l'héritage toulousain.

Son gouvernement fut sage et prudent, elle refusa ainsi à Henri III le passage par la Normandie, que ce prince lui demandait pour aller réprimer les troubles de ses provinces de France ; ce refus de la régente préserva les peuples des désordres qui accompagnent la route des armées et qui, au Moyen Age surtout, étaient redoutables.

Ce fut à peu près le dernier acte important de l'administration de Blanche de Castille. Elle fut surprise à Melun d'une fièvre violente, il fallut la transporter à Paris, où elle reçut les derniers sacrements des mains de l'archevêque de Paris ; elle mourut le 27 novembre 1252.

Blanche fut inhumée à l'abbaye de Maubuisson. La reine avait fondé cette abbaye en 1241. Une charte de la même année atteste qu'elle a bâti ce monastère de filles de l'ordre de Cîteaux, afin d'y faire prier pour l'âme du roi Alphonse, son père, de la reine de Castille, Aliénor d'Angleterre, sa mère, et de Louis VIII, son époux.



Source : le Salon Beige

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"Si je meurs demain, je me regretterai, parce que je m'entends assez bien avec moi-même"

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PostPosted: Wed 9 Dec - 20:37:06 (2015)
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Blanche de Castille
PostPosted: Wed 9 Dec - 23:14:02 (2015) Reply with quote
akela
Utilisateur courtois

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Joined: 29 Aug 2007
Posts: 619
Localisation: côte normande




Sacrée bonne femme...Louis IX n'a quand même pas du s'amuser tous les jours !

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nous sommes du même sang, toi et moi!

Blanche de Castille
PostPosted: Thu 10 Dec - 03:47:48 (2015) Reply with quote
Bonne Maman
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Marguerite de Provence non plus, il paraît...

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Blanche de Castille
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