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Forum du Pays Réel et de la Courtoisie - FPRC :: L'Etat, l'Eglise, et le coronavirus
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L'Etat, l'Eglise, et le coronavirus
PostPosted: Mon 9 Nov - 19:21:44 (2020) Reply with quote
Bonne Maman
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Le Conseil d’État maintient la suspension des messes publiques

Le Conseil d’État vient d’annoncer ce samedi 7 novembre en fin de journée qu’il ne suspendait pas les restrictions prises pendant l’état d’urgence sanitaire confirmant ainsi la suspension des messes publiques durant le reconfinement.

C’est une déception pour des millions de fidèles. Saisi par les évêques, des fidèles et différentes associations catholiques, le Conseil d’État, après l’audience du jeudi 5 novembre, vient d’annoncer qu’il ne suspendait pas « les dispositions du décret du 29 octobre 2020 qui restreignent temporairement, dans le cadre du confinement, la possibilité de se rendre dans les lieux de culte et de s’y rassembler ». En d’autres termes, il maintient la suspension des messes publiques.

« Après avoir rappelé que la liberté de culte est une liberté fondamentale mais qui doit être conciliée avec l’impératif de protection de la santé, reconnu par la Constitution, le juge relève que la circulation du virus sur le territoire métropolitain s’est fortement amplifiée au cours des dernières semaines malgré les mesures déjà prises, et que les motifs de rassemblement autres que scolaires et professionnels ont par conséquent dû être limités », indique-t-il. S’agissant des lieux de culte en particulier, « le juge des référés constate que le risque de contamination n’y est pas écarté et que les mesures de restriction, qui doivent faire l’objet d’un prochain réexamen, prendront fin, au plus tard, au terme de l’état d’urgence sanitaire, fixé à ce jour au 16 novembre ».

Une prorogation de l’état d’urgence sanitaire implique une concertation avec les représentants des cultes sur l’éventuelle prolongation des mesures.

Le juge des référés a également tenu à rappeler qu’il était possible de se rendre à l’église « pour y exercer le culte à titre individuel ». Concernant les mariages et les enterrements célébrés à l’église, les premiers sont autorisés dans la limite de 6 personnes et les seconds dans la limite de 30 personnes. Alors qu’un flou demeure sur la case à cocher pour se rendre à l’église, le juge des référés relève que « les justificatifs de déplacement gagneraient à être explicités« .

Le Conseil d’État a également souligné « qu’une prorogation de l’état d’urgence sanitaire implique une concertation avec les représentants des principaux cultes sur l’éventuelle prolongation des mesures ».

Agnès Pinard-Legris


Source : Aleteia

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PostPosted: Mon 9 Nov - 19:21:44 (2020)
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L'Etat, l'Eglise, et le coronavirus
PostPosted: Tue 10 Nov - 07:07:50 (2020) Reply with quote
kikou
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Mais les supermarchés restent ouverts : le corps est bien plus important que l'âme, n'est-ce pas ?

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PostPosted: Tue 10 Nov - 08:15:35 (2020) Reply with quote
Granada
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Qu'ils nous disent combien d'églises ont été identifiées comme foyers avérés d'infection au covid-19.

Pour la plus emblématique, Saint Nicolas du Chardonnet, qui a été épinglée pour ""messe clandestine"", il n'y a eu aucun problème (les journaleux auraient été trop contents de le dire).

Dans les trois lieux de culte que je fréquente, il y a eu des cas, mais qu'on ne peut rattacher précisément à la fréquentation de l'église.

Donc, faut tenir bon et se débrouiller avec les moyens du bord.

L'Etat, l'Eglise, et le coronavirus
PostPosted: Tue 10 Nov - 08:30:39 (2020) Reply with quote
caporal_épinglé
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_ Parlons chiffre : Combien de mosquées auront été contrôlées ?

 Contrôlent-ils les temples bouddhistes ?

 Contrôlent-ils les synagogues ?

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PostPosted: Tue 10 Nov - 09:51:01 (2020) Reply with quote
Granada
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Les astuces pour contourner la dictature sanitaire se multiplient ...

https://www.lesalonbeige.fr/une-messe-pour-dimanche-prochain/

L'Etat, l'Eglise, et le coronavirus
PostPosted: Tue 10 Nov - 12:49:32 (2020) Reply with quote
Bonne Maman
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Encore faut-il pour cela que l'église bénéficie d'un parvis ouvrant sur le porche... Ce n'est pas toujours le cas...

On peut aussi accueillir une messe en plein air dans un jardin privé, ou même dans son salon !
Je me souviens des temps héroïques où la messe tridentine était quasi interdite et où les évêques pratiquaient une interdiction de fait, en refusant les églises et chapelles... A Aix, c'était une vieille marquise qui accueillait la messe dans les salons de son hôtel particulier sur le Cours Mirabeau le dimanche...

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PostPosted: Sun 15 Nov - 16:54:51 (2020) Reply with quote
Bonne Maman
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Confinement - Messe hors-la-loi à Aix : une trentaine de fidèles verbalisés, le curé entendu par la police

Les fidèles de la petite chapelle Notre Dame de l'Immaculée Conception du boulevard Gambetta à Aix ont bravé l'interdiction de se réunir ce matin.

La tolérance accordée pour le week-end de la Toussaint est belle et bien révolue. Comme l'avait annoncé ces derniers jours le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, l'Etat entend désormais faire preuve de fermeté sur l'interdiction des célébrations religieuses prévue dans le décret sur le confinement.

Mais la mise en garde n'a pas dissuadé les fidèles à Aix de se réunir ce matin dans la petite chapelle Notre Dame de l'Immaculée Conception du boulevard Gambetta. En fin de matinée, la police nationale est donc intervenue sur ordre du préfet pour faire cesser cet office religieux organisé illégalement par cette communauté ultraorthodoxe affiliée à la Fraternité Saint-Pie X, un mouvement schismatique fondé en 1970 par Monseigneur Lefebvre et qui refuse de se soumettre à l'autorité du pape. Ses fidèles rejettent notamment les assouplissement apportés par le Concile de Vatican 2 et continuent par exemple de célébrer la messe dans sa version ancienne, en latin.
La trentaine de personnes qui participaient à cet office, sans porter de masque, a été verbalisée pour non-respect du confinement. Le curé-vicaire qui l'organisait a lui, dû suivre la police pour être auditionné. Une procédure administrative est engagée par la préfecture qui pourrait aboutir à des sanctions telles qu'une fermeture du lieu.

Selon le sous-préfet d'Aix-en-Provence, Serge Gouteyron, il s'agit là de la seule infraction constatée ce week-end à la mesure d'interdiction des célébrations religieuses, respectée par tous les autres lieux de cultes, toutes religions confondues. Contestée par certaines franges traditionnalistes catholiques au nom de la liberté d'exercer son culte, cette disposition avait été confirmée par le Conseil d'Etat début novembre.



Source : la Prov...

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PostPosted: Sun 15 Nov - 19:52:39 (2020) Reply with quote
Granada
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Ils auraient pu le faire un peu plus subtilement ... faire cadeau de 135 € x 30 à l'état, c'est idiot ...

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PostPosted: Mon 16 Nov - 07:59:22 (2020) Reply with quote
possum
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On sent bien la jubilation dans le commentaire du canard.


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PostPosted: Mon 16 Nov - 09:38:42 (2020) Reply with quote
caporal_épinglé
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_ Que ce soit l'Eglise ou le simple pékin en déambulation, en contrôlant, la police fait un mauvais travail et elle le fait mal.

 Mettez un uniforme à n'importe quel lambda, donnez une responsabilité à un QI de 40 et il se prendra pour le roi du Monde ! Voyez qui sont les cibles ?

 La Police nationale fait le boulot demandé mais pas à contre-cœur, bien au contraire.

 Ça plait de piéger des personnes et peu importe, une préférence pour les "faibles", les personnes âgées surtout.

 Est-ce intelligent de menacer de 3500€ et six mois de prison, un travailleur qui gagne 12/1500 par mois ? (je suis généreux)

 Est-ce intelligent de menacer de confiner les personnes pour Noël et Jour de l'An ?

 Chacun chez soi, difficile de se concerter, afin de mener une action nationale et pourtant nous devons y réussir !
 Tous dans la rue, occuper les places...

 Les suites à l'avenant

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L'Etat, l'Eglise, et le coronavirus
PostPosted: Mon 16 Nov - 10:32:33 (2020) Reply with quote
possum
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Chuis "tombé su'l cul" en entendant que le Frère (il le dément) converti au protestantisme, Larcher, Pdt du Sénat, demande le rétablissement des messes ! 

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PostPosted: Tue 17 Nov - 14:27:53 (2020) Reply with quote
Bonne Maman
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Dans certaines paroisses on étudie de près les procédures... En effet, il est permis de retransmettre la messe par tv, youtube, etc...
Et donc les assistants, le célébrant le service d'autel, les chantres, les lecteurs sont autorisés... Aussi dans certaines paroisses, la chorale va subitement croître et se multiplier...

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PostPosted: Tue 17 Nov - 14:29:19 (2020) Reply with quote
Bonne Maman
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Qui se bat pour la messe ?

A la suite d’un week-end de mobilisation, avec des manifestations de catholiques rassemblés un peu partout en France sur le parvis des églises pour demander le retour de la messe, la situation est en train de bouger, lentement. L’échéance de la mi-décembre pour la reprise des offices, voire de Noël, avait d’abord été avancée.

Il est question désormais, à l’issue des échanges entre le Premier ministre et les représentants des cultes, d’une reprise des messes à partir du 1e décembre, preuve que les lignes peuvent bouger pour peu que l’on se donne les moyens de faire entendre sa voix.

La mobilisation de terrain était nécessaire, tant la réponse de l’État était inadaptée, pour ne pas dire scandaleuse. Son leitmotiv : le culte n'est pas interdit, puisque la prière et les messes privées ne le sont pas. Une telle ligne de défense révèle le degré de déchristianisation de nos dirigeants, car il s'agit bien évidemment de la négation pure et simple de la spécificité du culte catholique, qui n'existe que par la célébration communautaire de la Sainte Messe, réédition du sacrifice du Christ, source de toute vie pour le chrétien.

Nous saluons tous les organisateurs courageux qui ont monté les groupes, diffusé les attestations et les consignes, demandé les autorisations préfectorales pour que tout se passe dans les meilleures conditions. A l’image de ce qui s’est passé pour les deux référés, celui de mai et celui de novembre, les mouvements attachés à la liturgie traditionnelle ont joué un rôle décisif d’aiguillon : véritables « veilleurs », ils ont permis d’éviter que les médiocres et confortables accommodements avec un pouvoir devenu fou soient la seule voie proposée aux croyants. Un peu partout en France, de nombreux amis de Liberté politique étaient présents sur le terrain et nous ont transmis leur témoignage : ferveur, dignité et détermination étaient au rendez-vous.

La volonté de l'État de criminaliser ces rassemblements, déclarés puis pour certains interdits par les préfets, offre un contrepoids bien commode à la propagande gouvernementale : Gérald Darmanin peut ainsi montrer que "radicalisation" et "communautarisme" ne sont pas l'apanage des musulmans. Mais c'est oublier une fois de plus, évidemment, que les catholiques sont aujourd'hui des cibles et des victimes et non des fauteurs de troubles.

Il faut remercier aussi les beaucoup trop rares évêques, qui ont compris ce qui se passait dans cette mobilisation de terrain et l'ont encouragée. Malheureusement, ils se comptent sur les doigts d’une main. La Conférence des évêques, comme en témoigne la lettre envoyé par Mgr de Moulins-Beaufort à ses homologues, a une nouvelle fois choisi le camp de la soumission à la sainte trinité gouvernementale, Élysée, Matignon et Place Beauvau.

Ceux qui appellent à la patience et vont parfois jusqu’à condamner les rassemblements « pour la messe » n’ont pas compris ce qui se jouait là dans ces manifestations. Elles sont à interpréter à plusieurs niveaux. Pour commencer, elles étaient là tout simplement pour donner corps et réalité à une autre liberté fondamentale, celle de manifester, qui était l’une des rares à subsister dans le champ de ruines laissé par la politique gouvernementale. Nous avons pu voir ce droit à son tour contesté, avec les interdictions de manifestations prononcées par les préfets à Paris, Bergerac ou Poitiers, par exemple. Peut-on encore douter de la dimension dictatoriale de ceux qui nous dirigent ?

Mais plus fondamentalement, ces manifestations ont été mues par la soif des croyants de réaffirmer la profonde nature de la messe et de l’eucharistie : un besoin essentiel, sommet de notre foi, que depuis la venue du Christ des cohortes de chrétiens-martyrs n’ont pas hésité à défendre jusqu’au bout. Au prix de la mise à mort dans les amphithéâtres romains, de la guillotine, sur les places ou dans les prisons de la France révolutionnaire, ou dans tous les goulags du monde. La division au sein des évêques, et au sein des catholiques eux-mêmes, montre une ligne de fracture profonde, et nous ne pouvons nous en réjouir. Certains, fustigeant le soi-disant « extrêmisme » des manifestants, sont allés jusqu’à refuser qu’on utilise l’expression « les catholiques » utilisée par la presse pour relayer ces mouvements : ils ne veulent avoir aucun rapport avec eux, ils réfutent l’idée même d’une communauté unie, qui est pourtant l’une des spécificités de l’Église, une, catholique, apostolique et romaine. Eux-mêmes sont-ils encore catholiques ? La question peut être posée.

Si réclamer la messe est faire preuve d’extrêmisme, qu’en est-il de notre foi ? Pouvons-nous accepter de n'être que des chrétiens recroquevillés sur leur émotion personnelle, en voie de protestantisation avancée, avec pour seul credo, « chacun fait bien ce qu'il veut chez soi » ?

Dans ces conditions, les appels à la patience, à la discipline, à la soumission aux injonctions étatiques n’ont aucun sens : comme s’il s’agissait d’un caprice, d’une foucade passagère! Ce n’est pas une question de simple discipline temporaire, c’est une question fondamentale qui se joue là, et qui a trait au contenu même de la foi.

En définitive, nous entrons dans le temps des persécutions : puissent nos pasteurs prendre la tête de la Résistance, en rejoignant tous ceux qui résistent vaillamment depuis un demi-siècle !

François Billot de Lochner


Source : lib polit

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L'Etat, l'Eglise, et le coronavirus
PostPosted: Tue 17 Nov - 20:15:00 (2020) Reply with quote
Bonne Maman
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Après la mobilisation, vers une "reprise maîtrisée" des messes en décembre

Rassemblements devant plusieurs églises ce week-end, rencontre entre Jean Castex et les représentants des cultes ce lundi, préparation d’un nouveau protocole sanitaire dans les églises… La reprise des messes publiques reste une demande forte pour de nombreux catholiques. Une reprise des messes publiques est désormais envisagée début décembre.

Paris, Reims, Rennes, Chambéry, Bayonne… Une vingtaine de rassemblements ont finalement eu lieu ce week-end dans plusieurs villes de France, devant des églises ou sur des places afin de demander la reprise des messes publiques. Pour la plupart déclarées en préfectures, ces mobilisations se sont déroulées paisiblement, dans le respect des règles sanitaires. « C’est une grande joie de voir que des catholiques se mobilisent de la sorte pour avoir la liberté de retourner à la messe », se réjouit auprès d’Aleteia Jean-Benoît Harel, l’un des co-fondateurs de la pétition en ligne « Pour la messe ».

Ces rassemblements, émaillés parfois d’un « Je vous salue Marie » ou d’un « Notre Père », ont emporté le soutien de plusieurs évêques… et des mises en garde d’autres. L’archevêque de Rennes, Mgr Pierre d’Ornellas, a ainsi appelé à ne pas mélanger manifestation et prière « sous peine d’engendrer une confusion qui ne respecte pas la Loi de Séparation de 1905 et qui nuit au dialogue des représentants des cultes avec l’État ». Si l’enjeu est essentiel, les avis sont nombreux et variés chez les pratiquants. « L’important est d’apporter un message d’apaisement et en aucun cas d’émettre un jugement », reprend Jean-Benoît Harel. « Ceux qui n’ont pas voulu participer à ces rassemblements ne sont pas des tièdes et ceux qui participent ne sont pas irresponsables. Chacun fait ce qui lui semble le mieux en tant que chrétien dans sa foi, avec charité, sans insulte ni véhémence ».

Une atteinte à une liberté fondamentale

Dans nos colonnes, Mgr Valentin, évêque auxiliaire de Versailles, estimait à propos de ces rassemblements que sa « responsabilité de pasteur est de les accompagner, sans absolutiser leur démarche. […] Il y a plein de débats autour de ces manifestations : il y a non seulement le débat de savoir s’il faut ou pas réclamer la messe, mais aussi le débat de savoir si une manifestation de rue est la bonne manière de la réclamer. » Sans faire l’unanimité ces manifestations interrogent néanmoins sur les libertés fondamentales, dont fait partie la liberté de culte, et la manière dont celles-ci sont assujetties – à tort ? – au contexte sanitaire. « Il est bien évidemment essentiel de prendre en compte le contexte sanitaire », reconnaît Jean-Benoît Harel. « Ce que nous dénonçons, c’est le caractère disproportionné qu’est la suspension des messes publiques ».

Un caractère disproportionné qu’a également dénoncé ce dimanche le président du Sénat, Gérard Larcher. « On est là sur une liberté fondamentale et le gouvernement doit y être attentif », a-t-il affirmé lors de son passage dans l’émission « Le grand jury » de RTL en prononçant pour une reprise des messes publiques dans le respect des « conditions sanitaires ». Dans une tribune adressée à Jean Castex publiée quelques heures auparavant dans Le Figaro, une quarantaine de parlementaires ont aussi appelé à la reprise des messes publiques. « Il en va du respect de l’esprit de la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État, qui a pris soin de placer haut sur l’échelle des libertés la liberté de culte, qui exige une protection particulière et qui ne peut pas être confondue avec la liberté de réunion ou encore la simple liberté de manifestation », ont-ils assuré.

Ces initiatives n’ont pas particulièrement été du goût de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Cultes. À la veille du week-end, il assurait au micro de France info être prêt à envoyer des policiers « verbaliser des croyants » qui se rassemblent « devant des églises ». Il envoyait le jour même un message « aux croyants » rappelant la pratique du culte pendant le confinement. « J’appelle chacun à respecter la loi de la République », y assure-t-il. « Quiconque viendrait à l’enfreindre s’exposerait à des sanctions. » Dimanche en fin de journée, le ton du ministre était plutôt à l’apaisement : « je remercie les croyants, et notamment les catholiques, pour leurs efforts et leur compréhension. Je sais leur peine. » Il annonçait également une réunion cruciale avec les cultes ce lundi 16 novembre.

Si la suspension des messes publiques en raison de la situation sanitaire a bien été confirmée le 7 novembre par le Conseil d’État, le juge des référés a également enjoint le gouvernement de rencontrer régulièrement les représentants des cultes afin d’ajuster les mesures et restrictions à la situation sanitaire. Rendez-vous a donc été pris ce lundi 16 novembre par le Premier ministre Jean Castex qui à réuni par visioconférence les représentants des cultes dont Mgr Éric de Moulins-Beaufort, le président de la Conférence des évêques de France (CEF). Une réunion au cours de laquelle Jean Castex a expliqué que les conditions sanitaires ne permettaient pas aujourd’hui une reprise des célébrations publique. Des protocoles sont actuellement en préparation pour une « reprise maîtrisée à partir du 1er décembre » selon la CEF.

Agnès Pinard Legry


Source : Aleteia

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Granada
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Petit rappel utile pour les manifestations en ces temps de dictature sanitaire ...

L'article d'origine est ici https://croyancesetvilles.fr/Ceremonies-et-manifestations-cultuelles-sur-la…

mais il a été relayé par le Salon beige https://www.lesalonbeige.fr/ceremonies-et-manifestations-cultuelles-sur-la-…

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Il n’existe pas de réglementation spécifique aux manifestations religieuses dans l’espace public où rien ne s’oppose aux processions, prières de rue et autres commémorations religieuses, à la condition que leur déclaration préalable ait été faite et que l’ordre public ne soit pas troublé. Quant au maire, lorsque qu’il use de ses pouvoirs de police pour les autoriser, il doit tenir compte des libertés de religion, de réunion et de manifester.

L’article 27 de la loi du 9 décembre 1905 prévoit que :

« Les cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d’un culte, sont réglées en conformité de l’article L2212-2 du code général des collectivités territoriales. ».

Un article L2212-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) qui rappelle les différents pouvoirs de police dévolus au maire qui doit assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique.

Ainsi, conformément au régime général réglementant les manifestations sur la voie publique, les manifestations religieuses sont en principe soumises à déclaration préalable. En sont dispensées les manifestations extérieures du culte conforme aux traditions et aux usages locaux [1]. Pour qu’un refus soit opposé aux manifestations religieuses [2], il faut que :

- l’ordre public soit menacé [3] ;
- les limitations à la liberté de réunion et de manifestation soient proportionnées aux risques d’atteinte à l’ordre public.
- le refus soit justifié par l’impossibilité d’encadrer par des mesures préventives les risques de débordement ;

Il est évidemment possible pour le maire d’imposer un itinéraire ou un espace à ces manifestations religieuses pour des raisons de sécurité ou de bon déroulement de la circulation (Conseil d’État, 21 janvier 1966, Sieur Legastebois, recueil p. 806).

[…]

Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), novembre 2017, les musulmans prient dans la rue pendant huit mois, pour protester contre la fermeture de la salle de la rue d’Estienne d’Orves. Le 10 novembre, à l’appel de Rémi Muzeau, le maire de l’époque, une centaine d’élus manifeste en écharpe pour protester contre les prières de rue hebdomadaires. Le 15, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb décide d’interdire les prières de rue pour « trouble à l’ordre public » et le 16 novembre 2017, lors de la réunion de médiation en marie de Clichy avec les associations, le préfet des Hauts-de-Seine leur notifie l’interdiction des prières de rue. Aujourd’hui, même s’il existe encore des prières de rue, le phénomène est devenu très minoritaire grâce à la construction de nouvelles mosquées, aujourd’hui plus de 2500 en France.

Cependant, il faut préciser qu’il n’existe aucune législation spécifique à la prière de rue. La Déclaration des droits de l’homme de 1789 rappelle que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public ».

Au nom de la liberté de conscience, les croyants peuvent donc célébrer leur culte dans la rue sauf si le rassemblement occasionne l’obstruction non autorisée d’une voie de passage ou risque de provoquer des affrontements. Ce qui fut craint à Clichy.
En revanche toute manifestation à caractère religieux sur la voie publique doit généralement être soumises à déclaration préalable en mairie ou en préfecture. Il en va ainsi des cérémonies et processions religieuses chrétiennes qui se tiendraient dans la rue (pas sur les parvis des églises, car ils sont souvent du domaine de la paroisse, l’affectataire).
Pour ce qui concerne les mosquées et salles de prières qui manquent de place, peu le font. Mais pour autant, dans bien des cas cela ne rend pas le rassemblement illégal en lui-même.
Le trouble doit être « caractérisé » pour déclencher un usage de la force publique.
En revanche, le seul appel à la prière toléré en France dans l’espace public est celui des cloches qui est réglementé par l’article 27 de la loi de 1905.

[…]


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