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Chroniques culturelles de juillet
PostPosted: Wed 1 Jul - 09:06:40 (2020) Reply with quote
Bonne Maman
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Ephéméride du 1er juillet

802 : Charlemagne reçoit l'éléphant blanc offert par Haroun-al-Rachid
C'est évidemment, dans la perspective d'une vision géopolitique ambitieuse qu'il faut replacer les contacts noués entre Charlemagne et le lointain sultan; tout comme la tentative - avortée... - d'épouser l'Impératrice Irène de Constantinople : en réalité - et comme l'a très bien montré Jacques Bainville - les deux premières dynasties franques - la Mérovingienne (Clovis...) et la Carolingienne (Charlemagne...) - souhaitaient restaurer l'Empire romain, et se sont - en partie - épuisées à courir après cette chimère.
A quoi il faut ajouter la terrible plaie des partages du royaume, à chaque décès du souverain.
Voilà pourquoi les deux premières dynasties, malgré des débuts brillants, ont toutes deux échoué : c'est à la troisième - celle des Capétiens - qu'il reviendra de réussir, dans la tâche plus modeste, certes, mais plus réaliste, qu'elle s'était fixée : construire la France.

1303 : Fondation de l'Université d'Avignon
C'est Boniface VIII qui, très peu de temps avant de mourir (des suites de son conflit avec Philippe le Bel et de "l'affaire d'Agnani"...) fonda l'Université d'Avignon, six ans à peine avant que son successeur, Clément V ne vienne installer la Papauté dans la ville.
Boniface VIII voulait concurrencer la Sorbonne, jugée trop proche du pouvoir de son ennemi juré, le roi de France, Philippe le Bel. Les écoles qui existaient déjà (médecine, théologie, arts grammaticaux…) furent fédérées autour de quatre facultés et connurent très vite un grand développement, avec la présence des papes en Avignon : rivalisant avec les universités de Montpellier et Toulouse, l'Université toute récente accueillit 17.000 étudiants !
En 1608, une jeune fille, venue de Barcelone, Juliana Morell y fut reçue Docteur en Lois, devenant ainsi la première femme docteur d'Europe.
L'idée novatrice du Pape était que, pour obtenir ses diplômes, un étudiant devait avoir fréquenté sinon toutes, du moins les principales Universités européennes d'alors (Bologne, La Sorbonne, Oxford, Salamanque...). Cette intuition sera, en quelque sorte, à la base du projet d'échanges inter-européen d'étudiants qui verra le jour, à la fin du XXème siècle, sous le nom de Projet Erasmus

1374 : Mort de Thévenin de Saint-Légier
Pendant près de trois siècles, il y eut, à la Cour de France, des Fous du Roi, dont l'emploi était un véritable Office.
On ne connaît pas le nom des premiers Fous de la Cour, mais on les connaît à partir de Charles V : celui-ci écrivit en effet aux maire et échevins de la ville de Troyes pour leur annoncer la mort de son Fou et pour leur demander de lui en envoyer un autre, "suivant la coutume".
Charles V eut, à partir de ce moment deux Fous : le premier fut inhumé à Saint-Germain-l'Auxerrois, mais son tombeau n'existe plus.
Par contre, on voit toujours, à Saint-Maurice de Senlis, la tête de Thévenin de Saint-Légier, avec cette épitaphe
Cy gist Thévenin de Saint-Légier, fou du roi notre sire, qui trépassa le premier Juillet 1374 : priez Dieu pour l’ame de ly.
Henri IV eut quatre Fous : Sibilot Chicot, maître Guillaume, Angoulevant, et Mathurine; ceux d'Henri II étaient Brusqui et Thoni.
Le Fou le plus connu de tous fut celui de François 1er : Triboulet, paysan de son état, qui s'appelait en fait Févrial ou Le Feurail, toujours coiffé de sa marotte (bonnet de plusieurs couleurs avec des grelots).
Rabelais le décrit comme "Proprement fol et totalement fol, fol fatal, de nature, céleste, jovial, mercuriel, lunatique, erratique, excentrique, éthéré et junonien, arctique, héroïque, génial...".
Un jour, l'amiral de Chabot l'ayant menacé de coups de bâton, François 1er intervint et lui dit : "Ne crains rien, si quelqu'un osait porter la main sur toi, je le ferais pendre dans le quart d'heure qui suit.". A quoi Triboulet répondit : "Ah Cousin (il appelait le roi ainsi), ne pourriez-vous pas, je vous prie, le faire pendre un quart d'heure avant qu'il m'étripe".
Une autre fois, risquant d'être exécuté pour avoir offensé une maîtresse de François 1er, celui-ci lui laissa le choix de sa mort; Triboulet dit alors : "Bon sire, par Sainte Nitouche et Saint Pansard, patrons de la folie, je demande à mourir de vieillesse".
Le dernier Fou de cour - à l'époque de Louis XIV - fut l'Angely, venu des Pays-Bas. Plein d'esprit et de talent, il touchait, par an, 25.000 écus !
Mais ses railleries incessantes finirent par le faire chasser de la Cour : avec lui s'arrêta, donc, cette période d'environ trois siècles où, à ces personnages burlesques, tout était permis, y compris d'apostropher les Grands, et le monarque lui-même !

1751 : Parution du premier tome de L'Encyclopédie.

1914 : 19.240 tués : Le jour le plus meurtrier de la Grande Guerre pour l'armée britannique...
Souvent appelée - à juste titre... - "le Verdun des Britanniques", la bataille de la Somme, qui débute ce premier juillet 1914, et qui devait briser le front allemand, se révèle très vite être un échec cuisant : 19.240 soldats du Royaume Uni et du Commonwealth seront tués en cette seule journée, 2.082 seront portés disparus, 35.493 seront blessés...
Et tout cela, au bout du compte, pour une avancé territoriale dérisoire

1942 : Mort de Léon Daudet
Lorsqu'il disparaît, ce premier juillet 42, Léon Daudet, qui avait déjà souffert de plusieurs attaques cérébrales, est toujours, officiellement le directeur politique de L'Action française, ce quotidien fondé en 1908, en partie grâce à un don de 100.000 francs fait par son épouse, Marthe Allard, qui venait de les hériter de Madame de Loynes. Mais le quotidien n'a plus que trois ans à vivre
Né en 1867, Léon Daudet avait 36 ans au moment de la fondation de L'Action française, et aura donc passé quasiment la moitié de sa vie en dehors du royalisme, et l'autre moitié dedans... : il venait en effet de rencontrer Charles Maurras deux ans auparavant, et aussi le jeune Jacques Bainville; et seule la mort séparera ces trois amis, que pourtant - du point de vue de la personnalité - tant de choses séparaient
De tradition familiale, par le grand-père paternel notamment - Vincent -, la famille Daudet était royaliste; mais, après l'échec de la restauration du Comte de Chambord, Alphonse Daudet, sans jamais toutefois être républicain militant - et encore moins révolutionnaire... - s'était détaché de cette tradition; le jeune Léon, à ses débuts politiques, semblait promis à une brillante carrière dans la classe politique républicaine d'alors : il épousa même la petite-fille de Victor Hugo, mariage malheureux, qui ne dura pas.
Mais il se remaria vite - pour un mariage heureux cette fois - avec sa cousine, Marthe Allard, déjà royaliste; puis, un jour il rencontra Charles Maurras, et il renoua alors définitivement avec la tradition royaliste de sa famille, mais à 37 ans seulement
Frappé d'hémorragie cérébrale dans la nuit du 29 au 30 juin, Daudet meurt le lendemain, à 17h28, dans son mas de Provence, à Saint-Rémy, où il s'était retiré depuis deux mois. Il y était voisin de la famille Mauron, qui habitait alors le mas d'Angirany. Sa mère venait de mourir deux ans auparavant, à l'âge de 96 ans, après une vie bien plus longue que celle de son père, le grand Alphonse Daudet, emporté, lui, prématurément, à 57 ans...
Député pendant quatre ans et demi, il a droit, comme tout parlementaire, à sa notice dans la Base de données officielle de l'Assemblée nationale

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Chroniques culturelles de juillet
PostPosted: Wed 1 Jul - 09:12:48 (2020) Reply with quote
Bonne Maman
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C’est arrivé un 1er juillet

le 1er juillet 1097 : bataille de Dorylée et victoire des croisés.
C’est le premier engagement sérieux entre les Francs et les Turcs. Il préfigure le changement du rapport de force au Proche-Orient. Les Turcs seldjoukides de Kılıç Arslan sont écrasés par les croisés.

le 1er juillet 1270 : le Roi Saint Louis embarque à Aigues-Mortes sur le Montjoie pour la croisade.
L’armée royale prend la destination de Tunis, destination qui surprend tout le monde.

le 1er juillet 1610 : Henri IV est inhumé en la basilique St-Denis.
L’inhumation a lieu à l’issue de plusieurs semaines de cérémonies funèbres.

Le 1er juillet 1664 : Charles Le Brun devient premier peintre du Roi.
Charles Le Brun est né le 24 février 1619 à Paris. C’est un artiste-peintre mais aussi un décorateur.Connu pour être le directeur de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture et de la Manufacture royale des Gobelin, Charles Le Brun devient le premier peintre du Roi, le 1er juillet 1664.De 1656 à1661, Nicolas Fouquet, surintendant des finances du Roi, lui demande de s’occuper de la restauration du château de Vaux-le-Vicomte.Son goût pour le faste et l’apparat, l’amène à donner une unité stylistique aux splendeurs de Versailles voulues par Louis XIV, fixant ainsi les règles de “l’art versaillais”.
On lui attribue les gros œuvres de la décoration du château de Versailles et notamment l’élaboration de la célèbre Galerie des Glaces.

le 1er juillet 1901 : loi Waldeck-Rousseau relative au contrat d’association créant les associations loi 1901.
Or en violation de la loi, les demandes formulées par les congrégations d’enseignement et de prédication sont refusées en bloc et sans examen.
Qu’en pensent les francs maçons ?
« En 1913, la question s’était posée de savoir si la Franc-maçonnerie ferait sa déclaration, conformément à la loi sur les associations. Le F***Harrent, Grand Orateur de la Grande Loge de France, chargé d’étudier la question, fit l’exposé suivant devant la loge L’Alliance :
Pourquoi irions-nous faire une déclaration ? Qu’est-ce que cette déclaration va nous donner que nous n’ayons pas ? Nous serions obligés de remettre à l’autorité administrative et à l’autorité judiciaire (les deux mots se trouvent dans la loi elle-même) nos registres. Je crois bien que nous avons plutôt raison de ne pas leur donner prétexte d’y entrer : c’est encore le meilleur moyen d’éviter leur curiosité parfois bien indiscrète.
La Maçonnerie française ne fut jamais une société légalisée, déclarée, parce qu’à travers l’Histoire, les Maçons qui furent à sa tête n’ont jamais pensé que ce fut bon pour la Maçonnerie. La Franc-maçonnerie ne s’est pas pliée, comme d’autres associations aux exigences des lois, nous ne sommes pas, en effet, une association comme les autres. »
Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs de François Marie Algoud
CQFD, les lois maçonniques de la république sont un carcan impératif pour tous, sauf pour les « frères »…
« Cette loi a deux visages : elle est à la fois libérale et liberticide.
Pour les citoyens ordinaires, la liberté d’association est totale, les formalités de déclaration étant réduites au minimum. De cette loi libérale, des millions de Français feront désormais l’usage. En revanche, pour les congrégations religieuses, la loi ne fait qu’accumuler les obstacles. Leur existence civile dépend du vote d’une loi au Parlement. L’ouverture de chaque établissement nouveau est soumise à un décret du Conseil d’État. Toute congrégation non autorisée ou toute succursale non autorisée d’une congrégation autorisée est illicite : le fait d’y appartenir constitue un délit passible d’une amende ou d’une peine de prison. L’article 14 (Fernand Rabier, député radical, avouera que c’est celui auquel ses amis tenaient le plus) stipule que nul n’est autorisé à diriger un établissement d’enseignement, ni à y professer, s’il est membre d’une congrégation non autorisée. Les congrégations ont à tenir à la disposition des préfets le compte de leurs dépenses et de leurs recettes, l’inventaire de leurs biens, et la liste complète de leurs membres. Toute contravention à ces règles est passible de poursuites.
Selon Ferdinand Buisson, cette législation constitue « le premier acte public engageant à fond la République dans cette lutte avec l’Église jusque-là semée de tant d’armistices, de traités de paix et de compromis tacites ». Nouvelle loi d’exception, la loi du 1er juillet 1901 exclut du droit commun les religieux, hommes ou femmes. Citoyens français, ceux-là n’ont pas les mêmes droits d’association que les autres. Par la décision d’un pouvoir idéologiquement engagé, leurs libertés —liberté de conscience, liberté d’enseignement, liberté d’association sont désormais restreintes. »
Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia

le 1er juillet 1903 : départ du premier Tour de France cycliste.
60 coureurs prennent le départ du 1er Tour de France cycliste à Montgeron, près de Paris, organisé par le journal sportif “L’Auto” d’Henri Desgrange. Il se déroule en six étapes de Paris à Paris via Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. L’arrivée, le 18, voit la victoire de Maurice Garin qui remporte l’étape, et le tour, avec trois heures d’avance sur ses concurrents. Sur les 60 cyclistes présents au départ seuls 20 franchissent la ligne d’arrivée.

le 1er juillet 1911 : “Coup de force d’Agadir”.
C’est le fameux épisode de la canonnière allemande”SM Panther”, envoyée par l’Allemagne dans le port d’Agadir officiellement pour protéger ses ressortissants.
La France soutient le sultan Moulay Hafiz face à une révolte berbère. Les deux puissances européennes ont des vues sur le Maroc et l’Allemagne ne veut pas d’une présence militaire française renforcée. L’intervention du Royaume-Uni en faveur de la France souligne la solidité de l’Entente cordiale alors que chacun se prépare à la guerre. Finalement, l’Allemagne fait machine arrière à l’automne et la crise s’achève par à un accord franco-allemand sur une partie du Congo le 4 novembre suivant.

le 1er juillet 1988 : monseigneur Marcel Lefebvre est excommunié.
Un porte-parole du Vatican annonce l’excommunication de Mgr Marcel Lefebvre ainsi que des quatre évêques que celui-ci a consacrés la veille à Ecône, en Suisse.

le 1er juillet 1991 : dissolution du Pacte de Varsovie.
Le pacte de Varsovie était une alliance militaire datant du 14 mai 1955 entre les États du bloc communiste. Nikita Khrouchtchev l’avait conçu dans le cadre de la Guerre froide en réaction à l’OTAN, né en 1949.Les pays membres étaient l’URSS, la Bulgarie, la Roumanie, la RDA, Hongrie, la Pologne, la Tchécoslovaquie.

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Chroniques culturelles de juillet
PostPosted: Wed 1 Jul - 09:33:07 (2020) Reply with quote
Bonne Maman
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ça s'est passé un 1er juillet

1er juillet 776 av. J.-C. : Naissance des Jeux Olympiques
Les historiens font débuter le 1er juillet de l'an 776 avant JC les premiers Jeux Olympiques de l'Histoire. Leur nom vient de ce qu'ils ont lieu à Olympie, un sanctuaire consacré à Zeus, le roi des dieux...
Notons que des jeux furent organisés à Olympie dès le XIIIe siècle avant Jésus-Christ. Ce fait est confirmé par l'archéologie qui a exhumé sur le site les restes d'un village et d'un sanctuaire datant de l'âge du bronze. Mais nous ne disposons de la liste des vainqueurs aux différentes compétitions que depuis l'année 776 avant JC. C'est pourquoi cette année-là est considérée par la tradition comme l'année de naissance officielle des Jeux Olympiques.

1er juillet 23 av. J.-C. : Auguste reçoit la puissance tribunicienne à vie
Le 1er juillet de l'an 23 avant JC, Auguste reçoit la puissance tribunicienne à vie. Aucun tribun ne peut désormais s'opposer à une loi édictée par Auguste. En cumulant les magistratures, et sans renier officiellement les institutions républicaines, le neveu et successeur de Jules César établit le Principat ; il se présente comme le Premier parmi ses pairs (Primus inter pares en latin). C'est un empereur de fait.

1er juillet 987 : Hugues Capet élu roi des Francs
Le 1er juillet 987, à Noyon, les grands seigneurs de Francie occidentale offrent la couronne royale au comte de Paris Hugues Capet (47 ans). Il est sacré deux jours plus tard dans la cathédrale de Reims par l'évêque de Reims, Adalbéron, et devient roi sous le nom d'Hugues 1er.
Deux aïeux d'Hugues 1er, Eudes et Robert 1er, ont déjà régné sur le pays en lieu et place des héritiers de Charlemagne Ses descendants vont quant à eux régner sans discontinuer sur la France, sous le nom de Capétiens, jusqu'en 1792

1er juillet 1690 : Le maréchal de Luxembourg remporte la première bataille de Fleurus
Le 1er juillet 1690, au plus fort de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, le maréchal de Luxembourg remporte à Fleurus, près de Charleroi (Belgique actuelle), une magnifique victoire sur les Européens alliés contre Louis XIV.
Face à une armée ennemie attentiste, Luxembourg, en adepte de l’offensive et de la prise de risque, scinde ses 40 000 hommes et lance un vaste mouvement tournant pour prendre à revers la gauche adverse. Il y parvient après avoir masqué la marche de sa colonne et rompt presque complètement le dispositif ennemi. Un corps d’infanterie hollandaise formé en carré refuse de se rendre et offre une ferme résistance dont l’artillerie et la cavalerie françaises viennent à bout dans le sang. L’armée du prince de Waldeck a perdu de 15 à 20 000 tués, blessés et prisonniers, soit la moitié de ses effectifs.
Apparenté au grand Condé, qu'il a assisté à Rocroi, le maréchal François-Henri de Montmorency-Luxembourg a été disgrâcié en raison de ses compromissions dans la Fronde et l'« affaire des Poisons ». Il a retrouvé un commandement dans la guerre de la Ligue d'Augsbourg du fait seulement de la pénurie de généraux compétents !
Mort en pleine gloire en 1695, à 67 ans, il est néanmoins considéré comme l'un des quatre plus grands généraux de Louis XIV avec Condé, Turenne et Villars. On l'a surnommé le « tapissier de Notre-Dame » en raison du grand nombre d'emblèmes pris à l'ennemi et suspendus dans la cathédrale de Paris lors des Te Deum de victoire.

1er juillet 1804 : naissance de George Sand
1er juillet 1804 à Paris - 8 juin 1876 à Nohant
Amantine Aurore Lucile Dupin, plus connue sous son pseudonyme d'écrivain, George Sand, est le prototype de la femme libre du XIXe siècle. Elle accède à la notoriété littéraire le 2 mai 1832, sous le règne de Louis-Philippe, en plein âge romantique, avec la publication d'un roman aujourd'hui ignoré, intitulé Indiana. Elle se partage entre une vie parisienne extrêmement active et son amour du Berry, qu'elle évoque dans de petits romans bucoliques : la Mare au diable, les Maîtres Sonneurs etc.

1er juillet 1810
Une tragédie donne naissance au corps des sapeurs-pompiers
Le 1er juillet 1810, l'ambassadeur d'Autriche à Paris, le prince de Schwarzenberg, organise un bal en l'honneur de Napoléon Ier et l'archiduchesse Marie-Louise qui se sont mariés trois mois plus tôt. La fête a lieu dans une salle provisoire aménagée dans les jardins de l'ambassade, rue de Provence. 1500 personnes sont invitées. Mais une bougie met le feu aux tentures
L'incendie s'étend très vite. Chacun tente précipitamment de s'enfuir dans une bousculade meurtrière. L'empereur ramène sa femme au palais de l'Élysée et revient diriger les opérations de secours. On déplore en définitive plusieurs dizaines de victimes, y compris l'ambassadrice Pauline de Schwarzenberg, carbonisée en tentant de retrouver sa fille.
La censure occulte le drame. L'empereur ne veut pas altérer son image... Il craint que l'on ne fasse le rapprochement avec le drame qui endeuilla les noces d'une autre archiduchesse, Marie-Antoinette, avec le futur Louis XVI.
Un rapport témoigne de l'impréparation du corps des gardes pompiers. En conséquence, Napoléon Ier décide de dissoudre celui-ci et, le 10 juillet 1811, crée un corps militaire de sapeurs du génie pour assurer la sécurité des palais impériaux. C'est la première fois que la lutte contre les incendies est confiée à des militaires. Le 18 septembre suivant, le corps est transformé en « bataillon de sapeurs-pompiers de Paris ». De là l'expression sapeur-pompier.
Encore aujourd'hui, la lutte contre les incendies est confiée à Paris à des militaires professionnels. À Marseille, elle relève d'un « bataillon de marins-pompiers de Marseille ». Dans le reste du pays, elle relève de corps mixtes essentiellement composés de volontaires.

1er-3 juillet 1863
La bataille de Gettysburg
La bataille de Gettysburg, du 1er au 3 juillet 1863, marque le tournant de la guerre de Sécession. Elle survient deux ans après le début des hostilités entre les armées du Nord des États-Unis (unionistes) et celles du Sud (confédérés).
Les gouvernementaux ont l'avantage du nombre et de la richesse mais les confédérés brillent par leurs qualités militaires. Ils comptent dans leurs rangs les meilleurs officiers, à commencer par le premier d'entre eux, le général Robert Edward Lee.
En dépit de l'extrême violence des combats, aucun camp ne prend encore le dessus jusqu'à ce mois de juillet 1863.
Dans les premiers jours de mai 1863, l'armée de Virginie du Nord, commandée par Lee, affronte avec succès l'armée du Potomac, commandée par le major général Joseph Hooker, deux fois plus nombreuse.
Malgré le handicap du nombre, Lee remporte une éclatante victoire. Usant de son avantage, il décide d'envahir le Nord et se propose d'atteindre Philadelphie ou même Washington, afin de contraindre le gouvernement fédéral à cesser les combats.
Voyant cela, le 28 juin 1863, le président Abraham Lincoln remplace à la tête de l'armée du Potomac Joseph Hooker par George Gordon Meade, un général discret et professionnel.
Les deux armées se font face le 1er juillet à Gettysburg (Pennsylvanie). Lee dispose de 72 000 hommes et Meade de 94 000. Les combats frontaux vont perdurer pendant trois jours avec une violence encore jamais vue. Au plus fort des combats tombe un homme par seconde
Au final, l'Union perd pendant ces trois jours 23 000 hommes (3 000 tués, 15 000 blessés, 5 000 capturés), soit un quart des effectifs engagés dans la bataille. Les pertes de la Confédération sudiste s'élèvent de leur côté à 23 000 hommes (5 000 tués, 13 000 blessés, 6 000 capturés), soit un tiers des effectifs. Le taux plus élevé de tués par rapport aux blessés chez les Sudistes tient au mauvais état de leurs services chirurgicaux.
Quoique indécise, la bataille précipite la retraite du général Lee. Incapable de faire fléchir l'ennemi, il n'a d'autre solution que de rebrousser chemin.
Simultanément, le 4 juillet 1863, les Nordistes commandés par le général Ulysses Grant s'emparent de la ville de Vicksburg, sur les bords du Mississippi, replaçant le fleuve tout entier sous la souveraineté de Washington. La défaite ultime de la Confédération sudiste ne fait plus guère de doute désormais.

1er juillet 1890 : Zanzibar devient protectorat britannique
Le 1er juillet 1890, par le traité d'Helgoland (ou Heligoland), les Britanniques cèdent cette île de la mer du Nord aux Allemands. En contrepartie, ceux-ci renoncent à faire obstacle aux visées de Londres sur le sultanat de Zanzibar et l'Ouganda, deux territoires d'Afrique orientale. L'Allemagne se voit reconnaître la possession du Tanganyika, sur les bords de l'Océan Indien.
Un sultan de Zanzibar ayant tenté de rejeter le protectorat britannique, la flotte britannique bombarde son palais le 27 août 1896. À cela près, le protectorat se maintiendra dès lors sans entrave jusqu'à l'indépendance, le 10 décembre 1963.
La colonie allemande du Tanganyika, devenue britannique à l'issue de la Première Guerre mondiale, acquiert quant à elle son indépendance le 9 décembre 1961.

1er juillet 1961 : mort de Louis-Ferdinand Céline
27 mai 1894 à Courbevoie - 1er juillet 1961 à Meudon
Louis-Ferdinand Céline, de son vrai nom Destouches, est l'un des plus grands auteurs français du XXe siècle (Voyage au bout de la nuit, Mort à crédit). Mais son expérience traumatique de la Grande Guerre et des tranchées l'a conduit à des outrances verbales.

1er juillet 1968 : Traité de non-prolifération nucléaire
Le premier traité de non-prolifération nucléaire (TNT) est signé le 1er juillet 1968. Par ce texte approuvé par quarante nations, les cinq puissances officiellement détentrices de l'arme nucléaire s'engagent à ne pas diffuser la technologie à d'autres États. Ces puissances sont les États-Unis, l'URSS (aujourd'hui la Russie), la Chine populaire, le Royaume-Uni et la France.
Le traité est entré en vigueur le 5 mars 1970 pour une durée de 25 ans et il a été prolongé le 11 mai 1995 par 170 pays pour une durée indétermiée.
Israël, le Pakistan et l'Union indienne se sont abstenus de le signer pour se ménager la possibilité légale de développer leur propre armement nucléaire, ce qu'ils ne se sont pas privés de faire ! La Corée du nord s'est retirée du TNP le 10 juillet 2003 pour elle aussi développer son propre armement nucléaire... Quant à l'Iran, s'il est aujourd'hui l'objet de pressions diplomatiques, c'est parce qu'il est soupçonné de vouloir se doter de l'arme nucléaire comme ses voisins alors qu'à leur différence, il est toujours signataire du traité.

1er juillet 2018 : Le Mexique se donne pour la première fois un président de gauche
Andrés Manuel Lopez Obrador, dit « AMLO », (64 ans), a été élu avec près de 54% des voix contre 22% au candidat conservateur et 16% au candidat du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI), qui a dominé la vie politique mexicaine depuis près de 90 ans. Le nouvel élu de ce pays de 125 millions d’habitants va être confronté à la pauvreté mais aussi à la narco-criminalité, qui tue plusieurs dizaines de milliers de personnes par an, ainsi qu’à l’afflux de réfugiés des pays centraméricains victimes (Nicaragua, Honduras...), victimes d’une violence encore plus aigüe.

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Chroniques culturelles de juillet
PostPosted: Wed 1 Jul - 09:41:29 (2020) Reply with quote
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C’est arrivé le 1er juillet

1646 : naissance de Gottfried Wilhelm Leibniz, mathématicien et philosophe allemand († 14 novembre 1716).

1725 : naissance de Jean-Baptiste Donatien de Vimeur de Rochambeau, militaire français († 10 mai 1807).

1818 : naissance d'Ignace Philippe Semmelweis, médecin obstétricien hongrois († 13 août 1865).

1860 : mort de Charles Goodyear, chimiste américain, inventeur du procédé de vulcanisation (° 29 décembre 1800).

1867 : création du dominion du Canada à la suite de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique.

1872 : naissance de Louis Blériot, constructeur d'avions et pilote français († 2 août 1936).

1884 : mort d'Allan Pinkerton, détective privé américain d’origine écossaise (° 25 août 1819).

1892 : naissance de Jean Lurçat, peintre et décorateur français, membre de l'Académie des beaux-arts († 6 janvier 1966).

1896 : mort d'Harriet Beecher Stowe, écrivain américain (° 14 juin 1811).

1908 : entrée en vigueur du SOS

1916 : naissance d'Olivia de Havilland, actrice américaine.

1920 : naissance d'Henri Amouroux, historien et journaliste français, membre de l'Académie des sciences morales et politiques († 5 août 2007).

1921 : fondation du Parti communiste chinois.

1925 : mort d'Erik Satie, compositeur français (° 17 mai 1866).

1931 : naissance de Leslie Caron, actrice américaine.

1961 : naissance de lady Diana Spencer, princesse de Galles († 31 août 1997).

1997 : Hong Kong devient une région administrative spéciale chinoise

1997 : mort de Robert Mitchum, acteur américain (° 6 août 1917).

2004 : mort de Marlon Brando, acteur américain (° 3 avril 1924).

2009 : mort de Karl Malden, acteur américain (° 22 mars 1912).

2011 : mariage civil et religieux d'Albert II de Monaco et de Charlène Wittstock.

2013 : entrée de la Croatie dans l'Union européenne, après une procédure d'adhésion qui aura duré dix ans.

2015 : les États-Unis et Cuba rétablissent officiellement leurs relations diplomatiques.

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Chroniques culturelles de juillet
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Bonne Maman
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Ephéméride du 2 juillet

1270 : Départ de Saint Louis pour la Croisade
Le roi s'embarque à Aigues Mortes, pour ce qu'il ne sait pas encore être sa dernière Croisade; il prendra Carthage le 24 juillet, et mourra de la peste devant Tunis le 25 août.
Juste après cette expédition malheureuse - la huitième Croisade - d'autres souverains européens, dont le roi d'Angleterre, qui attendaient le roi de France pour partit avec lui lanceront la neuvième - et dernière - Croisade....
Comme Charlemagne, qui, longtemps avant lui, avait accordé foi à des informations excessivement optimistes, signalant que l'émir de Saragosse serait prêt à s'allier avec lui, voire à se convertir, Saint Louis reçoit sans les vérifier vraiment des informations prétendant que l'émir de Tunis songerait à devenir chrétien...
Certes, il s'agissait aussi - d'une façon, là, plus pragmatique et plus défendable - de sécuriser les arrières de la route maritime vers l'Orient. Mais tous les calculs du roi de France sombreront dans les sables tunisiens.

1619 : Mort d'Olivier de Serres
Agronome français. D'une famille protestante originaire d'Orange, il possédait le domaine du Pradel, qui était d'importance médiocre, mais qu'il sut mettre en valeur par de nombreuses innovations : il fut le premier à pratiquer méthodiquement l'assolement, recommanda le soufrage de la vigne, se fit le propagateur de cultures peu répandues de son temps, telles que le maïs, le houblon, la betterave (dont il signala en passant les propriétés sucrières), la garance, le riz. Appelé à Paris par Henri IV il fit planter 20.000 mûriers blancs dans le seul jardin des Tuileries et naturalisa ainsi en France l'industrie de la soie; c'est à ce sujet qu'il écrivit son Traité de la cueillette de la soye par la nourriture des vers qui la font (1599), que le roi fit distribuer à des milliers d'exemplaires. Son ouvrage principal est le Théâtre d'agriculture et mesnage des champs (1600), où il consigna le fruit de quarante années d'études et d'expériences et qui fut le premier traité d'agronomie digne de ce nom.

1778 : Mort de Jean-Jacques Rousseau

1816 : Naufrage de La Méduse

1915 : Parution de la Loi instituant l'attribution de la mention "Mort pour la France"
Reconnaissance et récompense morale visant à honorer le sacrifice des combattants morts en service commandé et des victimes civiles de la guerre, cette loi (modifiée par la loi du 22 février 1922) confère aux victimes un statut individuel dont elles ne disposaient pas jusque-là :
• droit à la sépulture individuelle et perpétuelle dans un cimetière militaire aux frais de l'État (loi du 29 décembre 1915):
• création d'associations de veuves et d'orphelins;
• pension de veuve de guerre.

1934 : Création de l'Armée de l'Air...
...par la Loi fixant l'Organisation Générale de l'Armée de l'Air et de l'Organisation Territoriale

1959 : Mise en service du Pont de Tancarville

1966 : Premier essai nucléaire à Mururoa
La France a procédé entre 1960 et 1996 à 210 essais nucléaires dont 17 au Sahara et 193 en Polynésie : 167 à Mururoa, 14 à Fangataufa.
C’est le 13 février 1960 que la France a effectué sa première expérience nucléaire militaire. Cette explosion nucléaire expérimentale a eu lieu dans le désert de Tenezrouf en Algérie.
A partir de 1966, la France ne pouvant plus poursuivre ses essais dans le désert algérien, choisit un nouveau site : Mururoa, un atoll du Pacifique

1986 : Gilles Vigneault reçoit la Légion d'Honneur
Gilles Vigneault, c'est - avec tant d'autres - l'ardent défenseur de la cause de la souveraineté du Québec et de la langue française en Amérique. Parmi ses chansons, l'une des plus célèbres est Gens du pays, considérée par beaucoup comme une sorte d'hymne national du Québec

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C’est arrivé un 2 juillet

le 2 juillet 1214 : bataille de la Roche aux Moines.
Le 16 février 1214, le roi anglais débarque avec ses troupes à La Rochelle. Philippe II Auguste, Roi de France, descend le plus rapidement possible jusqu’à Châtellerault, avec son fils, le prince Louis, le futur Louis VIII le Lion. Jean sans Terre, ayant appris le déplacement des Français, amorce alors une manœuvre de repli, espérant attirer ses ennemis au plus loin de Paris. Le Roi divise alors l’ost en deux et remonte sur Paris menacé par l’attaque d’Otton IV au nord. Lui va alors au nord pour se confronter à l’empereur tandis que son fils s’occupe des Anglais au sud. Les deux victoires françaises se succèdent en peu de temps.

le 2 juillet 1652 : bataille au Faubourg Saint-Antoine.
Les troupes royales, dirigées par Turenne, rencontrent celles du frondeur, le prince de Condé. Les deux armées tentent de s’emparer de la capitale. La riche Mlle de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle, fille du duc d’Orléans, nièce de feu d’Henri III, vient en aide aux frondeurs. Elle fait ouvrir la porte Saint-Antoine pour que Condé puisse se réfugier dans l’enceinte de Paris, et fait tirer des boulets de canon sur l’armée du Roi. En octobre de la même année les troupes royales rentrent dans Paris.

le 2 juillet 1747 : victoire française de Lawfeld.
Les Français commandés par le maréchal de Saxe, en présence du Roi Louis XV, remporte la victoire de Lawfeld sur les Anglo-hollandais du duc de Cumberland. L’infanterie anglaise est passée près d’un anéantissement complet.

le 2 juillet 1779 : prise de la Grenade par la France.
Alors colonie britannique, Grenade est conquise par la France le 2 juillet 1779, au cours de la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique. Menées par le comte d’Estaing, les forces françaises attaquent les Anglais à terre, appuyés par leur flotte au large. Après deux jours de combat, les Anglais déposent les armes le 4 juillet. Le 5 juillet, 21 vaisseaux de guerre anglais arrivent en renfort mais sont repoussés par les Français, qui conservent Grenade jusqu’à la fin de la guerre.

le 2 juillet 1849 : fin du siège de Rome par les 30 000 français du général Oudinot.
Garibaldi quitte Rome par la porte San Giovanni avec près de 5000 combattants, 800 chevaux et un canon. Le pape est rétabli ; c’est la fin de la République pour laquelle Mazzini a ces mots quelques années plus tard :
« Les monarchies peuvent capituler, les républiques meurent».

le 02 juillet 1919 : les chefs politiques des alliés décident l’envoi du général Weygand en Pologne.
En août 33 divisions soviétiques se sont massées à la frontière russo-polonaise. Leur chef le général Toukhatchevski écrit l’ordre du jour suivant :
« Les troupes du drapeau rouge sont prêtes à combattre jusqu’à la mort les troupes de l’aigle blanc ; à venger Kiev déshonorée, à noyer dans le gouvernement criminel de Pilsudski dans le sang de l’armée polonaise écrasée…
Dans l’ouest se joue la destinée de la révolution universelle. La route de l’incendie mondial passe sur le cadavre de la Pologne. En avant pour Vilna, Minsk et Varsovie ! »
Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 64
En deux semaines l’armée polonaise est balayée; la mission des alliées quitte la France le 22 juillet. Le 28, Pilsudski accepte les propositions de Weygand. La Pologne est sauvée. Mais il faudra de durs combats pour que les Polonais mettent en applications les principes et ordres fixés par le général Weygand.

le 2 juillet 1940 : le gouvernement français s’installe à Vichy.
L’armistice ayant été signé le 22 juin, le gouvernement français quitte Bordeaux pour Vichy, et s’installe à l’hôtel du Parc. Le 10 juillet, les parlementaires de la III république, réunis dans l’opéra de Vichy accordent au gouvernement les pouvoirs constituants et le 11, au maréchal les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. C’est la fin de la IIIe République. Charles Maurras parle alors de « Divine surprise ».

le 2 juillet 1940 : opération Catapult.
L’opération Catapult est lancée le 2 juillet 1940 sur les ordres de Winston Churchill. Il a peur que la flotte française passe sous contrôle allemand; l’amirauté est convaincue du contraire et ne souhaite pas engager le combat contre les Français. Churchill décide de s’emparer ou de couler la flotte française. Le fait que l’action se passe dans tous les ports britanniques montre que le risque allemand n’est pas la vraie raison ; Churchill souhaite s’emparer de ce formidable outil de combat. 1300 marins français vont trouver la mort le lendemain, dans ce qui s’apparente plus à une exécution sommaire d’une marine par une autre qu’à un combat.
Voici ce qu’en écrit l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, pages 62et 63) : « Non, quand on réfléchit, ce n’est pas par crainte que les Britanniques ont attaqué les navires de guerre déjà à moitié démobilisés qui se trouvaient outre-mer hors de portée des Allemands, ou qu’ils ont capturé ceux qui s’étaient réfugiés sans méfiance dans leurs ports où ils ne risquaient rien non plus des Allemands : c’est, psychologiquement, par un réflexe mal dominé de dépit, d’hostilité et d’égoïsme à l’égard d’un gouvernement français qui n’acceptait plus d’être le pion inconditionnel de la politique britannique sur le continent. » […] « Dans la nuit du 2 au 3 juillet alors que tout dormait à bord des commandos armées […] s’en emparèrent. Les marins français furent parqués dans des camps de prisonniers et soumis à une intense propagande en faveur de la dissidence gaulliste Cinq cents environ rallièrent la France Libre. Tout le reste (21000 hommes de la marine de guerre, 2000 marins du commerce, 8000 militaires ayant participé à l’expédition de Norvège) s’y refusa et fut six mois plus tard rapatrié au Maroc. Ce partage montre assez de quel côté penchait alors l’opinion. »

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ça s'est passé un 2 juillet

2 juillet 1825 : naissance d'Émile Ollivier
2 juillet 1825 à Marseille - 20 août 1913 à Saint-Gervais les Bains, Haute Savoie
Fils d'un député marseillais de la Seconde République, Émile Ollivier est lui-même élu au Corps législatif en 1857, sous le Second Empire, dans le « groupe des Cinq », qui désigne les députés républicains de l'assemblée.
Émile Ollivier est le rapporteur de la loi qui abolit le délit de coalition et instaure le droit de grève (25 mai 1864). Il se rallie peu après au principe d'un empire parlementaire et devient le chef du « tiers parti ». Cela lui vaut d'être appelé à la tête du gouvernement par Napoléon III le 2 janvier 1870.
Six mois plus tard, il peut affirmer avec sérénité à la tribune de l'assemblée : « À aucune époque, le maintien de la paix n'a été plus assuré qu'aujourd'hui ! De quelque côté que l'on tourne les yeux, on ne découvre aucune question qui puisse révéler le danger » Malheureuse prédiction.
Une dépêche d'Ems habilement caviardée par Bismarck met le feu aux poudres. Le 15 juillet 1870, obligé de justifier devant les députés la prochaine déclaration de guerre de la France à l'Allemagne, Émile Ollivier s'embrouille : « Oui, de ce jour commence pour les ministres, mes collègues, et pour moi, une grande responsabilité... Nous l'acceptons le cœur léger... » Sous les huées, l'orateur tente de se reprendre : « Oui, d'un cœur léger... Je veux dire d'un cœur que le remords n'alourdit pas, d'un cœur confiant... » Mais rien n'y fait et le mot désormais lui collera à la peau. Obligé de démissionner le 9 août 1870 suite aux premiers échecs militaires, il ne reviendra plus à la politique.

2 juillet 1881 : Attentat contre le président James Garfield
Le 2 juillet 1881, en gare de Washington, le président américain James Garfield est blessé par un déséquilibré, Charles J. Guilteau, qui l'accuse de ne pas lui avoir fourni un emploi. Il meurt le 19 septembre suivant. C'est le deuxième des quatre présidents américains assassinés, après Lincoln, avant McKinley et Kennedy.

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c'est arrivé le 2 juillet

1566 : mort de Nostradamus, médecin et astrologue français (° 14 décembre 1503).

1698 : l'ingénieur Thomas Savery dépose le brevet de sa machine à vapeur pour le pompage de l'eau dans les mines de charbon.

1714 : naissance de Christoph Willibald Gluck, compositeur allemand († 15 novembre 1787).

1843 : mort de Samuel Hahnemann, médecin allemand (° 10 avril 1755).

1869 : naissance de Liane de Pougy, danseuse et courtisane française († 26 décembre 1950).

1877 : naissance de Hermann Hesse, écrivain suisse, prix Nobel de littérature en 1946 († 9 août 1962).

1900 : l'orchestre philharmonique d'Helsinki joue, pour la première fois, le poème symphonique Finlandia, de Jean Sibelius.

1904 : naissance de René Lacoste, joueur de tennis français († 12 octobre 1996)

1914 : mort de Joseph Chamberlain, homme politique britannique (° 8 juillet 1836).

1922 : naissance de Pierre Cardin, couturier et homme d'affaires français.

1926 : mort d'Emile Coué, psychologue et pharmacien français (° 26 février 1857).

1928 : naissance de Jacques Chancel, journaliste et présentateur de télévision français († 22 décembre 2014).

1961 : mort d'Ernest Hemingway, écrivain américain, prix Nobel de littérature en 1954 (° 21 juillet 1899).

1997 : mort de James Stewart, acteur américain (° 20 mai 1908).

2019 : mort de Lee Iacocca, dirigeant d'entreprise américain (° 15 octobre 1924).

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