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Forum du Pays Réel et de la Courtoisie - FPRC :: Décès de Michaél Lonsdale
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Décès de Michaél Lonsdale
PostPosted: Mon 21 Sep - 19:37:03 (2020) Reply with quote
Saint-Louis
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Joined: 21 Nov 2008
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https://www.tvlibertes.com/actus/michael-lonsdale-acteur-exigeant-et-populaire-est-mort

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Le beau est la splendeur du vrai

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PostPosted: Mon 21 Sep - 19:37:03 (2020)
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Décès de Michaél Lonsdale
PostPosted: Mon 21 Sep - 19:48:29 (2020) Reply with quote
Granada
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RIP !

Un excellent "méchant" dans Moonraker, face à Roger Moore, et un catholique convaincu, qui mettait son talent et sa voix au service des cinéastes chrétiens.

https://www.lesalonbeige.fr/lacteur-michael-lonsdale-89-ans-est-mort-rip/

Décès de Michaél Lonsdale
PostPosted: Mon 21 Sep - 23:40:25 (2020) Reply with quote
caporal_épinglé
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*
_  "Hibernatus", "Moonraker", "Des hommes et des dieux" : Michael Lonsdale ou l'exigence d'un acteur populaire.

Entre théâtre et cinéma durant toute sa longue carrière, Michael Lonsdale qui vient de disparaître, a servi les auteurs les plus pointus, comme Marguerite Duras, et les plus populaires, tel Edouard Molinaro.




             



C'est un immense comédien qui vient de nous quitter. Michael Lonsdale est mort à l'âge de 89 ans, a appris franceinfo auprès de son agent, lundi 21 septembre. Pour tous les Français, il restera notamment le moine dans Le nom de la Rose et le Frère Luc Dochler dans Des hommes et des dieux, l'un des moines de Tibhirine assassinés. Deux rôles qui ont fait écho à sa foi qu'il a toujours revendiquée.

Michael Lonsdale n’a eu de cesse de passer du théâtre au cinéma et inversement. Il s’est distingué à l’écran par son éclectisme, dirigé par Jean-Pierre Mocky ou Marguerite Duras, ou passant du rôle d'un prêtre sado-maso chez Luis Buñuel, à celui du méchant dans un James Bond. Au théâtre, sa préférence allait aux auteurs contemporains, tel Dürrenmatt, Beckett ou Ionesco, signant lui-même quelques belles mises en scène jusqu’en 2016.


                     https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/michael-lonsdale-acteur-exigeant…[l-acteur-francais-michael-lonsdale-qui-a-notamment-joue-dans-hibernatus-moonraker-et-des-hommes-et-des-dieux-est-mort-a-l-age-de-89-ans_4051941]-20200921-[bouton]



                     Un peu choqué, le comédien était grand mais l'Homme était un géant

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En avant toujours, repos ailleurs !



_ Quand j'entends le mot culture, je charge mon revolver !
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Décès de Michaél Lonsdale
PostPosted: Tue 22 Sep - 07:01:52 (2020) Reply with quote
kikou
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Avez-vous remarqué la "discrétion" des medias à son sujet ??? 


Il était la voix qui lisait le texte de l'Evangile dans les mimes organisés par Les baladins de l'Evangile. Les élèves des collèges mimaient les scènes de la Nativité ou de la Passion, selon l'époque de l'année. C'était absolument remarquable.

Décès de Michaél Lonsdale
PostPosted: Tue 22 Sep - 07:37:52 (2020) Reply with quote
possum
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Localisation: Dans le Sud, bien sûr !




Jamais convaincu par l'acteur.


Mais vous m'apprenez son engagement religieux.


Pour ça, je lui souhaite de reposer en paix ! 

_________________
La rue appartient à celui qui y descend...

Décès de Michaél Lonsdale
PostPosted: Tue 22 Sep - 19:16:09 (2020) Reply with quote
Bonne Maman
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RIP, et on le lui souhaite vraiment, lui qui n'a pas renié son Seigneur.

_________________
"Si je meurs demain, je me regretterai, parce que je m'entends assez bien avec moi-même"

Décès de Michaél Lonsdale
PostPosted: Tue 22 Sep - 20:42:29 (2020) Reply with quote
Bonne Maman
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Quote:
Michael Lonsdale (1931-2020), frère pacifique

Le comédien Michael Lonsdale est décédé ce lundi 21 septembre 2020 à son domicile parisien à l’âge de 89 ans. Luc Adrian, journaliste, l’avait rencontré en 2003. Un échange lumineux.
« Entrez », invite-t-il de cette voix tranquille, un brin nasillarde, qui n’appartient qu’à lui. Son appartement, ce matin-là, est un labyrinthe ténébreux. Lunettes d’écaille sur le nez retroussé, barbe plus sel que poivre, cheveux rejetés en arrière, Michael Lonsdale, 73 ans, slalome à petits pas entre des colonnes de livres et de manuscrits posés à terre. S’il ouvrait les fenêtres, on se laisserait baigner par cette lumière neuve qui fait scintiller le dôme d’or des Invalides, à portée de boulet. En fermant ses volets, Michael le pudique ne se protège ni de la neurasthénie ni des indiscrets, mais des giclées de sable dru projetées par des sapeurs emmitouflés qui ravalent la façade de l’immeuble parisien où il vit depuis cinquante ans.

Sur une tablette, près d’une palette, des tubes de gouache autour d’une statuette de Notre-Dame de Lourdes. Dans la pénombre, des chaises au velours passé servent de chevalet à des toiles – ses toiles, qu’il baptise « mes paradis » – où s’épanouissent des fleurs naïves et colorées. On croit y voir assis les hôtes de sa vie, son oncle Marcel Arland, son amie Marguerite Duras ou son maître Samuel Beckett, Tania Balachova, son professeur d’art dramatique, ou le Père Régamey, ce dominicain artiste qui fut son père spirituel.

Chassés par le grondement des baïonnettes à eau, nous nous réfugions au calme d’une brasserie voisine. L’inclassable, né d’une mère française et d’un père anglais en 1931, déguste un café américain allongé de lait normand. « Lonsdale » signifie « longue petite vallée ». Un nom étrange pour un être énigmatique qui, depuis une enfance timide partagée entre Londres, Paris et le Maroc, demeure depuis un demi-siècle une figure insolite, à la fois secrète et familière, de notre paysage artistique. Marguerite Duras l’avait vu, en rêve, habillé en moine. Il aurait voulu l’être. À défaut, il fut le mystérieux père abbé dans « Le nom de la Rose » de Jean-Jacques Annaud, l’un des cent longs métrages d’une filmographie impressionnante qui le vit tourner avec des réalisateurs aussi différents qu’Orson Welles, Jean-Pierre Mocky, Joseph Losey ou Claude Sautet.

Le timide s’abrite sous ses sourcils en broussaille, mais il ne se dissimule pas. Il répond spontanément aux questions, après de longs silences. Il va chercher les réponses au-delà des platanes de l’avenue de Breteuil où son regard se pose, au-delà des cumulus rebondis qui s’embrassent comme des angelots de Raphaël dans l’azur où son regard se perd. Il va les puiser lentement, très lentement, jusque dans la vérité de son âme et la liberté de sa Foi, sans souci d’artifice ou d’éclat, avec la pureté de l’enfant qu’il est resté.

Quel est, pour vous, le comble de la misère ?
Michael Lonsdale : Ne pas rencontrer Dieu. Ma Foi a connu plusieurs rebondissements. Je fus baptisé à l’âge de 22 ans ; j’étais croyant, mais la prière manquait à ma vie. Jusqu’aux jours de l’épreuve – des années 1984 à 87 – où je vécus une succession de deuils très douloureux. Je sombrai dans un désespoir profond. Du fond de mon abîme, j’ai crié vers le Seigneur : «Sauve-moi, je n’en peux plus !» Il m’a répondu aussitôt. Le lendemain, mon parrain montait à Paris et me tirait à l’église Saint-François-Xavier, toute proche. S’y tenait une assemblée de prière de la Communauté de l’Emmanuel. Ce fut une onction bienfaisante. Par la prière de ces frères et sœurs, la joie de la Foi me fut donnée. Je suis remonté à la surface comme un bouchon libéré de la vase. Depuis, ma vie est une Pentecôte, avec ses hauts et ses bas bien sûr.

Où aimeriez-vous vivre ?
Où je suis. Vivre, c’est être là où on est, dans l’instant, c’est-à-dire n’importe où.

Pour quelles fautes avez-vous le plus d’indulgence ?
Celles du plus grand criminel. C’est osé de répondre cela, et je ne le ferais sans doute pas si l’un de mes proches avait été assassiné par cet homme. Mais je reste convaincu que le mal commis vient davantage de nos blessures que d’une intention délibérée. En tout cas, on ne peut réduire un homme à ses actes.

Quels sont les héros que vous préférez ?
Les voix intérieures du roman Les Vagues de Virginia Woolf. Des personnages qui dialoguent chacun à leur tour, et apportent leur éclat de lumière… J’ai flotté avec eux, moi qui me sens si flottant. A vrai dire, je n’ai jamais rêvé, enfant, d’être un héros à la manière de Zorro, de d’Artagnan, ou de Michel Strogoff. Je me méfie beaucoup des héros…

Le personnage historique que vous admirez le plus ?
Gandhi. Il a désarmé une armée sans arme, il a chassé les Anglais sans faire la guerre. Mais pourquoi donc les grands faiseurs de paix sont-ils assassinés : Gandhi, Sadate, Rabin, Martin Luther King… ?

Votre idéal de bonheur terrestre ?
Rencontrer le Christ.

Votre saint préféré ?
François d’Assise. On dit qu’il y a eu seulement deux chrétiens depuis le Christ : le Christ… et François d’Assise. Je le crois. François est sans doute l’un de ceux qui ont le plus suivi le Christ dans son abaissement, son dépouillement, son anéantissement. Les fondateurs en bavent souvent, vous ne trouvez pas ? A François d’Assise, Dieu demande de reconstruire son Église, et Il lui enlève tout, comme s’Il voulait lui signifier : « Ma grâce te suffit » ! François d’Assise a connu une sacrée déprime. Il a fallu que l’un de ses frères aille chercher sainte Claire d’urgence pour l’en tirer. Alors surgit le Cantique du Soleil ! C’est la puissance de la louange. Bien souvent, on ne comprend la volonté de Dieu qu’après coup. Je n’ai jamais rencontré autant de difficultés que lorsque j’ai voulu monter Les Fioretti de saint François, Vous m’appellerez Thérèse – un spectacle sur sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus -, et Récit d’un pèlerin russe. J’ai expérimenté là ce qu’on appelle le combat spirituel.

Votre sainte préférée ?
Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Ma mère a fui la religion catholique à cause de prêtres qui l’ont vouée à la damnation et à l’enfer. C’est pourquoi je me sens aussi proche de Thérèse : cette petite religieuse, morte à 24 ans, a renversé le jansénisme, le moralisme, et a remis l’Amour à sa place, c’est-à-dire la première ! Et dire que l’Histoire d’une âme est rédigée sans rature, alors que Thérèse ne s’est jamais relue…

Votre philosophe préféré ?
Kierkegaard. Le seul que j’ai réussi à approcher. La philo, c’est pour moi comme les mathématiques : un monde mystérieux et abscons. J’ai lu Kant, Hegel, Heidegger, mais c’est du chinois. J’ai de nouveau essayé de lire Spinoza, il y a deux jours, mais je suis incapable de rentrer dans sa pensée. Quant à Nietzsche, on m’a demandé d’enregistrer son Zarathoustra pour un CD. J’ai dû arrêter au bout de quelques heures, je m’étranglais !

Votre musicien favori ?
Mozart. Un avant-goût du Ciel.

Votre peintre préféré ?
Rembrandt. Le seul qui a peint Dieu de façon acceptable, et qui a saisi l’essentiel de l’Évangile. Il est allé aussi profond que ce que la peinture peut exprimer de la lumière – pas seulement la lumière terrestre, mais la Lumière divine. Regardez Les Pèlerins d’Emmaüs !

Votre tableau préféré ?
« Le Retour de l’Enfant prodigue », de Rembrandt. À mes yeux, le plus beau tableau qui soit au monde. Voyez cette main masculine et cette main féminine posées sur les épaules de l’homme agenouillé : elles signifient que Dieu est un père avec des « entrailles de mère ».

Votre qualité préférée chez l’homme ?
La bonté. Je préfère l’homme bon à l’homme cultivé. La culture est une accumulation de trésors, mais à quoi sert-elle, dans le fond, si elle n’est pas partagée ?

Et chez la femme ?
La tendresse.

Votre occupation préférée ?
Donner. Donner tout ce qu’on peut, donner le meilleur, donner… «Je ne possède que ce que j’ai donné», disait une princesse italienne.

Qui auriez-vous aimé être ?
Moi même… en mieux.

Quels personnages aimeriez-vous jouer ?
Trigorine dans La Mouette de Tchekhov ; et Thomas Pollock Nageoire dans L’Échange de Claudel. Mais que dis-je ? je les ai joués… Alors, encore !

Le principal trait de votre caractère ?
Aux autres de le dire. Ce qu’ils disent ? « Tu es très anglais : placide, maître de tes émotions et flegmatique. » Ce n’est pas faux…

Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?
Le partage.

Votre principal défaut ?
L’avarice.

Votre rêve de bonheur ?
Le Paradis. D’ailleurs, c’est mon motif préféré : je peins des édens colorés, des jardins secrets, où il fait bon vivre dans l’harmonie des tons.

Que possédez-vous de plus cher ?
L’Amour du Christ.

Quel serait votre plus grand malheur ?
Ne plus aimer… Et la maladie d’Alzheimer. Ne plus rien reconnaître, ni des autres, ni de soi, ni du monde. Devenir l’Absent.

Votre passage d’Évangile préféré ?
Le lavement des pieds. Ce Dieu qui s’abaisse pour servir son humanité me fascine. Je suis très « zundelien » : le Christ Roi, son règne et son trône, me parlent beaucoup moins que le Serviteur souffrant. Un autre passage m’interroge : les pèlerins d’Emmaüs. Pourquoi est-il dit que Jésus « fit semblant de les quitter » ? Était-ce un jeu pédagogique ? Vous ne trouvez pas qu’un Dieu qui joue à faire semblant, c’est fascinant pour un acteur ?

Votre prière préférée ?
Celle de l’enfant : Jésus, Jésus, Jésus. Celle aussi que j’invente dans ce tête-à-tête, ce cœur-à-cœur – parfois très délirant ! -, cet échange où il faut parler, se taire, écouter… Oui, se taire. J’aspire de plus en plus au silence. Ceci dit, je me sens très à l’aise dans la prière communautaire.

Votre maxime, ou citation, préférée ?
« Dieu est amour » (saint Jean). Banal, n’est-ce pas, mais c’est la phrase capitale, le cœur de la Révélation, le cœur de ma vie, le cœur du monde.

La fleur que vous aimez ?
Les anémones, pour des raisons sentimentales ; et les frésias, pour leur parfum.

Votre plat préféré ?
Le steak purée.

Le livre que vous emporteriez sur une île déserte ?
Le Cantique des cantiques.

Vos auteurs favoris en prose ?
Virginia Woolf, Beckett, Chateaubriand, Proust, Lewis Carroll.

Vos poètes préférés ?
Saint John Perse, Verlaine, Claudel.

Votre vers préféré ?
« Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change » (Mallarmé).

Votre modèle d’acteur ?
Laurence Olivier. Ce prince de la métamorphose a joué tous les rôles principaux de Shakespeare, Feydeau, Ionesco, du plus haut comique jusqu’aux grands drames. Il est même parvenu à faire descendre sa voix d’un octave pour interpréter Othello !

Les rôles que vous avez préféré jouer ?
Au cinéma, le vice-consul de Lahore, dans « India Song », de Marguerite Duras ; au théâtre, l’interrogateur, dans « L’Amante anglaise », de la même Marguerite. « India Song » est arrivé à un moment de ma vie où j’étais très malheureux, où j’avais envie de hurler de douleur. Ce rôle est venu comme pour libérer toute la souffrance que j’avais en moi.

Les films que vous aimeriez léguer ?
« Ordet », de Carl Dreyer, et « India Song », de Marguerite Duras.

Vos héros dans la vie réelle ?
Ces SDF qui parviennent à rester dignes alors que le monde s’est écroulé pour eux, et qu’ils subsistent dans la solitude, le non-sens, la misère.

Ce que vous détestez par dessus tout ?
La haine.

La vertu la plus nécessaire aujourd’hui ?
La pureté.

Le fait militaire que vous admirez le plus ?
Le débarquement des Alliés en juin 1944 sur les côtes normandes.

La réforme que vous admirez le plus ?
Vatican II.

Si vous étiez élu président de la République, quelle serait votre première mesure ?
Je chasserais les voitures très loin des villes. Il y a des mesures plus graves et plus urgentes, sans doute, mais je suis profondément choqué par la violence de la circulation urbaine, comme si l’auto n’exaltait que les mauvais penchants de l’homme.

Le don de la nature que vous aimeriez avoir ?
Savoir voler.

Si vous pouviez faire un miracle… ?
Je guérirais quelqu’un.

Qu’avez-vous réussi le mieux dans votre vie ?
Ne pas me prendre trop au sérieux.

Quel est votre regret ?
N’avoir pas rencontré Marthe Robin. Ma marraine m’y a invité plusieurs fois, je n’ai jamais voulu, pas osé. Je me console en songeant que le temps n’était pas venu.

S’il vous restait une heure à vivre ?
Je chanterais à tue-tête en glorifiant Dieu.

Comment aimeriez-vous mourir ?
En paix.

Quel est l’état présent de votre esprit ?
En approfondissement.

Que direz-vous à Dieu quand Il vous accueillera ?
« Tu es vraiment trop bon ! »

Votre devise ?
« Aime et fais ce que tu veux » (saint Augustin).

Votre espérance ?
La Lumière.

Votre épitaphe préférée ?
« Cons. à perpet. » Je tournais un film de Jean-Pierre Mocky dans un cimetière de Normandie. Durant le réglage des lumières, je suis allé marcher entre les tombes. Et je suis tombé en arrêt devant une sépulture sur laquelle était gravée – sans doute, pour des raisons d’économie – : « Cons. à perpet. » (concession à perpétuité). J’ai tellement ri que toute l’équipe a accouru !

Le mot de la fin que vous préférez ?
« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie » (sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus).

Et le vôtre ?
« Merci et pardon. » Trois fois chacun.

Luc Adrian


Source : Aleteia

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Décès de Michaél Lonsdale
PostPosted: Wed 23 Sep - 12:30:22 (2020) Reply with quote
Bonne Maman
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Un homme et son Dieu

Il ne nous enchantera plus, hélas, par sa voix si caractéristique, son élégance, son flegme très britannique, et ses confessions si touchantes : lundi, en effet, ce grand monsieur qu’était Michael Lonsdale s’est endormi pour toujours dans la foi à son domicile parisien, à l’âge de 89 ans, et au terme d’une impressionnante carrière de comédien qui, à travers plus d’une centaine de films, aura fait de lui l’un des « monstres sacrés » du cinéma français. Un acteur particulièrement brillant qui, par la très grande diversité des rôles qu’il a pu incarner, a prouvé qu’il était capable de tout jouer. Mais plus encore qu’un comédien génial, Michael Lonsdale était d’abord un homme profondément pieux, toujours prêt à s’engager pour la défense de la foi et des valeurs chrétiennes.

L’inoubliable frère Luc

Né à Paris en 1931 d’une mère française et d’un père britannique, Michael Edward Lonsdale-Crouch, après avoir vécu ses premières années en Grande-Bretagne, passe toute la Seconde Guerre mondiale au Maroc en compagnie de sa famille. Très tôt passionné par la comédie et par la peinture, il suit les cours de théâtre de Tania Balachova, puis se fait très vite remarquer au théâtre et au cinéma. Dès le milieu des années 1950, il se voit confier au théâtre des rôles divers par plusieurs metteurs en scène de renom, puis, à partir du début des années 1960, il apparaît au cinéma aux côtés de grands acteurs. Sa carrière bien lancée, il va alors accumuler, avec un éclectisme impressionnant, les rôles dans une multitude de films français, dont plusieurs figurent parmi les monuments de notre cinéma, mais aussi dans un certain nombre de superproductions internationales. Parmi ses prestations les plus célèbres, on retiendra notamment son rôle de méchant dans Moonraker, celui d’abbé dans Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud, mais surtout, surtout, celui du frère Luc, moine cistercien libre et héroïque, assassiné à Tibéhirine, dans ce film superbe qu’est Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois. Une prestation qui lui vaudra, en 2011, le César du meilleur second rôle, le Globe de cristal du meilleur acteur, le prix Lumière, et le prix Henri-Langlois !

Un catholique courageux et engagé

Mais, ce qui frappait peut-être surtout chez Michael Lonsdale, c’était sa très grande piété et cet immense amour de Dieu qu’il n’hésitait pas à afficher courageusement dans un monde du showbiz pourtant pourri moralement et politiquement. Catholique engagé, aimant régulièrement lire en publique les textes sacrés, auteur de nombreux livres de prière et de méditation, Michael Lonsdale n’hésitait pas non plus à monter au créneau lorsqu’il sentait la foi menacée. C’est ainsi qu’on l’a pu le voir en plusieurs occasions apporter publiquement son soutien à Alliance Vita, à la Fondation Lejeune ou encore à SOS Chrétiens d’Orient. De même que, faisant fi des violentes critiques qu’il s’était alors attirées, il s’était bravement opposé à l’ignoble « spectacle » blasphématoire intitulé Golgota picnic. Alors qu’il est désormais rappelé à Dieu, nous prions tous pour que Notre Seigneur l’accueille dans son Royaume et lui permette de reposer en paix.

Franck Deletraz


Source : Présent

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